La pensée du vendredi #5 : Plus t’es riche, mieux tu réussiras à l’école [leçon de blairisme]

Ca faisait des années que l’on sait tous que Blair est à la gauche ce que la télé est à la culture.

Certes.

Mais n’empêche.

Ca fait toujours marrer [les écureuils ?] quand on se le fait rappeler.

Alors, durant mon éternelle correspondance à Heathrow mardi dernier [pour cause d’absence de pilote chez British Airways…sic], je me mets à lire le Daily Telegraph. Première page. Gros titre. Et paf, la baffe. Par Mister Blair himself.

BlairschoolCouncils will be stripped of their responsibility for schools.

Businesses, churches, City livery companies and wealthy individuals will be allowed to take over schools.

Parents would be given power to change the curriculum, replace failing heads and start new schools.

C’est gentil, ça part d’un bon sentiment pour les parents d’élèves. Mais, dans 20 ans, leur éducation scolaire connaîtra le même sort que leurs voies ferrés et leur successful privatisation : le déraillement programmé de leurs élèves.

T’es né dans un beau quartier avec plein de pépètes, t’auras une éducation avec la crème des profs et des locaux clinquants et une bibliothèque fournie et du bon matos pour bloguer.

T’es né dans un quartier pourri de East London et ben tu pourras toujours crever pour finir ta scolarité.

C’est dégoûtant ce genre de mesures. Ca m’énerve, vous ne pouvez pas imaginer… Et je ne parle même pas de l’entrée programmée de l’église dans leurs écoles.

Cela dit, c’est le ouikende. Je vous en souhaite un très bon quand même…

Be cool, be open.

UU

Brocante bourguignonne [ou comment on a passé un ouikende d’enfer ;o)]

[It was such a cool week-end. Cool and… rock n’ roll !!! Listen to ze soundtrack of our 2 day-trip in Burgundy. Ready ? Let’s go for a wild ride !!!]

Si vous voulez savoir pourquoi c’était un ouikende d’enfer, comment on est tombé dans l’antre du Diable et comment tout ça finit, faudra tout lire. Jusqu’à la fin… ;o)

En ce doux samedi d’Octobre, tout commençait bien. Le temps d’abord, plutôt une surprise contrairement à ce qu’annonçait la météo depuis 3 jours.

Le serrage de paluche du père Jean-Louis. La rencontre avec Chantal. Un grand moment. Le premier des grands moments qui ont ponctué ce ouikende parfait. La Bourrique et le Bourricot venaient d’atterrir d’on ne sait où…

Puis hop, on se barre voir le resto du père Jean-Marie : « Au petit monde d’Edith ». Déjà, on est accueilli, certes fort bien mais avec un choc à la tête [comme une tomate lancée à toute vitesse contre un mur, vous voyez ?] : Edith existe. Pire encore, elle est charmante. Une femme extraordinaire à bien des égards. Bref, pour revenir au resto, chez eux, c’est les deux qui sont en cuisine. Un peu comme si, chacun portait le slip et la culotte. On va de choc en choc. Et c’est pas fini.

Petit_monde_dedith La Bourrique, nerveuse comme une Minouche, tente d’envoyer des SMS au GIGN pour nous faire repérer par avance (voir la photo). Des fois qu’on ait besoin d’un ou six hélicos de combat pour se sortir de là plus tard…

JlhussOn commence à bien se marrer. On ne sait pas très bien ce qu’on fait d’ailleurs. C’est déjà le début de la fin. A partir des éclats de rire du père Jlhuss (voir la photo), on ne s’arrêtera plus de rigoler. Vous connaissez la série 24 Heures Chrono ? Ben nous, c’était 48 Heures Rigolo. Plus franchouillard, plus « Comment vas-tu, yau de poêle ? », mais tellement plus bon comme on dit de par chez moi.

Hotel_du_pingouinOn apprend plein de trucs choUUettes : que l’hôtel du Pingouin (voir la photo) était un ancien hotel de passe réputé à Auxerre. Et pas pour manchots empereurs. Y avait de tout là bas mais chut, on peut pas dire qui.

Grippe_aviaire_jmp_bourriqueA croire que c’est contagieux : la Bourrique, profondément atteinte de grippe aviaire[comme tous ceux qui lisent son blog le savent depuis 2 semaines] l’a transmise à un étourneau d’automne, JMP. Et ils se sont parlés avec les yeux. Seul hic, quand on a la grippe aviaire, on a l’œil qui tourne et la langue qui fourche (voir la photo).

Chaussettes_jmpEt puis, voilà, ce qui devait arriver arriva. Le pétage de plombs en direct du père JMP. J’avais pas encore parlé de ma fixette sur les photos de pieds que JMP veut absolument nous montrer ses chaussettes épilateur de poils de mollets. Diable, cet homme est… surprenant.

Voleur_de_ftOn allait de surprise en surprise. Jlhuss et JMP avaient même pensé à payer des figurants pour passer devant la vitrine du restaurant et nous divertir, des fois qu’on s’ennuie à mourir en leur compagnie. Et voilà, que défilent des espèces les plus étranges d’Auxerre. Certains figurants, d’ailleurs mal payés pour leur bonne prestation comique, passent et repassent plusieurs fois en l’espace de quelques secondes. Le meilleur, c’était le voleur de fûts (voir la photo). Une espèce en voie de disparition en France mais qui a conservé un lieu de nidification près de la cathédrale Saint Etienne, à Auxerre.

Hlico_bisBon, on tente de reprendre notre sérieux. De parler de choses graves. De la mort. Du long séjour. De l’hôpital quoi. Inéluctablement, on se retrouve au CH d’Auxerre. A admirer le dernier Proteus acheté par le père Jlhuss pour le Samu 89 [la bise à eux et à Louisette en particulier du centre 15] : le dernier cri de ce qui se fait en hélico de secours (voir la photo).

Kangourou_samuIls ont de l’humour là bas, au Samu 89. Une forme d’humour anatomique (voir la photo). Je comprends pas tout mais ça a l’air drôle (la Bourrique rigolait…). Alors je rigole à mon tour.

Homme_mortBon, OK, on n’a pas pu rester un seul moment sérieux au centre du 15 de l’Yonne. Alors, direction les terres chablisiennes. En pensant que le vin, sujet ô combien sérieux, nous rendrait une certaine forme de crédibilité. Une certaine dignité déjà mise à mal par les nombreuses vannes déjà balancées auparavant. Ben non, on comprend pas. Au bout du 18ème verre de dégustation, on rigole toujours autant. Et quand c’est l’Homme Mort qui se glisse dans notre verre, c’est le comble. Je devrais dire la cohue. Parce que tout le monde en veut de cet Homme Mort là (voir la photo). La vache, qu’il est bon ! Bon raté pour la dignité, pas retrouvée pour un sou.

BouteillesAlors bon, la queue entre les jambes, on s’en va boire. Pour oublier. On déambule dans les rues d’Auxerre. Chacun avec au moins une (voire trois) bouteilles à la main. C’est grandiose (voir la photo). Puis on arrive quelque part. On défonce la porte et manque de bol, on arrive dans l’antre du Diable. Enfin, je dis manque de bol. Mais c’est un coup de chance. Parce qu’il a bon goût le Diable.

Jmp_photoC’est lui le Diable. Il est presque chauve. Sa faux, il l’a remplacée par une guillotine à doigts portative (voir la photo). Diantre, un engin du diable. Diabolicum Satanas. Comment nous sortir de là ?

Sweet_maryDouce Marie, elle s’en fout. Touchée par la grâce ou mieux [?], elle irradie de bonheur (voir la photo). Ouf, elle est encore là. Encore lucide. Prêt à nous sortir de ce guet-apens culinaire.

Capitaine_caverneMais c’était sans compter sur la Bourrique. Elle, elle a été complètement envoûtée par le chaman diabolique qu’est le père JMP. Elle a montré sa vraie nature. C’est pas des cheveux qu’elle a, la Bourrique. C’est une moumoute de Wookie qui la fait ressembler comme un frère jumeau à Capitaine Caverne (voir la photo). Merdum, mais à quoi ressemble cette soirée sans queue ni tête ? A rien ? Je m’évanouis d’émotion…

Baiser_amoureuxLe lendemain, je me réveille. On est dans le jardin d’Eden. Je pense un instant être mort et arrivé au Paradis. Mais non, on est chez Marc Meneau, l’ami de toujours du père Jlhuss. Le restaurant des amoureux. Et ça becquotte sec (voir la photo). Ca tombe bien, il y a une tablée pour les 4 couples d’amoureux. Ca piaille, ça roucoule, ça discute comme peuvent discuter des étourneaux en automne.

Saint_aubinL’émotion nous gagne tous. On grimpe sur les collines du Morvan. Pour nous ressourcer. Le cimetière. Oh, quel calme. Quelle sérénité. Dominant la vallée. Des chemins (voir la photo) qui partent dan les quatre directions. Laquelle suivre pour trouver le bonheur ?

BazochesEn face, on voit Bazoches (voir la photo). On sait déjà que c’est le centre du Monde. Et l’Origine du Monde, il s’y trouve aussi ? On veut aller voir ça de plus près. L’Origine du Monde, quel homme ne rêve pas de le toucher, de l’effleurer ?

Mac_du_morvanChemin faisant, le Morvan nous inspire. Une pierre posée là fait office de siege à MAC. Et hop, v’là le MAC du Morvan (voir la photo).

Mac_uu_hallucinogneDe mon côté, je n’avais pas encore assez mangé. Je rêve d’omelette aux champignons hallucinogènes (voir la photo).

Bourrique_balancoireLa Bourrique pense digérer de son côté en faisant un peu d’exercice physique. Lequel se résume à faire de la balançoire. D’ailleurs, elle a trop bu : elle se balance de travers (voir la photo). « Hep m’dame, il est interdit de se balancer avec plus de 1,3 gr d’alcool… Saviez pas ? »

Cac_jlhuss Bon, j’le publie là pisske le professeur Houroundi s’en est allé passer ses vacances dans les nuages : Jlhuss, il est pas en reste, il nous gratifie d’un splendide CAC (voir la photo). Regard en profondeur. Le contenant impérial. La clopinette rebelle.

Jmp_le_grandEt d’un coup, le temps s’est arrêté. Nos hôtes se sont momifiés. Statufiés. L’espace d’un instant. JMP est devenu Djiêmmepé le Grand (voir la photo).

Jlhuss_le_grandJean-Louis, quant à lui, est devenu Zan Lovis le Grand (voir la photo). A Bazoches, le temps s’est arrêté. Depuis 5 générations. Et nous avec. Pour que ce ouikende parfait dure une éternité.

Be cool, be open.

UU

MAC 39 : Le petit soldat de JMP

JMP est un sacré bougre. Il devait même être un chaman ou un sorcier voodoo dans ses vies précédentes : figurez-vous qu’à la radio ce matin, j’entends qu’une invasion d’étourneaux [ça ne s’invente pas !!!] a eu lieu hier en banlieue sud-parisienne. Lesquels étourneaux, si vous eûtes le clic facile sur le précédent lien, attaquèrent violemment et JMP et Jlhuss sous le marronnier du Café de France à Montcuq  cet été. Vous suivez ?

Aaaarggh, l’esprit de Montcuq existe véritablement car il a envoyé [c’est mon interprétation qui n’engage que moi…] ces étourneaux pour nous bouter, douce Marie et moi, hors de la Beauce, pour gagner illico presto le pays du Morvan.

Mac39jmpNotre sang, notre cœur n’ont fait qu’un tour. Nous nous levâmes, douce Marie et moi. D’un pas assuré, nous nous dirigeâmes, non sans pousser la chansonnette en chemin, vers les contrées bourguignonnes, lieu de villégiature de notre ouikende.

Et au passage, un bien bon de ouikende à vous toutes et vous tous !

Be cool, be open.

UU

ps explicatif : On va serrer ce ouikende la paluche à Jlhuss, JMP, Chantal et Edith, leurs épouses respectives. La Bourrique et la Bourricot débarquent demain aussi de leur lointaine contrée sudiste. On commence par le resto du père JMP, Au petit monde d’Edith, à Auxerre. Son MAC en est issu :Carmen_claudio_abbado ce sont les pieds d’un petit soldat qui fait portier, physionomiste et serveur à la fois. Il m’a inspiré la dite « chansonnette ». Issue de l’enregistrement de Carmen par Claudio Abbado [ça, c’est pour le mélomane Guess Who].

Dépêche de dernière minute : Je ne sais pas où on va mettre les pieds demain, mais ça promet d’être musclé. L’ami JMP vient juste de m’envoyer ça par émile. D’après vous, faut que je le prenne comment ? A moins que… J’crois que je vais laisser la photocopie de mon passeport au GIGN. Si jamais ils doivent me libérer, qu’ils ne me prennent pas pour un corse au moins… ;o)

La pensée du vendredi #4 : Je pense pouvoir être journaliste

En tout modestie, je pense pouvoir être journaliste. Lisez moi ça :

Doigtoeil«Il est certain que la participation de la populations aux élections aura des conséquences sur l’issue du vote»

[Entendu ce jour au journal de 13h sur France Culture, dans ma voiture, de retour d’un déplacement]

Yann, Ckck : allez-y. Vous avez un tapis rouge devant vous pour le métier de journaliste !

Précision : C’était un commentaire relatif aux élections présidentielles actuellement en Pologne, qui opposent le candidat de la droite conservatrice au candidat de la droite libérale. Au passage, si on ne se bouge pas, on aura le même choix en 2007 en France. Quand je dis « on », je parle de nos dirigeants politiques au PS qui sont en train de s’auto-enterrer alors que la gauche a [avait ?] un tapis rouge pour 2007.

Be cool, be open.

UU

MAC 38 : Lady Butterfly aka Mireille from London

Mac38mireillefromlondon

[Le lien vers le blog de … Martha S.]

Se fier à
l’apparence mène inéluctablement à une impasse de l’esprit.
Car l’apparence
brûle les ailes des Icare de nos temps modernes.
Savoir oublier
l’apparence pour toucher à l’être. L’essence.
Savoir
s’oublier : l’exercice le plus difficile dans une vie.
Et pourtant,
savoir s’oublier pour ne pas souffrir.
Pour laisser les
affronts de la vie rebondir sur soi comme un torrent de montagne
Savoir s’oublier
pour re-naître.
Et enfin se
débarrasser de cette chrysalide que nous portons depuis l’enfance.

Parce que c’est
joli, un papillon.
Surtout quand il
reflète joliment de sa nacre rouge la lumière qui l’illumine.
On s’y égare.
Le regard s’y
égare, se pose.
Langoureusement,
le vernis à ongles déploie ses ailes envoûtantes.
Pour former ce
mystérieux papillon aux cinq ondulations de part et d’autre.
C’est sûr, ce
papillon là capte le regard. Votre regard.

Mais ne croyez
pas qu’il capte votre regard uniquement parce qu’il est joli.
Allez au delà de
l’apparence.
Oubliez tout ce
que vous avez déjà appris.
Ce papillon là a
quelque chose de différent, là dans son ombre.
Il ne se pose
pas.
Il ne s’est pas
posé.
Il ne vole pas
non plus…
Il effleure… A
peine.
D’une légèreté
extrême.
Pour sûr, ce
papillon là, lorsqu’il mettra ses pieds sur la balance de l’archange Saint
Michel, il ne pèsera pas lourd. Il ira direct au paradis, l’âme légère.
Ne cherchez
plus : il est tout simplement là le secret de la jeunesse éternelle.

Be cool, be open.

UU


Reminder #1 : ma boîte à émiles
huuan@yahoo.com reste ouverte pour les futurs MAC.

Reminder #2 :
le Grand concours 2005 des meilleurs mots lus court toujours jusqu’au 18 novembre. Be on time !

C’était n’importe quoi mais qu’est-ce qu’on s’est marrés !

[Vous allez voir. Cette note, c’est un peu le bordel. Comme celui qu’on a mis samedi midi chez la Bourrique. Enjoy…]

Je ne le savais pas encore mais douce Marie et moi, en franchissant le portail de là où le Bourricot et la Bourrique habitent [à temps plein quand ils ne golfent pas], on allait avoir droit à une franche rigolade.

Tenez, ce portail aussi, il y avait mis du sien pour nous mettre en condition.Panneau_entre_chez_la_bourrique

Uu_chez_bourriqueBon cela dit, en franchissant la porte de l’antre satanique [je confirme, elle a bon goût la Bourrique. Elle écoute Franz Ferdinand avec plein de grosses guitares, comme on les aime avec douce Marie], j’ai eu peur de m’être trompé de jour. Apparemment, les RG étaient bien au courant au vu du calendrier de la Bourrique [bien joué, Tivigirl].

Et puis, ça s’est gâté. Les choses sérieuses sont arrivés. La terrine.

Aaargghh. Qu’est-ce qu’elle était bonne cette terrine.
Avec de vrais gros morceaux.
Ô grand Doc, pourquoi n’étais-tu pas avec nous ? [bon, je vais pas trop en rajouter passke ça m’arrangeait bien qu’il soit pas là le Doc. Je m’en suis resservi tout plein. A la place du dessert. En fait, au moment du dessert. Même que la Bourrique m’a dit : "t’as encore de la place ?"].

C’est simple, je lui décerne la médaille de la meilleure terrine de l’UUnivers connUU. ;o)

C’est marrant, la terrine de la Bourrique se sert en 3 étapes, comme le canard pékinois.
Terrine1Etape 1: "Circulez, y a rien à voir !"

Terrine1_et_demi_1Etape 1 et demi : "Je te tiens, tu me tiens par la terrineuh. Le premier qui rigole, et ben il n’en aura … pas !"

Terrine2Etape 2 : "Si ! Je veux voir !"

Etape 3 : "Arrgggh, que c’est bon !"
Terrine3_1 

Et puis, je vous ai pas encore dit.
PainLe pain est fait maison.
Rhhhhaaaaâââ, qu’il est bon leur pain maison…

A la décharge de la Bourrique, elle a un mari exceptionnel. Si si, le Bourricot est le meilleur acheteur d’appareils ménagers de l’UUnivers connUU. Du matos dans la cuisine, je ne vous dis pas. Bon, le saucier électrique fait un peu tafiole. Mais leur robot ménager est à mourir ! Môman, j’veux le même à Noël bouuuuuhh !

Pas de photos du robot.

Désolé.

On arrivait (déjà) à la troisième bouteille.

Hips.

A ce stade, je ne regardais plus mon assiette.

Ni la tartiflette, ni la tarte aux myrtilles.
J’étais déjà  bien achevé.
Douce Marie était plus raisonnable. Elle s’est servie et resservie des micro-parts. Moi, je me suis servi et resservi des parts de Wookie.

De toute façon, il n’y avait rien à voir dans l’assiette. Tout se passait désormais autour [de l’assiette – vous suivez encore ?].

Bourrique_jazzPremier incident : La Bourrique s’est mise à jouer du Maceo Parker. Tellement bien que je croyais qu’elle était le CD réincarné. Je comprends pourquoi le Bourricot, il prend des cours de rattrapage au Jazz Club de Mougins. Il a du mal à suivre les jams de la Bourrique, notamment post-gastroenologiques.[désolé, la Bourrique, elle bougeait tellement en rythme et mon appareil pas, que la photo est un peu flou. Ou flu. Ou avian flu. J’sais plus. ;o)]

Deuxième incident : Une marmotte s’est mise à voler en l’air. Et un rennes chanteur a atterri sur la table.
La vidéo du Rennes chanteur

Troisième incident : Bientôt, ce zoo inhumain fut rejoint par une autre marmotte chanteuse.
La vidéo de la Marmotte chanteuse.AVI

[désolé Tivi, on a chanté un peu tôt mais on y a pensé. Pile une semaine avant !]

C’était à y perdre sa langue… au chat, enfin la Minouche quoi.

Golf_droopyUn dernier pas de deux avant de tomber sur un chien golfeur. Décidément, c’était à ne plus rien comprendre. Où avais-je atterri ? Dans quelle étagère [hein, Jlhuss & JMP] ?

Le temps de faire un salut révérencieux à la Bourrique et au Bourricot, on s’est enfuis de là.

Exténués.

Mais tellement heUUreUUx de les avoir revUUs.

Be cool, be open.

UU

ps : Pour la route et en hommage à ma blogo-pote. Une p’tite dernière photo. Genre photo de classes [mais ils sont où ? mais ils sont où ? mais ils sont où … nos cam’rades de Montcuq !! la lala la lèreuh… la lala la lah]

Bourrique_uu

La France de l’intégration heureuse (selon UU)

Hier soir, arrivée tardive à la maison.
Un fort bon ouikende. Malgré ma fièvre du dimanche (non non, pas celle du samedi soir non plus).
Je tombe nez à nez avec Le Monde 2 de cette semaine.
"La France de l’intégration heureuse" en titre principal.

Ce titre m’a rappelé une anecdote personnelle.

J’avais quatre ans.

C’était à la fin de l’année 1979.

On était enfin arrivés en France avec ma mère, mes frères et sœur.

Quatre ans que notre père nous attendait en France après la chute de Saïgon.

Il commençait à faire froid en France.

Et je devais aller pour la première fois à l’école.

J’ai pleuré ce jour là.

Un profond sentiment de nouvel abandon j’imagine.

Je me rappelle que ce n’était pas un cri, mais un déchirement qui sortait de ma p’tite bouche.

L’après midi venu, lorsque mes parents sont revenus me chercher, je ne pleurais plus.

Je riais.

Je courais.

Après les filles de mon école maternelle.

Je riais en viêtnamien.

Elles riaient en français.

C’était ça le début de mon intégration en France.

Où les nourritures terrestres deviennent nourritures de l’esprit…

[J-1 avant impact avec la Bourrique et son Bourricot]

On dirait le Sud…

Vendredi soir, je m’envole vers le Sud. Chez ma soeurette. Je dis ma soeurette mais elle est bien plus grande que moi. Enfin, peu importe aujourd’hui.

Deux jours à côtoyer de loin la Grande Bleue, à aller chercher ce soleil qui change de lumière dès qu’on dépasse Valence sur l’autoroute.

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à s’installer par là bas ? Y auraient-ils déjà trouvé ce que les autres mettent parfois toute une vie à chercher ?

Et donc au menu ouikendien, ma blogo-pote, Bourrique, samedi midi. Notre copain de la vraie vie, Etienne, samedi soir. Et re-ma soeurette dimanche.

Un jour, il y aura aussi l’ami di Brazza sur notre chemin de pèlerin sudiste. Mais pas cette fois. Trop court. Il faut le temps de se poser pour croiser l’ami di Brazza. J’ai tellement de choses à partager avec lui : des mots entrecoupés de silences. Il faut du temps devant soi pour dire les silences.

De l’impact bloguesque sur les suisses

Bref, ce sera un encore un bon ouikende gastronomique. La terrine est déjà passée par les fourneaux de la Bourrique. Il paraîtrait que plus elle (la terrine) est vieille, meilleure elle est. Je crois bien qu’il n’y a que les néophytes suisses qui ne le savaient pas. Ah… si les blogs pouvaient aussi servir à éduquer la population outre-alpine. C’est là une nouvelle finalité quasi-fondamentale des blogs à laquelle l’ami di Brazza n’avait pas pensé.

Concours de cuisine entre potes

Tenez, parlant de bonne bouffe, vous avez été nombreux et nombreuses (en fait, vous étiez 2) à vous demander, à me demander de vous tenir informés du concours de cuisine entre potes qui s’est déroulé la semaine dernière.

Tout ce que je savais par avance, c’était que je voulais faire des perdreaux. Parce que c’était la saison. Parce que l’automne était le thème de cette 2ème édition de concours de cuisine entre potes. Trois potes, trois couples. Chacun la charge respectivement de l’entrée, du plat principal et du dessert.

Cette fois ci, j’ai eu droit au plat principal. Ce qui me donne l’avantage de jouer à domicile, avec mes fourneaux, mes ustensiles. Et le droit de rectifier, modifier, refaire jusqu’au dernier moment. Jusqu’à la première sonnerie à la porte.

Pierre Gagnaire

Mon maître spirituel gastronomique est indéniablement Pierre Gagnaire. Inatteignable, indépassable, inégalable. Tout simplement unique dans la voie lactée des étoiles Michelin. Unique et multiple à la fois tant il mérite le maximum d’étoiles.

Ma douce Marie, voilà 3 ans de ça, m’avait fait un joli cadeau d’anniversaire. Une surprise qui plus est. M’inviter à dîner chez le maître Pierre Gagnaire. Une explosion de saveurs, d’associations de goûts divers. Tout en subtilité parfois, en contraste d’autres fois mais aussi de temps en temps en une lumineuse opposition gustative.

Les plats de Pierre Gagnaire sont quasi indescriptibles tant l’explosion culinaire est violente. Vous commandez un pigeon et c’est plus de 6 grandes assiettes qui vous sont présentées une heure plus tard sur votre table. Le pigeon lui-même cuit au millimètre et tous ses accompagnements. L’œil se perd, la bouche salive et le cerveau déraille…

Où les nourritures terrestres deviennent nourritures de l’esprit…

L’impression que vous laisse ce repas se rapproche assez de l’émotion que peut vous procurer une magnifique œuvre d’art contemporain en vous interpellant jusque dans votre for intérieur, quand bien même vous ne disposez pas de toutes les clés pour décrire ce que vous voyez ou ce que vous mangez.

Les perdreaUUx et moi

Où en étais-je déjà ? Ah oui, ce concours de cuisine entre potes…

Voici donc brièvement ce que j’ai fait. Je vous épargne tous les détails techniques. Juste savoir que je faisais tout ce qui suit pour la première fois. Sans filet, la cuisine prend un goût particulier. Très légèrement pimenté… Et tout cela de 8h du matin à 13h. Non-stop. Bienheureusement, douce Marie m’a offert une efficace assistance en cuisine…

Plat_uu   

Servi en 6 exemplaires.

Perdreau braisé à l’armagnac vieux

Accompagné de :

Son coing confit

Son navet rond braisé également

Son mash de pomme de terre à l’huile de truffe noire

Sa cèpe fraîche farcie à la persillade et grains de sel de Guérande 

Ses patates douces en purée, légèrement pimentées et au goût de lard fumé

Sa sauce de cuisson liée au roux blond léger

BeurresPour accompagner le plat et le fromage, j’avais préparé deux beurres aromatisés à tartiner sur le pain : coriandre et citron pour le premier, tomates confites italiennes à l’estragon et au céleri pour le second.

Cos1975Enfin, le tout servi avec le cadeau de mes 30 ans, offert par ma si attentionnée douce Marie: Cos d’Estournel, 1975.

        Notes de dégustation (carafé durant trois heures) :

        Robe : Tuilé, légèrement brique.

        Nez : Sous bois, mentholé (eucalyptus). Signe d’une grande fraîcheur malgré l’âge respectable

        Bouche : Bonne acidité, amertume encore agréablement présent. Une jeunesse encore étonnante. Bonne longue en bouche.

Mignardise bloguesque

Pourquoi se faire du mal quand on peut se faire du bien ? Dans 10 jours, on retrouve Jlhuss dans sa bien-aimée Bourgogne. La bise à JMP le samedi. Puis dimanche, direction Marc Meneau, connaissance de longue date du père Jlhuss.

Ce sera une retrouvaille émouvante avec Meneau, premier 3* Michelin que nous avons fait avec douce Marie. C’était en 1995. Il y a 10 ans. Pour lui offrir son cadeau d’anniversaire à elle cette fois là. Tout mon argent de poche d’un semestre d’étudiant y était alors passé. Trois ans plus tard, je la demandais en mariage chez Alain Passard.

 

[J-1 avant impact avec la Bourrique et son Bourricot]

Be cool, be open.

UU

MAC 37 (2ère partie) – « Au milieu de l’hiver, j’apprenais qu’il y avait en moi un été invincible » – Grand concours 2005 des meilleurs mots lus

[Suite de la 1ère partie…]

Une note hommage à Elisanne (aka double je) et à son MAC (le MAC#37 !).
Hommage à ses beaux mots sur son blog.
Hommage à son éloge écrit du monde sensible, de la vie en général.
Hommage qui met donc naturellement en avant les mots.
Les mots dans toutes leurs assertions [du moins celles qui ont traversées mon esprit].
Une note complexe.
Sans queue ni tête.
Prenez votre temps.
Et surtout partagez vos mots [Le grand concours 2005 des meilleurs mots lus !!!].

Sommaire de la 1ère partie [publication précédente]
Mot dit
Mot pensé
Mots cherchés
Le prénom relatif
Les mots du MAC 37

Sommaire de la 2ème partie [publication d’aujourd’hui]
L’Annonciation : des mots sous la forme d’une peinture
L’anthropomorphisme des mots
Mots chantés
Mots rêvés
Mots lus
Et pour conclure : Grand concours 2005 des meilleurs mots lus

L’Annonciation : des mots sous la forme d’une peinture
Le mot sous la forme d’une image.
Pas n’importe laquelle.
Une peinture.
Pas de n’importe qui.
Fra Angelico.
La grâce.
La sérénité.
L’apaisement.
L’illumination.
Sous son pinceau.
Annoncer. Dire. Partager.
Finalement, parfois, il n’y a pas besoin de mots. Parfois.

Fra_angelico_annonciation_san_marco_flor
Légende : L’Annonciation – Fra Angelico – Couvent San Marco (Florence)

L’anthropomorphisme des mots
Marche_empereur_1La Marche de l’Empereur est devenue aux Etats-Unis le symbole de la lutte active que mènent les fervents défenseurs de l’Intelligence Design.
Prêter la voix d’un homme (celle de Morgan Freeman) à des manchots, quand bien même ils sont empereurs, a suffi pour que les créationnistes y voient la preuve de l’existence de Dieu.
Bon d’accord, je simplifie et exagère.
Quoique…
Des mots anthropomorphes, signes tangibles des mots divins ?

Avec le centenaire de la respectable loi de 1905, peut-on réinventer notre société en instaurant une véritable séparation des mots ?
D’une part, ceux à usage de l’humanité et d’autre part, ceux à usage des fanatiques.
Ces derniers seront alors moins dangereux à ne plus pouvoir parler à mots couverts.

Mots chantés
Cet été, douce Marie et moi nous promenions à travers les vagues arides des Crete Senesi. On avait en tête de nous arrêter à San Quirico d’Orcia. Lieu rêvé pour ses splendides couchers de soleil toscans.

Mais arrivés sur place, cUUrieux de la foule amassée devant cette Collegiata que nous voulions visiter, nous nous informions de l’événement. Un récital. Des Lieder de Schumann plus précisément. Après je ne sais plus quel concerto de Mozart. Peu importe. Car l’émotion fut bien au rendez-vous de ces mots chantés, pas de Mozart.

La Dichterliebe, inspirée à l’origine par Heinrich Heine, forme un ensemble poétique de 16 tableaux chantés, 16 Lieder, 16 panneaux poétiques.

Trois extraits. Pour partager notre émotion.
[N’oubliez surtout pas de cliquer sur chaque Lied. Une surprise sonore vous y attend.]

Listen and enjoy.

Lied #1. Im wunderschönen Monat Mai, [1. En ce merveilleux mois de mai]
Als alle Knospen sprangen, [Où naissent les bourgeons,]
Da ist in meinem Herzen [Voici que dans mon coeur]
Die Liebe aufgegangen. [L’amour s’est éveillé.]

Im wunderschönen Monat Mai, [En ce merveilleux mois de mai]
Als alle Vögel sangen, [Où chantent les oiseaux,]
Da hab’ ich ihr gestanden [Voici que de ma flamme]
Mein Sehnen und Verlangen. [Je lui ai fait l’aveu.]

Lied #10. Hör’ ich das Liedchen klingen, [10. Lorsque j’entends la chanson douce]
Das einst die Liebste sang, [Que naguère chantait ma mie,]
So will mir die Brust zerspringen [Mon cœur se briserait]
Vor wildem Schmerzendrang. [Tant la douleur l’étreint.]

Es treibt mich ein dunkles Sehnen [Là-haut, bien loin dans la forêt]
Hinauf zur Waldeshöh’, [Où me mène un obscur désir,]
Dort löst sich auf in Tränen [De ma peine infinie]
Mein übergroßes Weh’. [Me délivrent mes larmes.]

Lied #16. Die alten, bösen Lieder, [16. Ces maudites chansons du diable,]
Die Träume bös’ und arg, [Ces maudits rêves de malheur,]
Die laßt uns jetzt begraben, [Qu’on les porte aussitôt en terre!]
Holt einen großen Sarg. [Allez chercher un grand cercueil!]

Hinein leg’ ich gar manches, [Car bien des choses j’y mettrai]
Doch sag’ ich noch nicht, was; [- Quoi: vous le saurez tout à l’heure.]
Der Sarg muß sein noch größer, [Et qu’il soit grand, et plus encore]
Wie’s Heidelberger Faß. [Que la tonne de Heidelberg!]

Und holt eine Totenbahre, [Allez donc chercher une bière]
Und Bretter fest und dick; [Faite de planches bien épaisses;]
Auch muß sie sein noch länger, [Qu’elle soit longue, plus encore]
Als wie zu Mainz die Brück’. [Que le fameux pont de Mayence!]

Und holt mir auch zwölf Riesen, [Allez chercher douze colosses,]
Die müssen noch stärker sein [Et qu’ils soient forts, et plus encore]
Als wie der starke Christoph [Que le saint Christophe qui orne]
Im Dom zu Köln am Rhein. [La cathédrale de Cologne!]

Die sollen den Sarg forttragen, [Ils emporteront ce cercueil]
Und senken ins Meer hinab; [Et le jetteront à la mer;]
Denn solchem großen Sarge [A un coffre de cette taille]
Gebührt ein großes Grab. [Il ne faut guère d’autre fosse.]

Wißt ihr, warum der Sarg wohl [Maintenant voulez-vous savoir]
So groß und schwer mag sein? [Pourquoi ce cercueil pèse tant?]
Ich senkt’ auch meine Liebe [C’est parce qu’avec lui je noie]
Und meinen Schmerz hinein. [Mon fol amour et mes souffrances.]

Source de la traduction : Auditorium du Louvre

Mots rêvés

Le langage est l’équivalent pour la bouche vide du rêve pour les yeux fermés.

Pascal Quignard, in Vie secrète, 1998.

Mots lus
Du pouvoir des mots.
Lire Camus et pleurer.
Ce pouvoir est terrible.

Des mots.
De l’importance des mots.
Pourquoi écrire un mot ?
Pourquoi faire un mot ?
Comment se fabrique un mot ?
Comment un mot tisse-t-il un lien entre les êtres ?
Que s’y trouve-t-il en son for intérieur pour qu’il ait ce pouvoir ?

En vous offrant cet extrait quelques mots plus bas, je comptais initialement vous parler de bien des choses.
Parler des sens.
Parler de la lumière.
Parler de la Méditerranée.
Parler des mythes.
Parler des métaphores.
Parler du rythme, du glissement.
Parler du contenu, de la puissance de ce texte.
Tel un cri originel, un cri sourd et primal à la fois, de l’Homme au monde.
De l’Homme révolté par ce qu’il a vu.
Révolté par ce dont ses semblables sont capables.
Révolté par l’horreur de leurs actes qui ont précipité notre monde aux portes d’un enfer.

Finalement, je n’en ferai rien. Laisser parler Camus.
Et le lire en version originale.
Les yeux embrumés.
Sans filtre.

A midi, sur les pentes à demi sableuses et couvertes d’héliotropes comme d’une écume qu’auraient laissée en se retirant les vagues furieuses des derniers jours, je regardais la mer qui, à cette heure, se soulevait à peine d’un mouvement épuisé et je rassasiais les deux soifs qu’on ne peut tromper longtemps sans que l’être se dessèche, je veux dire aimer et admirer.

Car il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer. Nous tous, aujourd’hui, mourons de ce malheur. C’est que le sang, les haines décharnent le cœur lui-même ; la longue revendication de la justice épuise l’amour qui pourtant lui a donné naissance. Dans la clameur où nous vivons, l’amour est impossible et la justice ne suffit pas. C’est pourquoi l’Europe hait le jour et ne sait qu’opposer l’injustice à elle-même. Mais pour empêcher que la justice se racornisse, beau fruit orange qui ne contient qu’une pulpe amère et sèche, je redécouvrais à Tipasa qu’il fallait garder intactes en soi une fraîcheur, une source de joie, aimer le jour qui échappe à l’injustice, et retourner au combat avec cette lumière conquise. Je retrouvais ici l’ancienne beauté, un ciel jeune, et je mesurais ma chance, comprenant enfin que dans les pires années de notre folie le souvenir de ce ciel ne m’avait jamais quitté. C’était lui qui pour finir m’avait empêché de désespérer. J’avais toujours su que les ruines de Tipasa étaient plus jeunes que nos chantiers ou nos décombres. Le monde y recommençait tous les jours dans une lumière toujours neuve. Ô lumière ! c’est le cri de tous les personnages placés, dans le drame antique, devant leur destin. Ce recours dernier était aussi le nôtre et je le savais maintenant. Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible.
Albert Camus, in L’Eté, (extrait du Retour à Tipasa), 1952.

Grand concours 2005 des meilleurs mots lus
Le récent espacement de mes notes est propice à un nouveau jeu.
Que dis-je ? Ce n’est pas un jeu… Plutôt un concours.
Ou mieux une anthologie.

Un concours qui prendra plus de temps que d’habitude.
Mais qui fera la part belle aux mots.
Ces mots qui sont si importants pour nous blogueurs. ;o)

Et voilà donc, le « Grand concours 2005 des meilleurs mots lus ».
Cela consiste à publier la page lue que vous avez préférée en cette année 2005.

Règle 1 : Vous devez avoir lu cette page en 2005.
Règle 2 : La longueur doit être significative et former un ensemble. Une page, une demi-page, un tiers de page, un quart de page… A éviter : les citations, les maximes, les phrases isolées.
Règle 3 : La longueur maximale est une page de livre.
Règle 4 : Le style est libre. Cela peut être drôle, émouvant, épique, surréaliste… Cela peut être un essai, un roman, un polar, une poésie, une biographie, une nouvelle historique, etc.
Règle 5 : Ne pas oublier de citer l’auteur et l’ouvrage. Facultatif : vous pouvez commenter, motiver votre choix. Mais le commentaire est facultatif. On peut ne pas avoir envie de d’expliquer pourquoi… Ca se respecte.
Règle 6 : Pour participer, il suffit de m’envoyer par émile vos mots. La boîte de réception est ouverte 24h/24, comme dans les grands hôtels : huuan@yahoo.com.
Règle n°7 : Vous pouvez m’envoyer tout ça à partir d’aujourd’hui et ce jusqu’au 18 novembre 2005. Date jalon : mon blog aura 9 mois ce jour là. Une gestation symbolique. Qu’en sortira-t-il à cette date ? Que mettra au monde mon blog ce jour là ?
Règle n°8 : La forme de publication de vos mots lus n’est pas encore arrêtée. Au fil de l’eau ou un grand lâcher de ballons le 18 novembre 2005 ?
Règle n°0 : Il y aura un cadeau. Symbolique. Un jury sera constitué. Tout cela sera communiqué en temps voulu.

Note : Considérez que mon extrait de Camus de l’Eté est ma participation à ce concours. Ben quoi ? Moi aussi, j’ai le droit de participer pour gagner ce cadeau ! ;o)

Be cool, be open.

UU

MAC 37 : Hommage aux mots d’Elisanne (1ère partie)

[La note originale que j’avais l’intention de publier a été scindée en deux parties. Pour en faciliter la lecture. Pour en faciliter la digestion. ;o)]

Une note hommage à Elisanne (aka double je) et à son MAC (le MAC#37 !).

Un MAC spécial.
Une sorte de hors-série.
Une publication hors-normes.
Je suis parti de son MAC (jusque là, c’est du classique).
Et le temps passant, j’ai eu envie d’écrire au delà du MAC.
Petit à petit, le thème s’est imposé… l’appétit est venu en écrivant…

Et donc, hommage aux beaux mots qu’on peut lire sur son blog.
Hommage à son éloge écrit du monde sensible, de la vie en général.
Hommage qui met donc naturellement en avant les mots.
Les mots dans toutes leurs assertions [du moins celles qui ont traversées mon esprit].
Une note complexe.
Sans queue ni tête.
Prenez votre temps.
Et surtout partagez vos mots [Grand concours 2005 des meilleurs mots lus].

Sommaire de la 1ère partie [publication ce jour]
Mot dit
Mot pensé
Mots cherchés
Le prénom relatif
Les mots du MAC 37

Sommaire de la 2ème partie [publication à venir]
L’Annonciation : des mots sous la forme d’une peinture
L’anthropomorphisme des mots
Mots chantés
Mots rêvés
Mots lus
Et pour conclure : Grand concours 2005 des meilleurs mots lus

Mot dit
Il y a des mots qui blessent.
Des mots qui se révèlent parfois en plein jour, dès le premier jour.
D’autres mots se cachent quelque temps pour mieux vous surprendre ultérieurement.
Tel un poison venimeux qui allonge la torture mentale.
Parfois un seul mot.
Rien qu’un seul.
Qui blesse.
Ce mot là a été dit… Maudit.

Mot pensé, un seul
Merci.
Je le pense, je le dis.

Mots cherchés
[Paragraphe sponsorisée par G**gle Search et Blogpatrol]
Je me permets…
Je me permets bien des choses, maintenant que j’espace la publication de mes notes.
Je me permets de vous publier la liste des mots cherchés.
Ces mots-clés qui ont permis à des internautes assoiffés d’arriver sur ce blog.
Une sélection de ces mots-clés. Pas tous.
Seulement une collection que je voulais exposer.
Une vitrine de mots-clés bizarres.
De misfits.
De freaks.

Une question que je me pose : Que cherchaient-ils ces internautes avides ?
Etaient-ils en quête ?
En croisade ?
Que voulaient-ils *vraiment* ?
En fait, je crois que je préfère ne pas connaître la réponse.
Mots enfouis.
Me cacher les yeux.
Me boucher les oreilles.
Notre société serait-elle mal en point ?

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Le prénom relatif
De la relativité des mots à travers les frontières.
De la relativité des prénoms en particulier.
Prénom : mot à l’exégèse très relative.
Casimir est le prénom du nouveau premier ministre polonais.
Moi, Casimir, ça me fait penser au Village dans les Nuages.

Les mots du MAC 37
Mac37elisanne

Etre multiple.
Se démultiplier.
Etre femme, amante, épouse, mère et fille à la fois.
Actrice d’une vie.
Actrice de sa vie.

Elisanne met en scène, dans son MAC, la vie, le destin de Lou Andreas Salomé.
Ou comment la condition de muse « intouchable » la transforme en symbole absolu du désir.
Mais ne pas consommer le désir infante le désir.
Paradoxalement, cette non-consommation charnelle donnera naissance à… des mots. Nietzche, Rainer Maria Rilke mais aussi Freud.
Tous envoûtés par le charme de Lou Andréas Salomé.
Sous l’œil averti de Pierre Rey, tout empreint d’une délicate libido ou plus exactement d’une subtile sublimation du désir.
Allez comprendre pourquoi…

Ah… comprendre pourquoi… C’est ce que fait justement Serge Leclaire.
La boucle ne serait pas bouclée sans ce lacanien de la première heure.
La boucle d’une vie se noue lorsqu’on arrive à comprendre les clés de son enfance.
J’ai lu il y a 3 ou 4 ans son maître ouvrage.
Ecrit en 1975.
Année de ma naissance.
Leclaire« On tue un enfant », il s’intitulait.
Un ouvrage fondateur.
Du genre de ceux qui vous font basculer dans le monde des adultes.
Ne pas le lire ex-nihilo.
Vous n’y comprendrez rien.
Le lire quand la violence du monde vous oblige à sortir de votre enfance.
Le lire quand le monde vous presse d’ouvrir les yeux.
Le lire quand le monde vous crie à la figure qu’il faut devenir adulte.
Et quand vous l’êtes devenus, alors il devient urgent de retrouver son cœur d’enfant.

Etonnamment, ce travail sur soi permet la rencontre avec l’amour. Serge Leclaire le dit indirectement : « Il n’y a de la psychanalyse que lorsqu’en vérité se produit la rencontre de deux paroles naissantes ; comme en amour, certes mais à mots nus et corps mouchetés ».

Savoir parler.
Savoir utiliser les mots.
Les bons mots au bon moment.
Est-ce finalement là que se trouve la clé du bonheur ?
La clé de l’amour ?
Pourquoi est-ce si difficile ?
Pourquoi est-ce si simple ?

Savoir parler.
Pour se comprendre.
Et éviter les déchirements.
Les guerres.
Les vraies.
Mais aussi les guerres de l’âme.
Le saviez-vous ? Mon prénom, le vrai, veut dire : « Celui qui est pacifique ».

[suite au prochain épisode]

Be cool, be open.

UU