De la tendresse, des mains et de ses arrière grands-parents

MamyC’était déjà quelque chose qu’ils puissent la voir au bout de quelques jours, à travers quelques photos. Mais cela en est une autre que de la tenir dans leurs bras.

Ces instants d’émotions allaient être annoncés par leurs larmes de la veille dans l’attente impatiente de la rencontre avec leur arrière petite-fille [du côté de douce Marie, en plein cœur du Gers].

Instants de bonheur, uniques comme le sont toutes les premières rencontres.

Plus de quatre vingts ans les séparent mais une tendresse touchante s’est installée au premier contact visuel. Ce qui est remarquable, c’est que tout cela se lit dans leurs belles mains vieillissantes…

Elle est pas belle, la vie ?

Be cool, be open.

UU

Papy

Pré-rentrée scolaire : le QCM des MACs de Bazoches

Bon, la pré-rentrée scolaire approche à grands pas !

Et c’est pas tout de rigoler, de boire de la gnôle du chef, ben faut aussi faire ses devoirs de vacances.

L’année dernière, vous m’avez envoyé plein de MACs estivaux comme devoirs de vacances [comme celui-ci par exemple que j’affectionne].

Cette année, faudra tout simplement deviner qui sont sur ces MACs. Deux indices, personne n’y figure à deux reprises et tous étaient présent à Bazoches !

Vous avez 12 MACs [MAC numéroté de la lettre A à L] et 21 personnalités à trouver. Le tout est donc noté sur 21 !

Note : Vous avez vUU un peu, cette symétrie entre 12 et 21 ?! A croire que je l’ai fait exprès… ;o)

Pour vous aider, allez relire les autres notes sur Bazoches [Hrundi, Jlhuss, Bourrique, Fraise, Argoul, Alain, Augustin, Pêle-Mail, Yann, Ckck, Condorcée, etc.], surtout celles où y a des photos !

Pour le cadeau [probablement un joyau de MP3], je n’ai pas encore arrêté mon choix définitif. Mais que le meilleur [ou la meilleure] gagne ! Moi, je retourne bosser, pour de vrai.

Be cool, be open.

UU

ps : pour les petits nouveaux sur ce blog, un MAC c’est simplement une photo de pieds dans diverses circonstances… D’habitude, j’y accole un texte de mon cru, mais là, c’est un QCM alors je vais pas non plus vous aider, hein ?

MAC A:

Mac_a
MAC B & C:

Mac_bMac_c

MAC D & E:

Mac_dMac_e

MAC F & G:

Mac_fMac_g

MAC H & I:

Mac_hMac_i

MAC J & K:

Mac_jMac_k

MAC L:

Mac_l

Histoires U[b]Uesques – Le Blogouvernement à Bazoches

A l’Ouest de Bazoches

Douce Marie et moi étions un peu à l’ouest à notre arrivée à Bazoches [normal, direz-vous puisqu’on venait du Morbihan – héhé ;o)].
Ouest_de_bazoches_1[Légende photo : Un coq surveillant une des entrées du village de Bazoches.]

Une *synthèse* Jlhuss-Fraise-UU bien ficelée lors de cette session d’été du Blogouvernement : RdV l’an prochain le 1er ouikende après le 15 août

Cette année, on connaissait déjà du monde. Alors, c’était comme si on retrouvait une bande de copains et de copines [certains qu’on n’avait pas revus depuis Août 2005]. Y avait des nouveaux aussi et ça c’est chouette.

Nouveaux blogueurs et blogueuses mais aussi accompagnants ! Alors, l’année prochaine, n’oubliez pas que le rendez-vous estival est programmé pour le 1er ouikende après le 15 août [date fixée après un intense débat brillamment mené par le duo Jlhuss-Fraise des Bois ;o)]. Notez le sur vos tablettes et on réservera une rame de TGV si nécessaire. TOUT le monde y est invité, bloggueurs ou non ! ;o)

Prparation_de_la_synthse_en_coulisses_1


Ce que l’on ne vous a pas encore montré sur Bazoches 2006

Bon, j’ai rapidement vu que des compte-rendus foisonnaient déjà sur la blogosphère. Mais il m’a semblé qu’on narrait tout un tas de choses sur ces joyeuses retrouvailles en omettant toutefois [volontairement ?] de narrer les dommages collatéraux et autres effets secondaires de cette sympathique rencontre.

Mais j’ai l’œil.

Uu_1

Faut dire que cette année, on a été gâté. Une pleine bouteille de la gnôle du Chef [voir en bas à gauche sur la 1ère photo]. Un effet dévastateur sur l’audience :
– Minnie-Bourrique léninant
– Argoul se photographiant dans un verre
– Augustin cachant à peine son amour du vin et de la gnôle
– Le Bourriquot cherchant son verre du regard
– Le professeur Hrundi ayant vaguement mal à la tête après avoir vidé la barrique de gnôle
– Yann se rapprochant de son sujet, oubliant ainsi qu’il avait un zoom
– Ckck – ben c’est à dire que Ckck… – ben, Ckck développait un attachement inattendu pour Vauban
– Condorcée tentant une lévitation en direct live, avec deux poids dans les mains

1_leffet_de_la_gnle_du_chef2_leffet_de_la_gnle_du_chef

3_leffet_de_la_gnle_du_chef4_leffet_de_la_gnle_du_chef

5_leffet_de_la_gnle_du_chef6_leffet_de_la_gnle_du_chef_1

7_leffet_de_la_gnle_du_chef8_leffet_de_la_gnle_du_chef
Mon intervention en tant que Blogo-Ministre à la Botte du Blogouvernement

Une fois que la gnôle du Chef avait bien imbibé les neurones des uns et des autres, ben voilà, j’ai pu dérouler mon exposé U[b]Uesque sur les blogs. Fallait bien ça pour les aider à voir le lien entre blog et … poterie. ;o)

Accrochez vous, ça commence…

La_potire_jalouse
« Tout art impose une forme à une matière. Mais parmi les arts de la civilisation, la poterie est probablement celui où le passage s’accomplit de la façon la plus directe, avec le moins d’étapes intermédiaires entre la matière et le produit, sorti déjà formé des mains de l’artisan avant d’être soumis à la cuisson »,
in Claude Lévi-Strauss,  La potière jalouse, p. 235, ed. Pocket. 

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi, cette citation, elle m’a immédiatement fait penser aux blogs.

Peut-être est-ce l’air pur de la Bretagne qui m’a reconnecté les synapses durant ces [chouettes] vacances. Mais cela m’a apparu comme une évidence. M’enfin quoi, c’est vrai ! Blog et poterie… Bon OK, je vous sens sceptique alors on va reprendre depuis le début.

Revenons à nos moutons [les blogs] et relisons cette citation en remplaçant quelques mots choisis.

*** Tout médium impose une forme à une information. Mais parmi les médias de notre civilisation, le blog est probablement celui où la transmission s’accomplit de la façon la plus directe, avec le moins d’étapes intermédiaires entre la matière [l’information] et le blog, sorti déjà formé des mains du bloggeur avant d’être soumis à la publication ***

On pense tout de suite [moi en tout cas] en lisant cette citation que la question de l’observation [du témoignage dira-t-on en termes journalistique] tient une place essentielle.

Mais qu’observe-t-on ? Que voit-on [vraiment] ? Que lit-on dans nos blogs ? Quel témoignage apporte-t-on ? Hein, dites ?…

D’où deux théories, tout à fait U[b]Uesques dans leurs intitulés : le blog-iceberg et le blog-quantique.

Il est à noter qu’il peut [exceptionnellement] exister des blogs-icerbego-quantiques, possédant simultanément les 2 propriétés. Mais bon…

Bref, le blog-iceberg, déjà : Le blog nous révèle-t-il une réalité telle qu’elle est ou bien existe-t-il une autre réalité qui nous serait invisible, à nous lecteurs de blogs ?

En effet, de la même façon qu’un iceberg, un blog peut révéler une partie visible et une partie invisible [immergée].

Car n’oubliez pas un principe fondamental : le bloggeur [ou la bloggueuse] ne publie QUE ce qu’il a envie de faire lire sur SON blog.

Je ne remets pas là en question la sincérité du contenu des blogs mais bon, la ligne éditoriale choisie par ledit bloggueur est déjà une orientation qui n’est nullement le reflet de sa vraie vie, ni forcément de ses vraies opinions [suivez de mon regard les blogs à forte teneur politique].

Perso, mon credo [« je le pense, donc je l’écris »] reste d’une actualité sincère.

Mais si on continue sur mon exemple : je pourrais  être particulièrement heureux et choisir de ne pas le retranscrire dans mon blog, préservant ainsi mon jardin secret voltairien. A contrario, un passage à vide particulièrement douloureux n’aurait pas forcément sa place dans ce blog parce que bon, on va pas faire non plus dans le déballage exhibitionniste, hein.

Ainsi va la vie de tous les blogs, avec leur partie visible et leur partie immergée qui restera [souvent] cachée à tous les lecteurs. Mais seule compte en définitive la vraie vie. Enfin, je crois.

Le blog-quantique, ensuite : La nature de notre observation [la lecture des blogs certainement est une observation du monde qui nous entoure] n’est-elle pas biaisée voire partiale dans certains cas [dans certains blogs] telle les ombres de la caverne de Platon.

La mécanique quantique fournit à cet effet une belle métaphore : l’observateur, à l’échelle des atomes, ne peut observer un phénomène sans risquer de le perturber lui-même.

Et pour revenir à l’anthropologie de Lévi-Strauss, il est connu que
l’observation d’une tribu par un anthropologue introduit un biais dans
son travail de par sa présence. Le blog, donnant un [semblant d’] accès
direct à l’information, laisse croire que cette information de première
main est pertinente. Mais il y a alors trop peu de distance entre le
sujet [l’information] et celui qui la retranscrit [le blogueur], cette
information risquant alors d’être dénaturée, comme en mécanique
quantique.

A titre anecdotique, le fait que je prenne des photos lors d’une
exposition en vue de les publier sur mon blog n’influence-t-il pas mon
regard sur ladite expo ? L’existence même de mon blog a ainsi changé
certains cours de ma vie quotidienne, certaines de mes réflexions au fil de l’eau – qui sont l’objet de mon blog. Mon regard de bloggueur, et donc d’observateur du monde, pose ainsi un filtre – que je le veuille ou non – sur la nature de l’objet observé.

Ca suit là, au fond de la salle ? ;o)

Entre Lévi-Strauss, les blogs et la mécanique quantique, la boucle est ainsi bouclée !

Les blogs [prenons surtout ici l’exemple des blogs à forte teneur politique] vont partager un point de vue. Ce point de vue sera par définition personnel et vu l’influence grandissante des blogs, il peut avoir un impact sur son environnement. Mais si leur position privilégiée [je tiens là en mire les blogs tenus par les militants de certains partis politiques] leur octroie un rôle également privilégié d’observateur, la question reste: est-ce que le blogueur est le « meilleur » observateur ?

Cette réflexion est essentielle à l’aube de la Présidentielle de 2007, surtout si les blogs jouent le rôle essentiel qu’on leur prédit.

Pour ce qui est de la politique, je reste convaincu de la nécessaire objectivité. Fait-on vraiment l’effort d’aller lire les arguments du camp opposé. Idéalement, il faudrait lire plusieurs journaux de tous les bords tous les jours. On effleurerait ainsi la cheville de la vérité platonique de notre Cité. Mais qui le fait encore ?

On peut se faire plaisir en allant lire nos désirs dans l’avenir mais celui qui y va est déjà un convaincu qu’on n’a pas besoin de prêcher.

Alors, les blogs ? Observateur privilégié de notre société ? Oui certainement car ils offrent [il est vrai] des points de vue inédits [cf. l’expérience initiale de notre blogo 1er Ministre, Fraise des Bois] mais pas le plus objectif.

Jusqu’à ce jour, l’information a été une affaire de professionnels. Aujourd’hui, tel n’est plus le cas. Le pouvoir [car c’est de cela qu’il s’agit] de l’information est donnée en de multitudes mains. Qu’en ferons-nous ? Pour le meilleur et pour le pire, n’est-ce pas…

Tout ça pour dire : les journalistes, s’ils suivent une formation professionnelle, ce n’est peut-être pas pour rien… Traiter une information avec objectivité, rigueur [même si la presse est en crise de façon générale], cela s’apprend. Alors, le point de vue d’un blogueur porte en lui le risque de ne pas « bien informer ». Ce qui n’est pas anodin dans notre société dite de l’information.

Enfin, et pour conclure cette intervention U[b]Uesque, la citation originale de Lévi-Strauss met ex exergue, dans le cadre de l’observation d’un rite, l’impact fondamental sur une société d’une transmission directe. La question du passage, du franchissement d’un seuil [quelque soit le sujet d’étude] est en effet passionnante. Et quand cette transmission directe se transforme en une mythologie, on se prend soudain les pieds dans un machin que je qualifierai de vertige temporel.

Quand saurons-nous que [à l’image de l’impact profond de la poterie sur les civilisations] les blogs auront également un impact profond sur nos sociétés ?

Quel impact aura donc cette possibilité unique dans l’histoire de l’humanité de pouvoir informer, divertir et/instruire en direct ?

Les blogs auront-ils une portée de nature à modifier les fondamentaux mythologiques [en quoi croyons-nous finalement ?] de notre société ?

Selon Lévi-Strauss, l’œuvre de la potière est comparée à celle du démiurge dans de très nombreuses civilisations… Et si les bloggueurs d’aujourd’hui étaient les dieux de demain ?

Vous le saurez en lisant… le blog de la descendance de Lévi-Strauss dans quelques générations. A bon entendeur, salUUt.

Be cool, be open.

UU

ps : Tout juste revenu hier soir du Sud Ouest, j’ai fait une bonne et franche déconnexion blogUUesque. Peu de temps pour les blogs, peu de temps pour commenter les autres blogs mais je le ferai… Et je publierai dans la semaine une suite sur Bazoches. Si j’ai bien suivi, y a déjà des notes sur Bazoches chez Hrundi, Jlhuss, Bourrique, Fraise, Argoul, Alain, Augustin, Pêle-Mail, Yann, Ckck, Condorcée, etc.

De l’art de la sieste musicale selon les manières d’une juillettiste (*)

[Note : L’année dernière, je vous avais concocté une playlist particulière, dédiée en fait à Annie-Claude en partance pour la Polynésie française. Mais l’année dernière, ma play-list estivale ne s’était pas encore enrichie des nouvelles fonctionnalités technologiques telles que le dewplayer et autres logiciels MP3 qui rétrécissent à l’envie la taille des fichiers. Cette année, tout est écoutable et cependant très recommandable… ;o) Bref, du bonheur pour les oreilles. Attention, les liens MP3 resteront actifs seulement quelques jours. Ils seront inexorablement détruits avant le départ définitif en grandes vacances. D’ailleurs, ceci est ma dernière note avant fin août/début septembre.]

(*) NdUU : La juillettiste en question est bien entendu [DJ] Choupinette.

Cette petite, en plus d’être adorable [oooh, le papa gaga que je suis devenu ;o)], a la bonne idée de dormir comme un loir.

De parole de pédiatre bien sous tous rapports, la capacité à dormir est probablement héréditaire.

Bien sûr, les facteurs culturels [tels que rythme des parents, angoisse des parents, physiologie du tube intestinal du nouveau-né, température de l’air et vitesse du vent, etc.] comptent également largement pour le bon enchaînement des phases de sommeil agité et de sommeil profond.

Mais bon, la nôtre de bout’chou semble avoir un ascendant Loir en plus d’être du signe du Chien [de Feu]. Ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Elle fait de longues plages de siestes, matinales ou after-lunch. Elle roupille en faisant des mimiques de plus en plus expressives. C’est en fait tout un roman à la regarder dormir, vous verriez…

Et surtout, elle réagit à la musique. Pas n’importe laquelle. C’est à dire qu’elle a ses choix déjà marqués, la p’tite.

Alors, en exclu mondiale, la play-list estivale, écoutée et approuvée par DJ Choupinette. ;o) A déguster impérativement à l’heure de la sieste.

Pour une sieste musicale sereine comme l’illustre brillamment Choupinette, là, sur notre lit…

Sieste

Bach –Variations Goldberg (version de 1955)
Forcément par Glenn Gould, le passionné de Bach. Celui qui vit sa musique dans ses tripes et qui chantonnerait presque en jouant tellement il y met de son corps et de son esprit.

Chopin – Valse Op. 69 (posthume)
Une interprétation aérienne et brillante par Maria-João Pires.
Cette valse, elle me faisait rêver, voyager, quand j’avais vu l’Amant, de Jean-Jacques Annaud, il y a bien des années. Avant même de connaître douce Marie. Elle nous a suivie cette mélodie, jusqu’au jour de notre mariage puisqu’elle a ouvert le bal… Une valse sublime, où l’on a qu’une seule envie, celle de laisser son âme danser et tournoyer avec le temps.

Rachmaninov – Concerto pour piano n°2
Une interprétation pleine de lyrisme et de mélancolie toutes slaves par Hélène Grimaud. Ce premier mouvement, ici présenté dans son intégralité (un peu moins de douze minutes), émeut Choupinette à un point difficile à imaginer ! Dans les phrases mélodiques calmes, un sourire apaisé apparaît sur son visage, lequel précède un sursaut lorsque les notes plus graves se déchaînent les unes après les autres. C’est en levant les bras, soudainement, qu’elle manifeste toute sa compassion avec la douleur de cette musique russe. Et nous de la regarder s’émouvoir à chaque fois que l’on lui remet ce concerto dans les oreilles.

Cat Power – The Greatest
L’album préféré de Choupinette. Elle le met dès qu’elle le peut. Parfait pour une sieste musicale en clair-obscur. La voix veloutée de Cat Power et ses belles mélodies font de cet album un parfait recueil de berceuses pop rock.

Belle & Sebastian – Ease your feet in the sea
Choupi [son petit nom ;o)] est du genre cool, vous l’aurez compris. Et cela saute aux yeux – ne trouvez-vous pas ? – à la vue de ses petits petons ? Alors, quoi de mieux que cet hymne à la cool attitude des petons de Chouip [référence au titre du morceau – d’autant plus qu’on est en aprtance pour la Bretagne Sud !] ? Belle & Sebastian, c’est plutôt cool aussi, de façon générale. Pas prise de tête, une pop légère, parfois insouciante.

Eiffel – Dragqueen
Ce morceau [tube des ondes françaises en 2001 – depuis, pas beaucoup de niouzes de ce groupe de rock français], douce Marie lui a chantonné l’autre jour. En surimpression du morceau qui tournait dans la chaîne. Par une chaude après-midi. On avait peur que cela fasse trop *bourrin* pour Choupinette. Mais non… Elle a aimé, elle a acquiescé en souriant puis… s’est endormie sur le reste de l’album. Cependant, Dragqueen, c’est pas le bon terme. Je la verrais bien, Choupi, plus tard, en Dancing Queen [d’Abba]. A nous faire des rocks endiablés toute la nuit et nous faire mourir d’inquiétude en raison de l’heure tardive de son retour à la maison… ;o)

Tiens parlant de truc bourrin, j’ai toujours pas osé lui mettre les Arctic Monkeys. Héhé ;o) J’ai peur qu’elle saute d’un coup de la table à langer ! ;o)

Air – Cherry Blossom Girl
Faut pas croire, mais elle écoute aussi des trucs très sages, Choupi. Air, par exemple. Tranquillou, de la bonne petite électro de chez nous. Tranquillou, j’vous dis… Et puis, ce titre lui va si bien. Pas comme un gant. Mais plutôt comme une p’tite chaussette rose taille 14. ;o)

Mariza – Ha uma musica do Povo [NdT : Il y a une musique du Peuple]
Je crois que Choupinette aime les belles voix de femmes. Comme son père. Mariza donc, que vous connaissez déjà. Plus tard, quand elle aura le cœur un peu plus solide, ce sera Beth Gibbons puis PJ Harvey qu’elle pourra mettre sur les platines. Pour l’instant, on fait dans la douceur du fado portuguais.

Gabriel Rios – Broad Daylight
Pour finir, last but far from being least. Ze tUUbe of the sUUmmer ! En tout cas le nôtre. ;o) Une pointe de musique latino, un soupçon d’électro, et un petit rythme qui ferait trémousser les popotins les plus récalcitrants. Mille fois mieux que les Choristes, le joli chœur enfantin en arrière plan fait fondre et le cœur et les oreilles.

 

 

Bon allez, adios amigos ! On se revoit à la rentrée, p’têt à Bazoches [le conseil des ministres du Blogouvernement aura lieu dans le Morvan, les 18-19 et 20 août] pour celles et ceux qui y vont. D’ici là, douce Marie, Choupinette et moi chantons en cœur :

« Be cool, be open » lala lala lalalala.

UU

Je vous salue, Nicolas, plein de grâce

Tous les matins des jours ouvrés, je prends ma voiture.

Ces matins là, je conduis horriblement. Comme un Parisien.

Il est clair qu’il vaut mieux l’avoir en journal. Mais là n’est pas la question.

Puisqu’il est question de radio, ces matins là.

Les matins de France Culture plus exactement.

Longtemps, je ne me suis pas levé de bonne heure.

Longtemps, j’écoutais France Info sur le chemin du lycée dans la voiture de mon père.

Puis, à l’âge de l’autonomie économique, pour faire celui qui a grandi, je me suis mis à écouter France Inter.

Puis France Inter m’a déçu. Tout autant que Libération. Mono-point de vue. Pire, leur point de vue était/est partial.

Ce fut l’époque du désamour. Je suis parti chez l’ennemi, Europe 1, pour les infos du matin.

C’était mieux, mais bon, un peu chiant quand même à la longue.

Chiant n’est pas le bon terme. Pas très fouillé, l’info. Que de l’info tue l’info.

Retour à reculons sur France Inter. L’époque où ça allait de moins en moins bien pour Stéphane Paoli. Je ne parle ni de son accident vasculaire cérébral ni de son chant du cygne pour le TCE.

Le désamour bis pour France Inter.

Ces matins là, j’avais l’humeur bougonne. Presque autant dépité par l’info que par son traitement.

France_culture_4
C’était sans compter sur Les Matins de France Culture, découverts voilà plus d’un an sur les recommandations d’un bon copain.

Non, France Q n’était pas une radio de *vieux*… Ce gars là, qui animait les Matins de France Culture donc, avait donné un coup de jeune, non pas parce qu’il est jeune lui même [35 ans] mais parce que son impertinence était doublé d’une intelligence et d’une habileté journalistique sans égal de nos jours sur les ondes.

Faut dire que le format était approprié. De longues minutes pour que lui ou ses chroniqueurs puissent poser leurs questions. De longues minutes laissées aux invités divers et variés pour répondre. Un vrai débat quoi. Sans comparaison avec l’agitation démagogique et creuse qui avait lieu sur Inter.

L’équilibre impossible qui se reproduit comme par magie [presque] tous les matins entre actualité brûlante, recul historique et profondeur du débat intellectuel.

Je suis devenu un fan. Pire une groupie de Nicolas Demorand [l’animateur, comme vous l’aurez compris, de ces Matins là].

Comme Alexandre Adler qui faisait une chronique mémorable taillée sur mesure entièrement écrite sur le personnage de Nicolas Demorand, je lui souhaite tout le triomphe qu’il mérite sur Inter. Parce qu’il le vaut bien.

Aujourd’hui, c’est la dernière des Matins de France Q avec Nicolas Demorand. Il ne me connaît pas. Je ne le connais pas plus que ce que j’ai entendu. Je le salue bien tout de même. « Tu » ou « vous » [la chronique d’Olivier Duhamel ce matin], peu importe. Gardons le « vous » du respect mutuel.

Je vous salue, Nicolas, plein de grâce et bravo pour ce que vous avez fait pour ces matins là. A bientôt, sur Inter [ce ne sera pas à reculons cette fois].

Be cool, be open.

UU

Choisir, c’est renoncer

Cette phrase péremptoire a hanté mon inconscient pendant des années – disons une bonne quinzaine.

C’était un oncle qui me l’avait dit, alors que j’avais 7 ou 8 ans. On était chez lui, dans sa ferme près du Mans pour un 14 Juillet. Il ne l’avait dite qu’à moi, cette phrase et à personne d’autre. Cela doit être pour ça qu’elle m’a marquée et que je m’en souviens encore aujourd’hui.

Je ne me rappelle plus précisément du contexte mais je devais certainement vouloir tout faire : et le feu d’artifice au village et le feu d’artifice dans le champ à la maison. Il a dû tenter de m’expliquer que parfois il faut savoir choisir et qu’on ne peut pas tout avoir. Pour conclure, « Choisir, c’est renoncer. »

Les années passant, j’appris petit à petit l’histoire de ma famille. Celle de la guerre du Viêt-Nam. Celle des pertes. Humaines. Puis matérielles. La ruine. La confiscation de tout. Du meuble jusqu’aux ateliers de textile. Ah les meubles !… Des lits massifs en bois exotique, dont le sommier était d’un seul tenant : imaginez un tronc large d’au moins 1m60 pour cela… J’ai gardé de cette histoire familiale une certaine idée de reconstruction. Choisir ne pouvait pas être synonyme de renoncer.

Lorsqu’on est sortis ensemble, douce Marie et moi, on avait chacun, séparément, l’impression de commencer une relation durable, précieuse. Par opposition à nos aventures sentimentales respectives auparavant. Ce que nous avons appris ensemble, c’est que le bonheur est loin d’être servi sur un plateau d’argent. Il se construit. A la force du poignet même. A travers les épreuves et les jours qui passent… Pendant des années, on préférait parler d’amour tous les jours, plutôt que pour toujours. Marie et moi nous sommes choisis, une deuxième fois. Je m’en rappelle aujourd’hui parfaitement bien. C’était à Fontainebleau, le 3 février 2001. Trois deux un… Comme pour un nouveau départ.

Mardi prochain, on fêtera notre huitième anniversaire de mariage. Je crois que le *vrai* sens du mot Choisir se trouve là en quelque sorte. Ce 3 février 2001, nous avons eu cette discussion avec douce Marie. Conversation difficile. Mais on est allé jusqu’au bout. « Que feras-tu si tu croises un jour une autre personne aussi bien [ou mieux] physiquement, aussi [ou plus] intelligent, aussi [ou beaucoup plus] drôle, etc. ? ». Cette question fondamentale du choix, quand un couple arrive à se la poser, c’est qu’elle passe un cap. Un peu comme Bartolomeu Dias et sa découverte du cap de Bonne Espérance. Peur de l’infranchissable et puis finalement, la découverte d’un monde merveilleux. Plein de nouvelles senteurs, de nouvelles couleurs, de goûts jusqu’alors insoupçonnés.

Dsc_2056_copy3

Le bonheur par choix, volontaire. Ne pas subir et construire son destin. Le merveilleux, lorsqu’on construit une relation avec le même partenaire, c’est ce partage d’un passé commun chargé d’émotions fortes et de bons souvenirs, d’un présent gourmand et jouissif et, enfin, d’un futur plein d’espoirs et de bonheur à venir.

Finalement, choisir n’est pas renoncer. C’est vouloir être heureux et le construire…

Be cool, be open.

UU

MAC 45 : Choupinette et les lapalissades

Autant vous le dire tout de suite, je ne publierai pas tout de suite des photos de Choupinette sur le blog, du moins de son visage.

Comprenez le, comprenez moi.

Ben oui quoi, cette intimité, on veut la garder pour nous. Au moins pendant quelques temps…

Par contre, après la franche rigolade à Montcuq en 2005, il y a désormais Bazoches [en Bourgogne] le 18 août 2006 pour notre 3ème Conseil des Ministres de la Blogosphère [tout le monde y est invité, blogueurs ou pas !]. On s’y croisera peut-être et nous aurons alors le plaisir de vous présenter Choupinette ! ;o)

Ceci étant dit, maintenant que je refais surface, je vais devoir vous soumettre quelques lapalissades qui m’ont traversé l’esprit après cette première semaine de Choupinette passée sur cette Terre.

Mac_choupinette_1Lapalissade #1

La venue au monde a quelque chose d’absolument extraordinaire.

Existe-t-il un système fabriqué par l’homme qui puisse résister au choc de la naissance ?
Tout ce basculement d’une alimentation et d’une oxygénation par voie ombilicale vers un système bucco-pulmonaire, comme ça, d’un coup, le temps d’un petit cri de nouveau-né ? Et je ne parle même pas de l’alimentation…

Mac_choupinette_2Lapalissade #2

L’attachement à son enfant est quelque chose que l’on porte en soi.

Oui, me direz-vous. Mais cela n’allait pas forcément de soi, surtout quand je repense à mes interrogations d’il y a quelques jours… Qui sait répondre en trois mots à la question "C’est quoi ‘être père ‘?". Aujourd’hui, je trouve qu’il n’y a rien de plus naturel. Choupinette est notre fille et elle nous émerveille un peu plus tous les jours, douce Marie et moi. Je lui parle et elle m’ *entend*. Avant hier, elle a commencé à faire ses premières risettes. De quoi faire fondre le plus costaud des malabars…

Mac_choupinette_3

Lapalissade #3

Un nouveau-né est un être doté d’une intelligence innée extraordinaire. Ne lui manque que la parole.

Je crois bien que ce n’est pas qu’une impression. D’ailleurs, on nous le conseille à la maternité de leur causer aux nouveaux-nés, surtout à la tombée de la nuit.

Je lui cause, donc. De pleins de choses. Je lui dit tout notre amour. Mais pas seulement. Elle écoute. Pas par ses oreilles. En tout cas, pas seulement. Elle entend et comprend par le timbre de ma voix, par le contact avec ma peau, par mon regard.

Elle *sait* quand toute mon âme est tendue vers elle. Elle *sait* aussi quand j’ai la tête ailleurs. Je le sais parce que je l’entends.

J’ai lu cette semaine qu’un père apaisé aide significativement à l’affrontement de l’angoisse que représente la nuit pour un nouveau-né. J’ai aussi lu cette semaine [a posteriori donc] que le sentiment qu’avait la mère lors du travail d’accouchement présageait de plein de choses en suite de couche. Ca tombe bien, mon accompagnement [dixit douce Marie ;o)] lui a fait du bien, beaucoup de bien. Peut-on même parler de bien-être pour un accouchement ?

Be cool, be open.

UU

ps: l’absence de commentaires de ma part est seulement une manifestation de mon manque de temps, hein. ;o) C’est que le nombre de couches à changer par jour est plutôt élevé… ;o)
Encore une fois, merci INFINIMENT de votre sympathie bloguesque !

3,2 kgs et 49 cm

Vous vous rappelez cette note sur le chiffre Trois ?
Moineaux_maternit

Ben voilà, 3,2 kgs et 49 cm plus tard, nous y voilà… Trois comme cette triplette de piafs, saisie en plein vol au sein de la maternité où douce Marie a accouché.

Choupinette est née le 1er juillet et… qu’est ce qu’elle est belle !

Be cool, be open.

UU

ps pour les inquiets : Quelques complications sur la fin [surtout pour douce Marie] mais tout rentre dans l’ordre. Tout le monde va bien et c’est bien le plus important.

ps pour les footeux : douce Marie avait prédit que la France gagnerait aujourd’hui contre le Brésil. La dernière fois, c’était pour notre mariage en juillet 1998. Et c’était déjà France-Brésil. Ce duel accompagne les événements les plus heureux pour douce Marie et moi. Il ne pouvait en être autrement le jour de la naissance de Choupinette. ;o)

24H Chrono d’une fin de grossesse : les derniers épisodes

Comme il est certain que je ne pourrai pas faire la version 24H Chrono le jour J, voici en exclusivité le contenu des épisodes passées et à venir.

Semaine dernière, le 21 juin: C’est à cette date [soit J-10] que la moyenne statistique se situe pour les femmes enceintes d’un premier enfant. Dans cette situation, la majorité des futures mères ont des contractions qui provoquent la naissance, 10 jours avant terme.

Seulement 10% des femmes donnent naissance au delà du terme, pour un premier enfant. Je crois comprendre que la fatigue, les transports en commun ont un lien direct avec cette naissance avant terme. Mais douce Marie a eu cette chance d’aller travailler tous les jours à pied, à 10 minutes de chez nous. Alors…

Cela dit, aucune inquiétude pour ces naissances avant terme puisque le bébé est physiologiquement complet à 8 mois. Au delà de 8 mois, c’est que du rab’ ! ;o)

Hier, 27 juin : Dernier rendez vous à la maternité avant le terme. Les contractions se régularisent en restant vaguement irrégulières. C’est bon signe, c’est normal en fin de grossesse.

Après demain, 30 juin. Terme officiel. Elle aura pile 9 mois notre Choupinette. A partir de là, on se voit toutes les 48 heures à la maternité. On  surveille tout en détails.

2 juillet. Rendez-vous déjà pris pour le suivi. On l’a mis l’après midi, cela évitera les bouchons automobiles.

Douce_marie_0606_small_24 juillet. Le dernier rendez-vous potentiel à la maternité. Dans tous les cas, on prépare ce jour là le déclenchement pour le 5 juillet. Au delà de cette date, le placenta ne peut plus assurer son rôle d’oxygénation. C’est la fin du rab’.

Au plus tard le 5 juillet, à 8 heures, on va à la maternité pour la naissance.

La valise pour douce Marie et Choupinette est prête depuis dimanche 25 juin. Un peu d’angoisse  s’installe dans cet intervalle temporel. Alors on rigole avec douce Marie pour faire passer le temps…

En fait, j’écris 24H Chrono mais c’est plutôt les Sopranos qui nous
accompagnent depuis 10 jours. Douce Marie a littéralement avalé les
dévédés des saisons 1 et 2. On a démarré hier la saison 3… Et c’est
vrai qu’on se marre beaucoup… Enfin, si on peut qualifier de drôle les vicissitudes d’une famille de mafieux du New Jersey… En gros, Guerre et Paix de Tolstoï croisé avec Le Rouge et le Noir de Stendhal, tout ça mixé au shaker avec Scarface [ça vous aide plus là ?]. En tout cas, les personnages ont une densité psychologique impressionnante. D’où sûrement l’attachement à cette série… Avec l’avantage [énorme] de ne pas voir
passer le temps.

The_sopranos

Tales_french_1cover
La dernière fois que j’ai eu une fringale de séries, c’était à la lecture des Chroniques de San Francisco il y a deux ans. J’avais tout lu [6 tomes je crois ?] en deux semaines. En fait, y a pas à dire, les américains [reconnaissons le] ont un inimitable talent de narration. Et à l’heure d’une grossesse, je vous assure que c’est un cadeau béni des dieux. ;o)

Be cool, be open.

UU

Un camaïeu de rouge du jardin

Fraises_et_framboises

Courte note aujourd’hui mais non moins essentielle. Ce n’est pas parce que j’ai peu de temps pour les blogs que je devais passer outre un tel sujet. En plus, c’est d’actualité, vous allez voir.

Les parents de douce Marie avaient dépouillé – il y a quelques jours – leur jardin d’une maigre récolte cette année [ah… les privilèges de la femme enceinte… ;o)].

Des fraises, plus ou moins grosses. De toutes petites fraises des bois. Et quelques framboises pour compléter le camaïeu de rouge dans la passoire.

D’habitude, on prend le temps d’équeuter les fraises au couteau, de saupoudrer de sucre vanillé et de les mélanger à quelques gouttes de fleur d’oranger.

Cette fois, il se dégageait des effluves fruités si puissants qu’on les a mangés à même la passoire. Sans nulle autre cérémonie. Equeutant nous mêmes avec les dents. Pas le temps de prendre le temps. Le parfum des fruits maison était beaucoup trop prégnant. Beaucoup trop…

Le temps de prendre cette photo, je crois que douce Marie en a mangé une vingtaine. Vous auriez dû voir ma tête à travers l’objectif…

Be cool, be open.

UU

ps : Vous n’avez pas compris pourquoi cette note est d’actualité ? C’est à dire que … "prégnant" sans accent a une toute autre signification en anglais. Héhé ;o)