Luberon 2007 #3: Cités imaginaires

Quand j’étais petit, j’avais le vertige en regardant les fourmis.

Je me disais que si j’étais une fourmi, j’aurais eu très peur de ces humains géants qui ne cessaient de leur marcher dessus.

Aujourd’hui, je me dis que si j’avais été un papillon, j’aurais volontiers élu domicile dans ces jolies fleurs sauvages, aux profils fantastiques.

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Très bon ouikende à toutes et à tous, même s’il sera un peu plUUvieux…

Be cool, be open.

UU

Montrer par l’exemple que la diversité est une chance pour la France

Attention : Ceci est de la pUUblicité citoyenne. Fô aussi dire que je fais partie de l’équipe organisatrice de l’événement.

Deux constats préliminaires :

– En France, les CSP [en particulier, les supérieures…] s’auto-reproduisent (*). Mais cela n’est pas insurmontable [à la marge].

– En France, il faut avoir les idées claires très tôt pour la réussite scolaire de ses enfants. Avant la seconde. Après, c’est souvent [trop] tard. Mais si on s’y prend à l’âge des années collège, tout peut encore changer. Pour cela, les parents ont un rôle essentiel même sans être CSP +++.

Alors, vous connaissez des djeun’s autour de vous ?

Ils croient qu’ils ne pourront pas faire des études sup’ parce qu’ils sont nés dans un quartier difficile ?

Vous les sentez un peu paumés par rapport au système somme toute assez élitiste de l’école française ?

Vous sentez que ça ferait pas de mal que leurs parents aussi aient deux ou trois conseils pratiques pour l’avenir scolaire et professionnel de leurs bout’d’choux ?

Ces djeun’s là, vous auriez envie qu’ils causent à des personnes qui ont la volonté de montrer que la diversité est une chance pour la France et qu’elle n’est pas incompatible avec la réussite dans les filières d’excellence ?

Alors, filez leur l’adresse de ce site Web et dites leur de s’y inscrire illico presto. C’est déjà ouvert et y aura probablement du monde…

Et qu’ils fassent vite donc. Ou bien qu’ils me contactent par émile si c’est déjà trop plein.

Bon allez zou et au 9 juin alors [à Sciences Po Paris – 14 heures pétantes].

Et je compte sur vous toutes et tous pour faire écho à cet événement.

For a better world. Avec plus d’équité qu’avant.

Be cool, be open.

UU

Les Entretiens de l'Excellence - 2ème édition - 2007

Pour les cUUrieux, le dossier de presse de l’événement pour téléchargement:

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(*)  Une citation de Pierre Bourdieu, tirée de son ouvrage « La Reproduction  » : « Le système scolaire contribue à convaincre chaque sujet social de rester à la place qui lui incombe par nature et de s’y tenir« 

[2]4H Chrono – L’épilogue de la saison 1

Mise en garde initiale : Ce qui suit est un pastiche de la saison 1 de 24H Chrono que nous sommes en train de dévorer avec douce Marie. On vient de voir les 12 premiers épisodes en… 3 jours. Les références à la série sont trop longues à expliquer là. Si vous ne comprenez pas du tout ce qui suit, c’est pas grave: y a qu’à emprunter cette saison 1 chez votre meilleur ami/voisin/collègue.
Pré-requis blogUUesques pour la [pleine] compréhension de cette note:
– La grossesse de douce Marie/Choupi a été difficile suite à une complication.
– La semaine dernière, on a eu enfin les dernières analyses [le suivi rendu nécessaire par le point précédent]: et non, Choupi n’aura aucune conséquence de ce qui précède. C’est confirmé depuis cette [bonne] nouvelle.
– Hier, c’est cela que nous avons célébré douce Marie et moi.

Ces événements se déroulent entre 20h30 et 0h30, le jour de la nuit des musées à Paris. C’est à dire hier soir.

Ils sont relatés en temps réel.

24h-chrono-2.1179641080.jpgJack Bauer est UU.

Teri Bauer est douce Marie.

Kim Bauer est Choupi.

20h30: Alors que nous étions chez eux, Stéf [copain de la vraie vie et mon témoin de mariage par la même occasion] et Anne [sa femme] nous proposent de garder Choupi. Pour avoir un peu de temps à deux, douce Marie et moi. Et pourquoi pas faire la nuit des musées.

20h31: Cette proposition impromptue nous bouleverse et je ne sais pas trop quoi répondre. « Pourquoi pas… Mais faut surtout demander à la patronne ».

20h33: Douce Marie revient et prend connaissance de la nouvelle situation. « Non non non, on va pas abuser quand même. C’est vraiment très gentil de nous le proposer mais bon… euh, t’en penses quoi UU… ? »

20h35: Devant notre indécision [et notre gêne surtout d’abuser en laissant Choupi], Stéf me propose: « Ben, on n’a qu’à sortir toi et moi, comme ça les filles restent garder les enfants. » Je rétorque: « Euh… Pour la nuit des musées, y a pas un musée des arts érotiques ?… héhé ». La propal fait un flop auprès de nos conjointes.

20h36: L’idée d’une sortie cUUlturelle me plaisait bien finalement. Je propose à douce Marie: « Oui, ben c’est vrai que ce serait sympa d’aller voir Spiderman 3 ». Douce Marie est déstabilisée: « Ah… ». Parce qu’elle aime bien Spiderman en fait.

20h39: On part finalement de chez Stéf, laissant Choupi dormir tranquillement, chez Stéf et Anne. Choupi était crevée de sa bonne journée de ballade et s’était déjà assoupie profondément depuis plusieurs minutes lorsqu’on a franchi le pas de la porte, mi-inquiets de la laisser derrrière nous, mi-enivrés de cette liberté imprévue que nous ont offert nos amis.

20h40: J’arrête la voiture. « Euh… c’est pas nul d’aller voir Spiderman, et de ne pas se causer de toute la soirée alors qu’on nous garde Choupi ? » Douce Marie acquiesce. « Et puis, les musées, on peut aussi les faire facilement avec Choupi ». C’est vrai… Changement de plan.

20h41: On se rappelle qu’on avait prévu ce soir là de fêter la [très] bonne nouvelle que nous venions de recevoir concernant Choupi. Le fait qu’elle n’ait aucune conséquence des complications observées durant la grossesse. On avait un peu mis ça de côté, étant passés voir Stéf et Anne de manière inopinée après avoir fait des courses au pied de chez eux. Finalement, on décide de faire « tout ce qu’on n’aurait pas pu faire avec Choupi ». C’est à dire sortir à Paris en amoureux. J’appelle de mon portable les renseignements.

20h42: Je fais demi tour boulevard Charonne. Direction République.

20h51: Nickel. On refait comme au bon vieux temps. Voiture garée sur un couloir de bus. Le pari du quitte ou double. Soit la fourrière [l’enjeu: une amende de 135 Euros, sans compter la fourrière proprement dite], soit le plaisir non dissimulé de s’être garé facilement dans un quartier un peu encombré. Comme au bon vieux temps donc: c-à-d l’option 2.

murano2.1179643005.jpg20h52: On arrive au Murano. Direction le bar.

20h54: « On peut s’installer dans le truc rose, là en face de la cheminée ? ». Faut dire que le confident avait de la gueule. Vaguement dans un genre Panton , laqué d’un magnifique rose et trônant face à la fameuse cheminée du Murano dans cette pièce immaculée de blanc. J’avais remarqué la bouteille de Veuve Clicquot qui s’érigeait comme un pistil, porté par le seau à champagne intégré dans le confident en son centre, entre les deux places assises.

[NdUU: à l’origine, le confident est un siège capitonné de la seconde moitié du XIXe siècle, offrant deux places côte à côte mais disposées en sens contraire, destiné à favoriser une conversation intime]

veuve-clicquot-loveseat.1179644690.jpg20h55: « Bien entendu. Il faut seulement consommer la bouteille de Champagne qui s’y trouve ».

20h56: « Bingo. On y va ». Douce Marie était tout sourire. Faut dire que c’était bien à la hauteur de cette terriblement bonne nouvelle reçue cette semaine. Choupi est passée à travers tout. Et ça, on devait le fêter dignement. No doubt about that.

21h21: Les canapés salés qu’on nous a servis étaient délicatement assaisonnés.

21h33: Le chocolat-pistache fondait dans la bouche.

21h41: Le macaron gaufre-cumin était exquis.

21h50: La fraise givrée de sucre – tout simplement – se dégustait harmonieusement avec la dernière flûte de champagne.

22h13: On quitte le Murano. On n’en revenait pas. La première fois que nous finissions une bouteille à deux… uniquement pour un apéro. D’habitude, ça dure au moins un repas…

22h14: On se serrait fort l’un contre l’autre. On réalisait enfin la bonne nouvelle concernant Choupi.

22h46: On arrive à notre italien préféré à Paris. Sale e pepe. Douce Marie était à nouveau tout sourire. Car elle adore ce lieu. L’ambiance. Et puis l’accent des siciliens qui tiennent la place. De Palermo, siouplé. Souvenir d’un mémorable séjour sur la côte ouest de la Sicile.

23h10: L’antipasti était exceptionnel. Des artichauts comme on les a goûtés à Rome il y a quelques semaines [j’avais prévu des notes sur mon blog de ce week-end à Rome, mais bon, le taf m’a vite rattrapé…]. Avec une longueur en bouche délicieusement sucrée.

23h35: La pizza maison arrive. C’est tous les jours une recette différente. C’est toujours extra-frais. C’est toujours succulent. Impossible de trouver ça ailleurs qu’en Italie et… chez Sale e pepe. Vraiment.

23h45: On finit le repas. On parle trois mots d’italien. On se serre la main. On promet de se revoir très vite.

00h01: Notre voiture ne s’est pas transformée en citrouille. Ni enlevée par la fourrière [toujours mon histoire de couloir de bus].

00h30: Choupi dort toujours. Stéf était encore debout. Je l’ai chaleureusement remercié. Parce que grâce à eux, on venait de fêter comme il se doit l’épilogue de la saison 1, qui a été passablement difficile à certains moments.

Be cool, be open.

UU

ps: Merci encore infiniment, Stéf et Anne… Si si, j’insiste.

Luberon 2007 #2: Les prairies du plateau de Saignon + jeu-concoUUrs

Le Luberon se vit différemment selon les saisons.

Le mois de Mai est celui des grandes prairies fleuries et verdoyantes.

C’est aussi la saison à laquelle on peut voir que Choupi est une fille. Vraiment.

Une vraie petite fille.Tout ce qu’il y a de plus « girly « .

Il n’y a qu’à voir la délicatesse avec laquelle elle cueille ces petites pâquerettes du plateau de Saignon

On se croirait déjà de retour dans « La petite maison dans la prairie « , vous ne trouvez pas ? ;o)

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Bande-son qui accompagne la photo:

1er extrait en mp3

2ème extrait en mp3

[NOTE : Suite à un problème technique inconnu, Choupi parle en… accéléré. Je vous invite donc à télécharger les fichiers audio sur votre disque dur local et les jouer avec votre lecteur MP3 préféré. Désolé, pas le temps de me pencher sur cet incident technique indépendant de ma volonté. ;o)]

Je vous propose à l’occasion de cette note [et pour vous occuper 2 ou 3 jours d’ici la prochaine note] le concoUUrs sUUivant:

– Ecouter le premier extrait audio…

– … et retranscrire le plus fidèlement possible [phonétiquement donc] ces quelques secondes

Question subsidiaire pour départager les finalistes:

– Mais que veulent bien dire ces charmants monologues enfantins ?

On a beau lui causer un peu tous les jours, douce Marie et moi. On ne comprend pas toujours tout… Merci de nous aider un peu… héhé ;o)

Bonne fin de ouik’ à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

Note 1: L’idée de ce jeu-concoUUrs est venu tout juste hier, n’arrivant pas à nous mettre d’accord, douce Marie et moi, sur la restranscription phonétique de ces nouveaux babillages de Choupi depuis notre séjour dans le Luberon… ;o)

Note 2: J’ai failli oublier… On gagne quoi à ce jeu ? Ben euh… le respect de toute la blogosphère et la reconnaissance [quasi éternelle] de la part des parents… C’est pas mal, non ? ;o) [vous ne croyiez quand même pas qu’on allait offrir un séjour tous frais payés à la bastide de Gordes , non ?]

Note 3 [la minUUte cUUlturelle]: Le machin blanc, là bas, tout au fond de la photo. C’est une borie. Architecture typique et incontournable dans le Luberon. Une explication brève et claire sur ce site . Ma photo ci-dessus, de manière quasi subliminale, plante ainsi son décor… C’est y pas du bon boulot de photographe, ça ? ;o)

Luberon 2007 #1: Gentil coqu’licot, Mesdames

J’ai descendu dans mon jardin (x2)
Pour y cueillir du romarin.
Gentil coqu’licot, Mesdames,
Gentil coqu’licot, nouveau ! (refrain)

Un standard de la chanson française pour commencer cette série sur le Luberon, où nous étions lors d’un week-end de 1er Mai improvisé à la dernière seconde.

Retour aux sources.

Retour à l’enchantement du monde.

Retour à la beauté simple de la nature.

Certaines et certains seront étonnés ici que je publie sur mon blog alors que je fais depuis plusieurs semaines (et encore pour des mois et des mois , amen) les 35 heures tous les … deux jours.

Et bien, voilà, je fais de la résistance.

Résistance à l’abrutissement et au renfermement de soi. Et toc.

Ce n’est pas parce que j’ai du boulot à n’en savoir que faire de mes nuits [fort courtes] qu’il faut arrêter de vivre [bordel].

Alors, j’ai décidé le temps de quelques jours de re-publier régulièrement ici [combien de temps tiendrai-je sur le blog avec la charge de mon taf ?] un nouveau cycle sur le Luberon.

Je renouvelle mes excuses du peu de commentaires que j’ai pu faire ces derniers mois.

Ce n’est pas à mon habitude et cela me culpabilise finalement toujours autant de vous lire, fidèles commentatrices/eurs…

Mais voilà, le blog [encore une fois] s’impose à moi et je ne peux cesser de publier.

Bref.

Aujourd’hui: les coquelicots de Mai.

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On les trouve en plaine, dans le Luberon, parfois solitaires, parfois en champs entiers.

Explosion de couleur.

Explosion d’émotion.

Douce Marie et moi étions si heureux de montrer le Luberon à notre petite Choupi.

Comme à chaque fois que nous sommes « trop plein » de bonheur [euphémisme], douce Marie et moi nous tenions très forts dans les bras l’un de l’autre.

Ce qui est nouveau par rapport à nos précédents séjours dans le Luberon, c’est que dans nos bras, il y avait aussi Choupi.

Et ça faisait du bien, beaucoup de bien.

La chansonnette « Gentil Coquelicot » ne dit pas autre chose dans ses derniers vers:

Pour y cueillir du romarin (x2)
J’ n’en avais pas cueilli trois brins
Qu’un rossignol vint sur ma main
Il me dit trois mots en latin
Que les homm’s ne valent rien
Et les garçons encor bien moins !
Des dames, il ne me dit rien
Mais des d’moisell’ beaucoup de bien.

Be cool, be open.

UU

On croit rêver: Le relativisme historique ou pourquoi je ne vote toujours pas Sarko

Le tour de passe-passe historique de Môssieur Sarkozy: Mai-68 est à c**er

Pas besoin de chercher bien loin dans les archives du Monde ce que j’ai pu entendre à la radio en revenant du Luberon.

Je cite Môssieur Sarkozy dans un moment historique de discours politique [POPB, à Paris le 29 avril 2007] :

« M. Sarkozy a notamment déclaré qu’il « s’agit de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes ». Il a jugé que cet héritage avait « liquidé l’école de Jules Ferry », introduit « le cynisme dans la société » et « le culte de l’argent roi » et « préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique des parachutes en or, des retraites chapeaux et des patrons voyous ». »

Source: plusieurs articles du Monde, entre autres celui-ci .

Je ne vais pas répéter les autres chroniques que vous avez peut-être déjà lu, entendu.

Par exemple, celle de Dominique Dhombres , chroniqueur télé du Monde, expose brillamment ce terrible anachronisme idéologique.
Môssieur Sarkozy, qui croit ainsi détenir les clés de l’histoire, celle avec un grand H – pardon du peu – estime que « Mai-68 a imposé le relativisme intellectuel et moral [et] abaissé le niveau moral et politique »

On croit rêver.

J’ai cru rêver.

Je suis choqué.

Hébété, les bras ballants en entendant ces propos.

Je croyais pourtant [suis-je le seul, avec Marc Kravetz – ce matin sur France Q – à le rappeler ?] que Mai-68 était un moment fondateur de l’histoire politique contemporaine de la France.

Cette ré-interprétation de l’Histoire est une pente glissante bien plus dangereuse que tous les autres dérapages de Môssieur Sarkozy.

Car la remise en cause de l’histoire n’a pas de limite.

Et est le début de la manipulation de l’opinion.

Il n’y en a qu’une seule qui peut égaler cette dérive en termes de gravité: la [non-]séparation du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire.

Mais c’est un autre sujet, pour lequel il me manque le temps d’un développement définitivement convaincant.

Droit de [g]rêve ?

Finalement, on pourrait simplifier le débat à des fins pédagogiques: un chercheur en sciences politiques annonçait ce matin sur France Info que dans les discours de Nicolas Sarkozy ressortait 2 tics de langage [i.e. les mots ayant les occurences maximales dans ses discours].

– D’un, il emploie plus que fréquemment la négation « ne … pas ». Allusion [inconsciente?] au slogan soixante-huitard « Il est interdit d’interdire « . Môssieur Sarkozy enfonce ainsi le marteau dans le clou de ce mal-aimé Mai-68.

– De deux, il emploie ostensiblement tous les dérivés du verbe « rêver ». Sic.

Pour ma part, je prends parti.

Ostensiblement.

Et ouvertement.

Pour les deux tics de langage qui transparaissent dans les discours de Môdame Royal.

– Le « nous » d’une part, symbole de fraternité et d’une société française apaisée.

– Les dérivés du mot « vie » d’autre part, symboles de ce qui me tient à coeur et qui me fait me lever le matin.

Je prends donc parti.

Non pas pour travailler plus [je le pourrai difficilement au rythme où j’en suis depuis 2 mois, héhé ;o)] mais pour aller au bureau le sourire aux lèvres parce que je suis fier d’être français et de voter pour les valeurs défendues par Môdame Royal.

Tout le monde l’a dit, écrit: Le « grand » débat de ce soir ne changera pas grand chose.

Par contre, repenchez vous sur ce qu’a dit Môssieur Sarkozy.

Penchez vous sur ce qu’a écrit Môssieur Sarkozy.

Tant mieux si vous vous y reconnaissez.

Pour ma part, j’ai le secret espoir que, peut-être, vous changerez de bulletin de vote dimanche.

Pour que gagne Môdame Royal.

Be cool, be open.
And don’t forget: Sunday is voting day. No matter what.

UU

Note 1: [rien à voir – mais seulement en apparence]: La droite n’a pas le monopole de la valeur Travail. Pour paraphraser les précédents débats présidentiels. Et toc, qu’on se le dise.

Note 2 : Très intéressant point de vue d’un chiraquien. Quelqu’un de brillant [par ailleurs, ancien conseiller à Matignon et à Bercy] que je connais aussi dans la vraie vie. Retranscription intégrale de sa tribune, parue dans Le Monde daté du 28 avril 2007.

 

 

« Chiraquien mais pas sarkozyste ! »

 

Jacques Chirac était un président pour l’égalité. En cela le candidat de l’UMP n’est pas son successeur
« J’étais chiraquien tendance « France d’en bas » et j’ai travaillé dans plusieurs gouvernements entre 2002 et 2006. J’étais fier d’appartenir à une équipe menée par Jacques Chirac, président humaniste dont les mandats ont été marqués par plusieurs décisions majeures : la reconnaissance de la culpabilité de la France dans les crimes de Vichy, l’opposition à la guerre en Irak, un regard non occidentalo-centré sur les affaires du monde, l’engagement contre les discriminations, la réforme des retraites.
Au-delà des contingences politiques, les actes de Jacques Chirac ont été guidés par une idée forte : l’égalité entre les hommes dont son grand oeuvre, le Musée du quai Branly, est l’emblème. « Il n’existe pas plus de hiérarchie entre les arts qu’il n’existe de hiérarchie entre les peuples » (20 juin 2006, discours d’inauguration du Quai Branly). Aucune culture, aucun homme n’est supérieur aux autres. Qu’il soit français ou immigré, catholique, juif ou musulman.
Nicolas Sarkozy a choisi une autre voie. Je ne la partage pas. Il a le mérite de proposer un choix clair, un programme cohérent, résolument « de droite » fondé sur une idée : celle de l’inégalité parmi les hommes. Ce conflit entre égalité et inégalité est, je crois, structurant. Les uns croient en l’inégalité, en l’inné plus qu’en l’acquis, en l’ordre établi, en la discrimination positive, en l’immanence d’une nation qui est une tradition à laquelle il faut se soumettre, ils portent haut et fort les valeurs de l’Occident et refusent les droits de succession « égalitaristes ». Les autres se retrouvent autour de l’idée d’égalité des hommes et des cultures, croient en la capacité de réinvention continue de la nation que l’immigration enrichit plutôt qu’elle ne menace et admettent que le contexte familial, social et culturel a une part majeure dans l’évolution des individus.
Le conflit entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy était donc bien plus qu’un conflit de filiation, une opposition entre César et Brutus. C’était le conflit entre deux idées de l’homme. Et aussi, plus accessoirement, entre deux analyses de la société. Là où Jacques Chirac voulait d’abord assurer la cohésion, la cohérence, le rassemblement, Nicolas Sarkozy crée du conflit, oppose les uns aux autres (ceux qui se lèvent tôt à ceux qui se lèvent tard, les Français aux immigrés, les fonctionnaires aux salariés du privé…), croit toujours que l’on n’en fait pas assez.
Il est vrai qu’il ne semble jamais rassasié d’actions… et de provocations. Se poser en victime du « front des haines » après la campagne qu’il vient de faire, c’est quand même culotté !
Côté socialiste, que s’est-il passé ? Le même conflit – atténué – entre égalité et inégalité que les héritiers de la « deuxième gauche » ont voulu justifier avec l’idée empruntée à John Rawls (1921-2002) selon laquelle l’inégalité est justifiée dès lors qu’elle profite à tous. C’était un peu le débat entre Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn que Ségolène Royal a posé différemment en emportant tout sur son passage.
Et c’est à elle aujourd’hui que revient la responsabilité de moderniser le logiciel socialiste et de choisir entre égalité et inégalité. Son engagement politique issu du féminisme, sa vision d’une « République métissée », sa capacité à interroger le consensus libre-échangiste laissent penser qu’elle orientera le Parti socialiste vers le choix de l’égalité.
Dès lors, la question se pose : peut-on, quand on a apprécié la politique de Jacques Chirac et partagé cette idée d’égalité, peut-on voter pour celui qui porte l’idée opposée ? La réponse me semble claire. C’est non.
Ségolène Royal peut-elle être à sa manière porteuse de cette idée de l’homme qui est à mes yeux plus importante que tout ? La réponse n’est pas certaine, mais j’en fais le pari. Je voterai Ségolène Royal. »
Hakim El Karoui

Pensée du vendredi #23: « Aller tirer un coup » ou de l’intérêt de partager une vision du monde et par la même pourquoi je ne vote pas Sarko

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Prologue: Une courte fable contemporaine, intitulée « Aller tirer un coup »

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Le long du chemin en métro, Héloïse ne se disait rien.

Elle allait retrouver son compagnon et sa jeune fille.

Presque comme tous les jours.

Et oublier ces tracas qui l’emmerdaient quotidiennement au bureau.

Elle était assistante de direction dans une boîte de pub.

Parfois, elle trouvait que cela tenait plutôt d’une boîte à putes.

Un vrai bordel, dans tous les sens.

Ca la faisait sourire.

Voire même marrer.

Et finalement son job, c’était comme n’importe quelle autre assistante.

En pire.

Que se serait-il passé si son chefeton avait été moche et pauvre plutôt que…

Mais bon.

Choisit-on les patrons pour qui on travaille ?…

(…)

Ce soir là, Marc allait sortir avec ses « potes ».

Des vieux lascars qu’elle connaissait par cœur.

Ce soir là, elle décida que c’était le bon jour pour le lui dire.

Fallait bien qu’il le sache.

De toute façon, il le savait déjà qu’elle ne lui était pas fidèle.

Une fois, elle s’était faite surprendre.

Bah, rien de grave.

Pas de quoi alerter la police des mœurs non plus.

Et puis, l’amour, ça ne dure pas.

Par la force des choses.

Par la nature des choses.

Ca se saurait hein, si les animaux étaient tous fidèles…

(…)

« Salut Marc.

Salut Héloïse… Ca va ?

Ca va… T’as pensé à réserver pour les vacances ?

Oui, c’est tout bon. Il restait encore pas mal de places.

Tu pars à quelle heure ce soir ?

Je crois qu’ils viennent me chercher dans dix minutes.

OK… Marc ?

Oui, quoi ?

(…)

Qu’est-ce que tu as dit ? Je n’ai pas entendu à cause du bruit dans la rue.

(…) Euh rien… Enfin si.

Ben quoi ?

(…) Hmm. Tu sais, pour ce soir… Si tu as envie bien sûr… Enfin bref, si tu trouves une fille super mignonne et que tu as envie de … Enfin, tu as compris. Ben, vas y hein. Tu sais, je comprendrai et je trouve même ça normal. Depuis le temps qu’on est ensemble…

(…) Quoi ?! Mais qu’est-ce que tu racontes ?! Bon, je t’embrasse. Ils sont arrivés… »

(…)

Et plusieurs années durant, ils vécurent tout de même [plus ou moins] heureux et n’eurent qu’un seul enfant.

 

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Le mythe de l’amour libre

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Je vois d’ici [euh, là c’est UU qui reprend la parole, hein] les yeux goguenards que vous pouvez afficher à la lecture de cette fable fictive.

Mais est-ce vraiment une fiction ?

En fait, non. Rien de fictif. Ou si peu.

Une version vaguement mise en scène d’une toute récente discussion de bureau [comment dit-on « brève de comptoir » lorsqu’on n’a que tables en formica ?].

Discussion véridique et à bâtons rompus sur l’amour libre, le couple libre, etc.

L’histoire réelle donc d’une connaissance commune à mon collègue et à moi.

Ah… ce mythe si vivace de l’amour libre.

Quintessence sublimée de la Liberté, celle avec un grand L. La Liberté du Sexe…

Mais vouloir ainsi vivre « libre », n’est-ce pas paradoxalement une forme d’aliénation ? Est-ce un choix ou bien une fatalité ? Existe-t-il une alternative ?

C’est à ces questions que je me suis proposé de répondre. Et que m’est venue l’idée de cette note.

Et par la même, de répondre à une commande. Et oui, une commande de note de blog. Celle de Mumu, une copine de la vraie vie, qui tenait à ce que je poursuive la série entamée dans ma note sur « le rire, ambroisie des couples heureux ».

Aujourd’hui donc, l’épisode 2 des couples heureux: Ou pourquoi il est nécessaire d’avoir la même vision du monde et de partager les mêmes valeurs au sein du couple.

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Un couple, c’est d’abord partager une vision du monde

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Quelle est ainsi la morale de la fable en prologue ? Que la nature est plus forte que tout. Et que les actions de l’homme [et/ou de la femme] n’ont qu’une portée limitée, ne serait-ce que dans le temps.

Avec le temps, c’est la loi de la nature qui reprend le dessus. Ainsi en va-t-il du sentiment amoureux.

Le coïtus impromptus est ainsi plus fort que tout. Comme un appel vibrant à un retour à la nature. Comme une pulsion certainement vitale adossée à la fonction génétiquement non modifiable de copuler et repeupler notre planète [NdUU : alors que nous ne sommes pas dans une période de crise post-nucléaire, vous l’avez tous remarqué, hein ?…]

Ne vous méprenez pas. Cette vision du monde se respecte. Et je ne la juge pas. Grâce leur soit rendue si c’est le chemin du bonheur pour ce couple. J’en doute toutefois. Mais c’est un choix. Le plus important, c’est que ce choix là doit être partagé au sein du couple. Et ainsi justifier d’une vision commune au sein de ce couple.

Ainsi donc pour certains, libéralisme, libertinage et liberté ne font qu’un. C’est la prévalence de la loi de la nature. La loi du plus fort. Celle de la sélection naturelle.

Dans le monde des affaires, on laisse ainsi le marché décider des orientations futures de l’économie.

Dans la vie de couple, on trouve normal de se laisser aller à ses pulsions naturelles [Qui n’a pas voulu faire une virée entre potes/copines à l’occasion d’un long week-end en Mai ?…]

A titre personnel, on envisage tout aussi naturellement de faire comme bon nous semble, selon nos envies, selon notre individualité sublimée.

Garder sa liberté devient un principe de vie.

La question est alors de savoir s’il existe une limite à cette liberté individuelle, dans le cadre du couple.

Ma thèse est ainsi que nous devons avoir une vision commune du couple. Pour maximiser la durée du couple [je ne rentrerai pas dans le débat que le bonheur peut se faire par la voix du célibat. Why not, hein… Mais ce n’est pas le sujet de cette note-ci].

Nous avons des valeurs [morales, intellectuelles ou culturelles] qui nous sont personnelles. En les confrontant à celui du conjoint, on construit véritablement un projet de vie, un projet de couple.

Attention, cela n’a rien à voir avec le fait d’avoir les mêmes goûts vestimentaires, culinaires, artistiques, etc. On peut vouloir partir en vacances dans des lieux strictement aux antipodes et construire un projet de couple… Au contraire, ces différences forment l’enrichissement mutuel des deux conjoints.

Contruire un projet de couple, c’est d’une certaine façon savoir ce qu’on veut faire ensemble tout au long du chemin. Peu importe alors le comment qui en découlera naturellement…

C’est ce qu’on appelle donner un sens à une vie commune.

Et ce qui forge par là même la solidité du couple à long terme.

Car il devient ainsi caduque de vouloir « aller tirer un coup » ailleurs : ceci n’a alors plus véritablement d’intérêt mis à part l’attrait pulsionnel, passionnel voire hormonal d’une soirée, lequel est éphémère comme la rosée du matin.

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Ne pas voter Sarkozy, c’est trancher dans le débat sociétal entre Nature et Culture

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Revenons brièvement sur le fond de cette réflexion.

Un lecteur exigeant et attentif aura remarqué que le débat entre nature et culture était sous-jacent. L’éclairage philosophique peut désormais nous aider à avancer plus loin dans ce débat.

Nature et Culture.

Inné et Acquis.

Laisser un couple se défaire ou bien vouloir le bonheur activement.

Soit on laisse faire, soit on se bat pour que les choses changent.

Libéral/libertaire/libertin ou moral/fidèle/activiste.

Deux visions du couple, deux visions du monde.

Ma référence ci-dessus à la rosée du matin est un clin d’oeil à la Nature.

Celle-ci est injuste et foncièrement dure par « nature ».

On vient de le vivre tout récemment avec douce Marie [voir une précédente note ].

C’est la sélection par la loi du plus fort.

C’est cette vision de la société contre laquelle je m’insurge, à mon humble niveau.

Laisser faire la Nature, c’est voter Sarkozy.

Je ne voterai pas Sarkozy et je crois qu’il faut le répéter inlassablement.

Je ne veux pas de cette France là.

Ce n’est pas ma vision du monde.

Ce n’est pas ma vision de la société française.

Je l’aime avec sa diversité, avec sa générosité.

Je l’aime quand on se lève un matin pour se dire que non, décidément, on ne laissera pas faire.

Alors dimanche, allez voter.

Et surtout boutez Sarkozy loin de moi.

Be cool, be open.

UU

Conseil des Ministres printanier du BloGouvernement – Les tripes de la République

Droit à l’image

Pour tous droits à l’image ou si vous souhaitez tout simplement faire enlever votre trombine de là, dites le moi et je m’exécuterai.

Les noms ne sont pas cités en légende des photos pour cette raison là.

Rappel important pour ceux qui vont publier leurs photos sur leur propre blog: Ne pas mettre en ligne de photos de face de Choupinette, notre fille.

Bon sinon, c’était bien ?

Ben oui.

Même si j’ai vaguement déblogué, je vais faire une autre entorse en faisant un rapide compte-rendu de notre Conseil des Ministres printanier du BloGouvernement.

Pour les nouveaux venus et les nouveaux ministres nommés au sein du BloGouvernement, ce rapide rappel [les liens font référence aux notes publiées sur mon blog seulement. Pas eu le temps de refaire le rappel des nombreuses notes publiées dans la blogosphère ces occasions. Chez Jlhuss, y a tout sur tout. ;o)]

1er Conseil des Ministres du BloGouvernement : Montcuq en août 2005 – Lire ici et

Le 2ème : Guyancourt en mai 2006 – Lire ici et

SénatLe 3ème : Bazoches en août 2006 – Lire ici et

Le 4ème : Ben, celui de samedi, au Sénat [photo à droite].

Nous voici donc, un samedi après midi au troisième sous-sol du Sénat, véritablement dans le ventre, que dis-je, les tripes de la République. Salle Gaston Monnerville que je salue bien bas.

Ma bôUUate à images

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Lien vers la photo pêle-mêle en haute définition [2,4 Mo – 1600×2801]

Dommage que la plupart était partis lorsqu’on a pensé à faire la photo du BlogGouvernement sur les marches du Palais du Luxembourg…

Pour celles et ceux qui veulent récupérer en haute définition leur photo(s) : Lien vers le lieu de stockage temporaire de toutes les photos utilisées dans le pêle-mêle.

Et ça a vraiment causé de trucs intéressants ?

Ben oui. Malheureusement oui [malheureusement, parce que ça me frustre encore plus d’avoir déblogué].

Comme dit Jlhuss , tout ce que nous faisons est politique.

Quitterie Delmas veut changer son monde par un idéal centriste.

Dire que je croyais que seule la gauche était capable de faire rêver.

Dominique s’est tellement prise au jeu des blogs [politiques ou non] qu’elle en ouvre presque un par mois. ;o)

Pierre-Jules Gaye a souligné avec force et émotion l’impact que peut avoir les blogs sur le monde, au delà de son propre entourage.

La clé du succès [non pas en termes de trafic mais en termes de contribution à la chose publique] d’un blog est d’y mettre sa propre humanité dans son écrit.

Avoir quelque chose à dire, un témoignage proprement humain.

Et non simplement un copier-coller des kits de communication envoyés par les partis politiques à leurs militants.

On ré-enchantera peut-être ainsi cette foutue grisaille politique.

Christophe Grébert de [MonPuteaux.com] a été impressionnant. De par son témoignage et de par son impact citoyen sur le déroulement des conseils municipaux de Puteaux. Ses podcasts de ces conseils ont amené son maire à … faire son travail de maire tout simplement : justifier et argumenter les décisions prises pour la ville. Et non plus s’imposer arbitrairement, sans débat, sans concertation, sans explication.

Cela dit, j’ai vaguement soulevé quelques agacements dans la salle [volontairement, héhé ;o) non, on ne se refait pas] en faisant le parallèle des blogs citoyens et politiques avec la démocratie participative.

Fraise a proposé une synthèse [non adoptée au congrès Mans malheureusement ;o)] qui a fait mouche dans la salle.

Le blog est une participation active à la démocratie et n’a rien à voir avec l’actualité présidentielle du PS.

Nous sommes tous tombés d’accord sur ça.

Bloguez donc citoyens.

Et surtout, continuez à faire de la politique, tous les jours.

Qu’elle [la politique] soit par le biais de votre blog, de votre action citoyenne dans la vraie vie ou dans une discussion de café du commerce dans votre quartier.

Ne restez pas indifférent et notre République ne s’en portera que mieux.

Bref, je n’ai pas cité Jean-Paul Chapon , Hrundi , Olivier SC [article sur le BloGouvernement], Arnaud Sanchez , Luc Mandret , Yo-Cox , Framboise Acide [article sur le BloGouvernement], Eric Hochet , ni Fabien Neveu de Démocratie Active . Mais le débat, grâce à leurs interventions également fort à propos, fut fort riche au final.

Pour faire court: l’outil politique de demain sera-t-il le wiki ? De la responsabilité politique du blogueur sur son contenu ? Pour qui écrit-on dans un blog ? Blog et démocratie appliquée ?

Sans oublier Lana et le rappel du retour en force de la chose bien écrite !

On a fini sur un pied de nez de Pierre-Jules Gaye qui me va à ravir. Et qui explique en partie aussi ma déblogalisation.

Finalement, la politique, on s’en remet.

Y a finalement d’autres choses plus importantes dans la vie.

Et heureusement.

Alors, ne nous prenons pas au sérieux.

Et faisons comme Jlhuss à qui j’emprunte sa maxime de vie:

« En cas de morsure de vipère, sucez-vous le genou, ça fait marrer les écureuils« . P. Desproges.

La bizz à toutes et à tous.

A bientôt, peut-être chez Jlhuss s’il m’accepte dans son blog du 3ème âge pour bloggeurs retraités de la blogosphère. ;o)

Be cool, be open.

UU

ps: Le Monde.fr s’est fait l’écho de cet événement de blogs. « Quand engagement politique et blog vont de pair. » Reste un oubli majeur dans cet article. UU a été promUU Ministre d’Etat à la botte du BloGouvernement. Ministre d’Etat !? Héhé, c’est ma môman qui va être fiérote de son petit rejeton. ;o)

Printemps amer

L’amertume est une des quatre composantes fondamentales du goût.

On dit même que l’amertume [mais aussi l’acidité] est bénéfique pour les vins.

Parce qu’elle constitue la charpente qui leur permet de traverser les âges.

Et de « bien » veillir.

La vie a aussi son amertume.

Savoir vivre avec elle, c’est savoir « bien » vieillir.

Sûrement.

Au bord du chemin,

Le vent amer souffle fort.

Les oiseaux restent là.

Il est choquant de voir comme les vies basculent ainsi du jour au lendemain.

Se lever et ne plus savoir de quoi l’avenir sera fait.

Douce Marie, Choupi et moi allons bien.

Vraiment bien.

C’est juste que… enfin non rien.

Be cool, be open.

UU

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Légende photo: Poussins de l’exploitation agricole, dans le Gers. Les mains pleines de bonté de douce Marie et sa soeur.

Pensée du vendredi #22: Un enfant aujourd’hui, hier et demain – ou du bon usage de l’autorité paternelle

Je ne sais pas ce qui m’a pris…

Mais voilà, alors que je suis débordé de boulot [deux nocturnes cette semaine…], j’ai répondu par un long commentaire à une note sur le blog de Marcel Gauchet [vous savez, le fameux auteur du « Désenchantement du monde » ?… A ne pas confondre avec Mylène Farmer , hein…]

.

Bon bref, c’est fait. Et je me suis dit après coup, que ce serait un parfait sujet de Pensée du vendredi, ne trouvez vous pas ?

[NdUU: à ce stade, vous pouvez mettre Mylène sur « pause » pour lire la suite – ou non d’ailleurs… ;o)]

Je vous laisse juge:

« Le mot d’introduction me fait penser à un vieux débat [NdUU de la note sur le blog de Marcel Gauchet], entre les parts respectives de l’inné et de l’acquis pour un enfant.

Bien entendu que l’enfant n’est pas le même car la société n’est plus la même, et ainsi la part de l’acquis évolue en conséquence. Justement, l’enfant est désiré. Et il le sait. Très tôt en plus…

Cela dit, l’enfant reste toujours qq chose d’universel. Un processus biologique qui suit (pour l’instant) une voie immuable, mélange génétique du père et de la mère. Et dans une société donnée, dans un environnement culturel donné (un pays pour schématiser), son accueil est normalisé: il est soit célébré, vénéré (le fils en Chine…) soit « bienvenu » tout simplement (un parmi tant d’autres, au milieu d’une mortalité infantile galopante par exemple).

Et cette universalité, j’aurais tendance à vouloir croire qu’elle traverse les générations. Mais pas forcément les siècles (voir ma remarque sur l’acquis).

Quant à la remarque sur l’autorité, j’ai un doute. On (les pères…) peut tout autant « mieux aimer » ses enfants, participer à la vie familiale, faire la cuisine et tout autant garder des principes d’autorité (je ne parle pas d’autoritarisme, hein).

Si je peux me permettre, cela me fait penser à la perception erronée qu’ont les DRH d’aujourd’hui sur ces jeunes qui pensent AUTANT à leur RTT qu’à leur réussite professionnelle. Et oui, cela est possible. De la même façon, on peut être un « nouveau père » et faire preuve d’autorité. C’est en tout cas ma conviction. Sans pour autant nier qu’il peut exister de façon plus répandue qu’auparavant une perte d’autorité du père.

Je ne crois pas non plus à la nécessité du conflit pour construire une personnalité, et a fortiori pour rendre de futurs jeunes adultes heureux…

N’est-ce pas parmi les enfants de divorcés qu’on retrouve la reproduction du modèle parental, et donc du divorce de manière plus fréquente ?

Pour vous paraphraser, « plus je t’aime, plus je te donne confiance en toi, en la vie et ta capacité à devenir un être autonome en t’accompagnant. Et donc plus tu auras des chances d’être heureux ».

Pour finir sur une boutade: quel serait le rôle protocolaire de la première dame de France si cela devait être François Hollande. Questions maintes fois soulevées dans les médias mais la société s’y adaptera [la société est auto-adaptative, de manière endogène].

De nouveaux rôles sociaux sont ainsi à inventer. La perte de l’autorité du père n’est pas une fatalité négative non plus. Même si cela peut expliquer certains symptômes ou maux constatés dans la société française (celle des banlieues, peut-être ?).

Non ? »

Voilà.

Et bon ouik’ à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

BonUUs enfantin: Choupi, dans le Gers samedi dernier – à l’anniversaire des 80 ans de son arrière grand-mère. Elle dort dans la poussette dans laquelle a grandi douce Marie, il y a maintenant quelques années…

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