Pensée du vendredi #24: Quels mots bleus

Bashung – Les mots bleus

Je me suis posé une grave question hier.

En choisissant les photos de la prochaine chronique polynésienne.

Je suis tombé sur celle-ci.

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Et me suis demandé: Quel bleu préfères-je ?

Bleu du ciel…

Ou bien bleu de l’océan ?

Hein, que c’est une question es-sens-tielle !…

Voire vie-tale.

Mais vous ? Lequel préférez-vous ?

Pendant que vous cogitez, je m’en vais chanter un brin, avec Sweet Mary.

[…] Je lui dirai les mots bleus

Ceux qui rendent les gens heureux

Une histoire d’amour sans parole

N’a plus besoin du protocole

Et tous les longs discours futiles

Terniraient quelque peu le style

De nos retrouvailles

De nos retrouvailles

la la lala […]

Bon ouikende à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

ps: Pour celles et ceux qui se demandent bien (sic) quel pouvait être la précédente pensée du vendredi. Et ben, c’est . Plus explicitement, elle s’intitulait: « Pensée du vendredi #23 : « Aller tirer un coup » ou de l’intérêt de partager une vision du monde et par la même pourquoi je ne vote pas Sarko »

Le mai, le si joli mois de mai

Le cerisier est un arbre merveilleux.

Chaque printemps, il est un poème à contempler.

La caresse du vent provoque une douce pluie de ses pétales.

Elles sont si délicates lorsqu’elles prennent leur envol.

A ses pieds se dresse alors un joli tapis tressé de vert tendre et de rose pâle.

Le mai, le si joli mois de mai.

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Viendra ensuite le temps de le savourer…

Be cool, be open.

UU

Légende photo: Tapis de fleurs de cerisiers, en ballade avec Choupi au parc départemental du Sausset, à Aulnay-sous-Bois (Seine Saint-Denis)

Chronique polynésienne du 27 juillet 2007 – Hiva Oa

La note pourrait s’appeller « UU ze retoUUr ».

Mais non…

Je ne suis pas [encore] sûr de ce que l’avenir – professionnel – me réserve.

Ainsi va la vie.

Ainsi va le temps.

Ainsi passe un mois entier depuis ma dernière note .

Seul un commentaire sur un blog ami a pu s’échapper de mes doigts.

C’était pour fêter la venue d’un grand petit homme. Bourriquet , qu’il s’appelle.

Pour l’heure, je suis un peUU reviendUU.

Chais pas encore trop pourquoi je suis reviendu.

P’têt passke vous me manquiez. Si si.

Ou bien passke que le blog, c’est bel et bien une continuation de mon sur-moi, sous-moi, intra-moi.

Le moi qui devrait être Je à ma place.

Enfin, je me comprends.

Aujourd’hui, pour cette note particulière, puisque que c’est la chronique polynésienne qui va de pair avec la rencontre avec le grand Jacques, je vais lui laisser la parole tout simplement. Des paroles que l’on peut lire dans le hangar qui lui sert de musée à Hiva Oa.

Vous vous rappellez, hein : Si on est partis aux Marquises avec Sweet Mary, c’est bien à cause et grâce à lui [Annie-Claude , c’est pour après les Marquises – c’est à cause d’elle qu’on a vu plein de vahinés se trémousser tout le temps… héhé ;o)]

Bon, zou, place au grand Jacques.

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« Oui, c’est le vieux Brel.

Du fond du Pacifique.

Je vis sur une île perdue.

Belle à crever

mais rude et austère »

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« Ils parlent de la mort

Comme tu parles d’un fruit« 

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« Nous sommes provisoires. Nous sommes éphémères. Rien ne nous est dû. Cette putain de vie, il faut la vivre. Il faut essayer que ce soit tendre, et là, c’est difficile parce que nous ne sommes pas armés. »

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« Ce qui m’indigne le plus ? La bêtise. C’est la mauvaise fée du monde. C’est la sorcière du monde. La bêtise, c’est un type qui vit et il se dit: ‘Je vis, je vais bien, ça me suffit.’ Il ne se botte pas le cul tous les matins en se disant: ‘Ce n’est pas assez, tu ne sais pas assez de choses, tu ne vois pas assez de choses, tu ne fais pas assez de choses.’ C’est de la paresse, je crois, la bêtise. Une espère de graisse autour du coeur et du cerveau. »

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 » Il y a deux manières de réagir devant ce que tout ce qu’on ne sait pas: c’est décréter que c’est idiot ou aller voir. Et je préfère aller voir. J’avoue avoir un grand faible pour les hommes qui vont voir. »

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Au bout d’une petite heure à tourner au sein de ce hangar, à la recherche d’un petit coin tranquille pour se retirer, Sweet Mary et moi, on s’est serrés très forts dans nos bras respectifs.

On l’avait fait. « We made it !« , comme dirait l’autre.

Et on était heureux sans trop bien savoir pourquoi.

Be cool, be open.

UU

Légendes photos: Tableau au centre Jacques Brel d’Atuona – Vue sur du canal du Bordelais et de l’île de Tahuata – Cimetière d’Atuona – Tombe de Gauguin à Atuona – Reconstitution de la « Maison du Jouir » [maison où séjourna Paul Gauguin – L’inscription dit « Soyez amoureuses, et vous serez heureuses. » Notez l’emploi du pluriel…] – La tombe fleurie de Jacques Brel à Atuona]

Faut quand même pas me prendre pour un Cou**lon

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Enfin bon, j’écris ce titre sous forme de boutade mais en fait, on a été reçus en grande pompe à Coulon . Regardez là, à gauche.

coulon_courrier-de-louest.1188232165.jpgEt puis, même qu’on a fait dès le lendemain de notre conseil des Ministres du Blog-Gouvernement, la page 3 du grand quotidien local. Regardzez là, à droite.

Notez que je fais les frais d’un favoritisme certain.

Diantre, qu’ai je donc fait pour être leur blog… préféré ?! ;o)

Ces photos de pieds (les MAC ) sur mon blog ont donc remporté un succès populaire et médiatique inespéré [ce titre de Ministre à la Botte du Gouvernement serait-il photogénique ?] !

Bon, ce qui est chouette, c’est qu’à chaque édition estivale de ce Conseil des Ministres blogosphériques, on refait le monde.

Fraise a fait ça très bien.

Il a invité plein de gens bien sous tous rapports, fort intéressants même.

Vous pouvez consulter la liste des blogs présents chez lui.

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Ca a papoté.

Tranquilement chahuté.

Sur les nouvelles régulations économiques, une nouvelle politique de redistribution, un nouveau contrat social.

Avec Pierre Larrouturou notamment et les débats qui s’en suivirent avec plusieurs blogueurs.

Refaire le monde en continu donc.

Le matin, l’après midi ou encore le soir.

Ouaip, rien que ça.

Et ça, croyez moi, ça fait du bien par les temps qui courent.

La journée fut autrement délicieuse, outre le fait qu’elle soit enrichissante par les débats sus-mentionnés.

Tenez : par exemple, cette ballade poétique au coeur de la Venise Verte.

Durant laquelle nous étaient contés les légendes du Marais Poitevin.
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Et ensuite finir cette journée de samedi autour d’un pot de l’amitié à la mairie, entouré d’une sympathique équipe municipale !

Et la soirée fut également fort conviviale.

En compagnie des fidèles parmi les fidèles: Jlhuss & Chantal, JMP & Edith, et aussi les « grumeaux « , etc.

Bon, et la 3ème mi-temps dans tout ça ?

Et bien, elle eut lieu, par le plus heureux des hasards le dimanche, en compagnie des blogs La Parizienne , Mots Locaux et Ricochets.

Une autre délicieuse journée.

Comme devraient l’être tous les dimanches.

Entre visite de l’abbaye de Maillezais et siestes nonchalantes aux alentours.

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On finissait l’après midi, par une délicate séance photographique.

Un remake moderne du Déjeuner sur l’Herbe .

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Difficile de faire plus charmant, ne trouvez vous pas ?

Et Choupi dans tout ça ?

Oh… rien de spécial.

Rien que du bonheur.

Un peu tous les jours.

Comme ici, dans le jardin de la mairie de Coulon.

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Be cool, be open.

UU

ps #1: Pour les cUUrieux qui ne connaissaient pas, un lien vers l’édition 2005 de ce Conseil des Ministres de la Blogosphère à Montcuq et l’édition 2006 à Bazoches .

ps #2: On a tous tellement étés fiu que je n’ai même pas eu le temps d’intervenir. J’avais un texte de Victor Segalen à lire, mais bon, je me le réserverai pour les notes sur les Marquises…

Chronique polynésienne du 21 juillet 2007 – Le grand départ

Et dire qu’on a failli ne pas partir.

Vraiment.

[Oui, je suis au courant que ça commence comme une précédente note …]

To put a story short, le taxi qu’on avait commandé la veille pour venir nous chercher et nous déposer au quai de l’Aranui [le fameux cargo mixte qui dessert l’archipel des Marquises] n’est jamais arrivé.

Pourtant, on avait son numéro de portable…

Pourtant, on l’a eu 3 fois au téléphone dans la matinée [soit dit en passant, il avait carrément oublié notre résa de taxi]…

Pourtant, il connaissait le chemin vu qu’il nous a déposé chez Annie-Claude la veille…

Mais bon, c’est pas avec des « pourtant » qu’on allait réussir à embarquer sur l’Aranui.

En tout cas, on s’est pris en pleine figure ce choc culturel pour tout métropolitain débarquant en Polynésie : Le polynésien, lorsqu’il est fiu, ben on n’y peut rien.

gaston.1187947960.gifEtre fiu, c’est être dans un état proche de Gaston Lagaf lorsqu’il se fait réprimander par Fantasio. La tête visiblement ailleurs. Mais c’est pas de la fatigue. Ni de la paresse comme Gaston. C’est autre chose. Pour comprendre le fiu, il faut y avoir été confronté.

Sinon, lire sur Tahiti Guide une explication plus claire [?] de cet adjectif indispensable de connaître en Polynésie.

Petit détail: le gars en question n’était pas taxi officiellement. Il remplaçait son cousin, taxi pour de vrai mais qui devait déjà être fiu lui aussi pour ne pas bosser ces jours là.

Cela dit, après un appel en catastrophe en dernière minute à une autre compagnie de taxis, on a pu partir pour les quais de Papeete et embarquer sur l’Aranui 15 minutes avant qu’il ne soit trop tard…

Ouf.

[Qui vient de murmurer que c’est le plan galère assuré que de voyager avec la famille UU ??!!]

Hop, rapide tour d’inspection du bateau.

OK, c’est bon, ils embarquent nos valises.

Le cargo est bien plein à l’avant.

Les canots de sauvetage bien arrimés à l’arrière pour les passagers.

On est fin prêts pour décoller partir en mer.

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Le temps de nous poser dans notre cabine [au ras de l’eau pour minimiser le mal de mer], un collier de fleurs de tiaré nous est offert à l’embarquement, puis un punch [euh, y a pas de mal à se faire du bien à 10h du matin, hein].

Bye bye Papeete.

Bye bye le port pétrolier.

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Notez que les réservoirs de pétrole qu’on aperçoit ci-dessus sont dans l’axe de l’aéroport de Papeete-Faaa et qu’un avion de ligne qui tombe dessus, c’est les trois-quarts de la ville qui sont rayés illico presto de la carte.

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Mais que fait l’ IATA [l’organisme qui gère la sécurité des transports aériens – entre autres] ?

Et Choupi de se demander ce qu’elle a fait comme bêtise pour se mettre dans cette galère.

Sacré Choupi.

Elle ne perd pas le Nord, elle au moins, malgré le décalage horaire.

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Notez ici le double sens de galère [allusion au cargo mixte pour ceux qui n’ont pas suivi…].Ouarf ouarf ouarf.

Heureusement pour vous, y a pause de blog ce ouikende: Nous sommes pris par nos obligations de blog-ministres dans le Marais poitevin .

La bizz du ouikende qui sera ensoleillé. [allez, on sourit là, tous les métropolitains mécontents de la grisaille française…]

Be cool, be open.

UU

Chronique polynésienne du 20 juillet 2007 – Pointe Vénus

Trop décalqués par le décalage horaire, c’est avec beaucoup de lenteur que douce Marie et moi nous mettons en mouvement pour la première journée de visite.

D’abord le marché central de Papeete [haut en couleurs] pour un rapide shopping paréo.

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Puis, un tour de tuture et nous voilà à quelques kms à l’Est de Papeete à la pointe Vénus .

Nommé ainsi car Cook voulut y installer son observatoire astronomique pour calculer la distance séparant la planète éponyme du Soleil en 1769 [entre nous, y a des gens qui ont de ces idées farfelues…]

Bien nous a pris puisqu’on y a vu un dieu polynésien [sur planche de surf – oui oui, je sais, le progrès matériel touche toutes les classes sociales – même les plus hautes] manque de tomber à l’eau en laissant échapper sa couronne solaire.

Remarquez sur la photo que son acolyte divin, lui, l’avait déjà perdu.

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Note 1 : Cliquez sur le lien hypertexte plus haut sur la pointe Vénus. Annie-Claude en parle sur son blog un peu plus sérieusement que moi. ;o)

Note 2 : Les couleurs du coucher de soleil sont réelles. C’est bien ça qui rend les couchers de soleil en Polynésie absolument sublimes.

Be cool, be open.

UU

Chronique polynésienne du 19 juillet 2007 – Ze Fab Express, Papeete et autres formalités d’accueil

Et dire qu’on a failli ne pas partir.

Vraiment.

Je vous épargne les péripéties rocambolesques lors de l’enregistrement avec Herr Frunz à Roissy.

On a eu nos places confirmées pour partir tous ensemble – douce Marie, Choupi et moi – seulement 45 minutes avant le vol.

Rien de drôle.

Douce Marie et moi avions d’abord tenté de nous dépatouiller comme on a pu.

Pour monter coûte que coûte dans l’avion.

Au final, notre blogo-pote Fab a tout débloqué en nous affrétant son Airbus A340.

Rien que pour nous : « Ze Fab Express ».

Si si. Regardez bien le nez de l’avion. C’est écrit dessus.

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Et donc, on a fini par arriver – 20 heures plus tard – à Papeete, sur l’île de Tahiti.

Et c’est les yeux éberlués et vaguement embrumés de l’heure matutinale que nous observâmes le comité d’accueil.

Fleurs de tiaré et surtout la contrebasse tahitienne.

Laquelle est constituée d’une simple poubelle et d’une corde tendue par un bâton quelconque.

Tout ça accompagnée par une guillerette guitare.

Ben croyez moi, cet accueil là est de loin le plus sympathique qu’on est eus à l’arrivée d’un aéroport.

Ils ont un sens de l’accueil, ces polynésiens !…

Faut le faire quand même à 4 heures du mat’…

Et ce n’était qu’un maigre prologue d’un périple qui sera sous le signe du sourire, de la bonne humeur et du bon temps.

Ne pas se presser pour ne pas perdre une miette de ce temps qui passe.

Ca doit être ça, la devise profonde du fenua [NdUU: désigne la Terre tahitienne].

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S’enchaîne – dans la plus grande confusion du décalage horaire et après une p’tite sieste – la vue magnifique sur l’île de Moorea de la terrasse chez Annie-Claude…

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… et la découverte doucement progressive de la flore polynésienne : fleurs de tiaré, bougainvilliers, hibiscus, cocotier, bananier, oiseau du paradis, etc.

Le monde à portée de main.

C’était cette sensation là qu’on éprouvait.

Ca pourrait même être sa devise à elle, Annie-Claude, et à son homme.

Je peux l’affirmer maintenant qu’on a passé du [bon] temps avec eux deux.

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Voilà en photos ces quelques signes avant-coureurs d’un périple polynésien qui s’annonçait véritablement merveilleux.

[La suite dans la prochaine chronique]

Be cool, be open.

UU