AbsUUrde

Je n’ai pas eu le temps d’investiguer, d’approfondir mais il me semble que depuis quelques temps, le monde devient carrément absUUrde :

GuantanamoL’ONU vient de remettre un rapport où elle demande à Bush de fermer Guantanamo. Ah bon ? Mieux vaut tard que jamais mais bon, c’est quand même inquiétant que l’ONU prenne tout ce temps pour remettre un tel rapport dont le contenu était déjà connu de beaucoup.

Guantanamo_prisonerA Guantanamo encore, on nourrit de force les grévistes de la faim par une sonde nasale. Je ne savais pas qu’on pouvait faire ça. C’est horrible comme image, non ?

Porte-avions Clémenceau : 30 tonnes d’amiante ont disparu dans la nature. ClemenceauAlliot-Marie a porté plainte. OK cool. Maintenant, l’explication : soit le sous-traitant de l’armée a égaré les papiers de l’entreprise, soit il y a eu détournement de ces 30 tonnes. Mais bon, 30 tonnes c’est beaucoup quand même. En même temps, c’est peu par rapport à d’autres choses : combien de « Pétrole contre Nourriture » ont été détourné ?

Burial_servicesAux Etats-Unis, on peut assister à un enterrement en restant dans sa voiture. Ca doit s’appeler le « burial drive-in », j’imagine. Alors, vous allez là, et vous jetez la fleur de votre fenêtre sur le cercueil comme on réceptionne son Big Mac par la vitre de son pick-up.

Poupe_gonfl_1Last but not least, l’orgasme féminin peut être atteint en 30 secondes. Y a même des bouquins [américains] pour vous expliquer comment faire. C’est terrifiant, je trouve. Où est le plaisir ? Le sexe est définitivement devenu un pur objet de grande consommation. Qu’on met dans le lecteur comme n’importe quel DVD qu’on vient de s’acheter à 15 centimes d’euros [i.e. « à deux balles »]. Je n’ai pas lu le bouquin [juste trouvé un site hallucinant de machisme en tapant "30 seconds climax" dans G**gle]. J’en connais même pas les références. Juste une histoire comme ça, entendue sur France Q.

Note fourre-tout, note bordélique. Un peu comme le reflet de notre monde lui même bordélique, absUUrde.

Be cool, be open.

UU

Changer le monde

A l’époque où j’avais pleuré après avoir vu au cinoche « Land and Freedom » de Land_and_freedomKen Loach, j’avais une furieuse envie de changer le monde.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Peut-être ai-je mis de l’eau dans mon vin. Peut-être. Mais je ressens toujours ce sentiment de révolte qui m’avait tant bouleversé dans ce film alors que j’avais à peine 20 ans.

Quelque mois après ma dé-blog-alisation, je crois avoir maintenant trouvé un but. Une sorte de carburant qui donnera du sens à mon projet professionnel pour au moins … 15 à 20 ans.

Voilà deux semaines, j’ai signé pour mon futur nouveau job. I have a dream… Celui de mettre l’humain à nouveau au cœur des choses. A ma façon. Là où on s’y attend le moins aujourd’hui. Au cœur du système dominant de l’économie de marché. Et de prouver que la logique de rentabilité n’est pas incompatible avec une certaine humanité, une certaine temporalité, une certaine poésie, un certain égard à l’art [si l’art traverse les âges et revêt ce besoin impérieux de durer, pourquoi ne pas s’en inspirer ?]. Ce sujet est énorme et infiniment complexe. A la croisée des sciences humaines, des paradigmes économiques, de l’épistémologie artistique, de la considération tout simplement humaine et puis bien sûr de la finance…

Déjà, cela va me prendre plusieurs années à l’écrire, ce projet. Puis viendra le temps de sa mise en œuvre. Mais aujourd’hui, je viens d’acquérir une conviction, grâce à une rencontre déterminante à la fin de l’année dernière. La conviction que c’est *possible*.

Oui, je crois savoir que c’est un peu dingue comme projet… Tant mieux en fait… Parce que, finalement, il doit être possible de le changer, ce monde, bon sang de bonsoir !

« J’appartiens à l’école des théoriciens politiques qui jugent que l’on n’a jamais à choisir entre le bien et le mal, mais entre les degrés inégaux de mal ou de bien ; j’appartiens au nombre de ceux que l’on appelle les pessimistes, à tout d’ailleurs puisque les pessimistes de mon genre veulent sans cesse améliorer la société, fragment par fragment. Simplement, ils ne connaissent pas de solution globale. »   Raymond Aron

Be cool, be open.

UU

ps : Oui, je sais. Mettre Ken Loach et Raymond Aron dans la même note, c’est un peu ésotérique… ;o) Mais sérieusement, c’est à ce prix qu’une nouvelle voie politique peut être trouvée. Enlever les étiquettes et prendre ce qui est bon, à droite comme à gauche.

Petit pas de deux, à deux

[Cette musique (*) fait partie intégrante de la note…]

D’abord une sombre et oppressante envie de chanceler
Sans filet, sans phare, sans aucune lumière
Une lente et menaçante envie de pleurer
Les yeux embués d’amour, allongés sous nos paupières

Sans peur, sans amertume
Nos doigts emberlificotés
Nous marchions dans la brume
Douce Marie est à mes côtés.

Puis une soudaine et irrésistible envie de danser
Sans fioriture, nos rêves en pleine lumière
Une profonde et succulente envie d’un baiser
Les yeux embués d’amour, allongés sous nos paupières

Mac_uumarie_1 Douce Marie, tu veux bien m’accorder cette danse ?

[La bizz du ouikende à toutes et à tous, qu’il soit doux et plein de vie]

Be cool, be open.

UU

(*) Danse hongroise n°1 en Sol mineur, de Brahms

MAC 42 : EdUUcation sUUisse

Ah… jmesuiléssépoucélacravat… Que dire de lui ? Un fidèle blogUUesque de la première heure… ;o)

En hommage, je vais remettre ici ses MAC rétrospectifs. Car ce franco-sUUisse est l’un des plus virulents hardcore MAC players.

1. Le MAC où on peut lire toute sa fulgurante carrière professionnelle ! Cliquez ici.

2. Le MAC de l’amour nonchalant, du genre à buller au soleil sur un hamac posé sur une plage de sable blanc… Cliquez .

3. Ce MAC est un des plus énigmatiques que j’ai reçus, si ce n’est le plus mystérieux ! Cliquez ici-là.

4. Et last but not least, sa douce, prénommée Breizhette, m’avait envoyé à l’insu du plein gré de son cher mari [jmesuiléssépoucélacravat donc], un MAC inoubliable, celui d’Eva. Je crois vraiment que c’est le plus merveilleux d’entre tous les MAC. Non non, je n’exagère pas… ;o)

Bon cela dit, après cette note-hommage, passons au MAC 42.

On va bien se marrer là…

C’est un dialogue FICTIF entre jmesuiléssépoucélacravat [en chaussons rouge en pointure quarante-douze] et la mignonne p’tite Eva [en chaussons louchant pointure onze].

Mac42jmlplceva– Dis Papa… C’est quoi cette bouteille de lait ?

– Hmm… Ben c’est à dire que…

– Dis Papa… C’est quoi cette bouteille de lait ? [ton insistant]

– Alors, tu vois. Là, c’est ta mère. Là, c’est ma ****, etc.

– [splaassshh…]

Bref, si vous n’avez pas compris, c’est parce que vous n’avez pas encore cliqué sur la photo du MAC 42. ;o)

[Il y a une détéroriation incommensurable de la ligne éditoriale de ce blog. Est-ce l’influence des requins d’Annie-Claude ?… ;o)]

Be cool, be open.

UU

ps : Vous ne savez pas quoi faire de ce ouikende qui arrive. Ca tombe bien. Prenez votre appareil photo et faites un MAC ! ;o) La règle est simple : il faut qu’il y ait un pied [ou deux] – habillé ou non et sur un fond que vous aurez choisi. Le reste, je m’en occupe. Le tout, à empaqueter et remettre sous pli discret chez huuan@yahoo.com. Pour vous inspirer : voir la galerie permanente des MAC.

Mériter la campagne chablisienne en hiver

Dimanche matin, douce Marie dormait. Elle m’avait lâchement laissé tomber pour dormir dans les bras de Morphée toute la matinée. Il faut dire que tout le monde s’y était mis la veille pour nous [Jlhuss et moi] dissuader d’aller à cette Saint Vincent tournante (*).

« Y sont tous bourrés là bas… »
« C’est n’importe quoi leur tralala tralalalalère
! »
« Fait froid »
« C’est trop tôt. Moi j’dors »

(*) Euh… rien à voir avec un gang-bang hein !… ;o)

Bon bref, je n’écoute personne et y vais pour me faire ma propre opinion. A 10 heures, dimanche matin, Jlhuss passe me prendre et on file dans le chablisien…

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la vigne en hiver reste très photogénique. En tout cas dans le chablisien.

1_vignes_chablis

C’est là que l’on commence à se marrer. Ah… Le p’tit chablis de Lignorelles !… Ben au moins, il réchauffe le cœur.

2_lignorelles

Non mais parce que l’ambiance est joyeuse [quoique glaciale d’un point de vue physico-chimique]. Ca chante…

3_lme_du_vin

… et puis ça danse !

4_danse

Bon, ça cause pas mal aussi. On se marre bien avec Jlhuss à regarder et écouter les officiels avec leurs discours…

5_discours

Et puis, hop, le couronnement de la reine du Chablis. Ou un titre dans le même genre. J’sais plus. Bon, il se trouve qu’elle est née à Lignorelles et que son père est vigneron à Lignorelles depuis des lustres. Ca la désignait parfaitement pour ce rôle qui consiste [principalement si j’ai bien compris] à sourire tout le temps. Même à moins deux degrés.

6_reine

En attendant, l’enfance est fascinée. Est-ce par les officiels, les costumes des gars en jaune et vert, ou par la Reine. On ne le saura pas. De toute façon, j’ai pas eu le temps d’aller lui demander.

7_enfant

Ben oui quoi, je n’avais pas le temps parce qu’il fallait courir après Jlhuss un peu partout. Il prenait des photos sous tous les angles. Faisait des clins d’œil à ses copains. Voulait toujours être aux premières loges. Comme si je voulais être dans la fosse pour un concert de Franz Ferdinand, vous voyez ?

8_jlhuss

En attendant, j’suis allé dire bonjour à [Saint] Vincent. Il avait l’air occupé, une grappe de raisin à la main. Tailleur de vigne sûrement le gars… J’ai salué Marie au passage, pleine de grâce.

9_saint_vincent

Bon, on avait fait le tour avec Jlhuss. Lignorelles était trop petit pour nous. On voyait plus grand. Un nouveau parti politique peut-être ? ;o)  En fait, on avait surtout très froid et on a repris aussitôt la voiture pour Auxerre avant d’avoir des surgelés dans les chaussures.

10_auxerre

Journée extravagante. Journée exténuante. Le repos du guerrier est amplement mérité…

11_sieste

Be cool, be open.

UU

La pensée du vendredi #7: Un tatouage de l’âme

Récemment, j’ai pensé ça:

Lille_2004Les prénoms sont des mots [LES mots, devrais-je écrire car ce sont certainement les seuls  à avoir cet effet à ma connaissance] qui impriment leur trace dans votre être intime. Comme un tatouage de l’âme.

Pour ma part [certains le savent déjà], mon prénom veut dire littéralement : « celui qui est capable de paix ».

Vous vous dites peut-être que c’est beau à porter. Oui certainement. Définitivement oui. Mais parfois, cela peut être lourd aussi. Mais peu de personnes peuvent vraiment comprendre. En tout cas, cela m’a amené à penser ce que j’ai écrit plus haut.

A le penser et à le ressentir aussi.

Très beau ouikende à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

Une réflexion en vrac : Chine, mondialisation, emplois industriels, politique de la recherche

Concernant le développement de la Chine, il y a selon moi deux facteurs dont on parle peu généralement, et qui expliquera leur puissance économique à l’avenir.

Chinese_new_year1. La réserve de main d’oeuvre n’est pas infini mais presque. Il y en a pour 20 ans, voire 30. Les Trentes Glorieuses chinoises en somme.
Leur avantage compétitif de bas salaire va perdurer donc dans le temps. Plus que les pays de l’Est ou le Mexique.

2. La Chine reste très empreinte de doctrine confucianiste. La valeur du travail n’est pas que sociale mais aussi spirituelle. D’où un sens exacerbé du sacrifice à travers la "valeur travail" difficilement compréhensible aux yeux occidentaux.

Ces deux facteurs combinés font que le monde macro-économique [et donc forcément politique] sera bipolarisé : les USA et la Chine.

L’Europe, malheureusement, n’a pas une constance politique qui lui permette d’arriver à la cheville de ces 2 puissances. Je m’en désole personnellement, ayant voté "Hui" le 29 mai dernier.
La cacophonie fiscale sur la TVA à taux réduit dans le bâtiment en est un exemple parmi tant d’autres.

Bref, le 21ème siècle est déjà polarisé USA/Chine et le restera un bon moment.

Cela a donc un impact immédiat sur la mondialisation. Car l’intelligence du régime chinois est d’avoir accepté depuis des années les règles de l’OMC pour mieux en exploiter les failles plutôt que de se mettre à l’écart. Qui peut leur reprocher de ne pas avoir prévenu plusieurs années par avance que les quotas du textile allaient être supprimés ? Les médias ont transmis un message de psychose comme si ce couperet venait de tomber alors que les gouvernements occidentaux sont au courant depuis bien des années, ayant signé cet accord international.

Et c’est là que la responsabilité politique est en jeu.
Pour adapter les bassins textile en France, pour prévoir, promouvoir, inciter aux conversions  professionnelles avant les plans sociaux inévitables.

Car cette mondialisation là est un mouvement irréversible.

La spécialisation des régions du monde en zones plus ou moins compétitives est inéluctable. L’ASEAN le fait en son sein. Et l’Europe en son sein doit aussi mener cette réflexion.

Oui, il est des industries plus efficaces [osons même dire rentables] en Pologne ou ailleurs. Oui, il est des produits dans ces mêmes industries pour lesquels les coûts de production sont … inférieurs en France : car l’automatisation, la qualité, la valeur ajoutée, la proximité, la flexibilité peuvent être valorisées. Un produit que l’on mettra dans une usine à bas coûts peut aussi revenir cher dans la mesure où pour un bon produit livré, l’usine aura eu à en produire deux… Et croyez moi sur parole, je sais de quoi je parle.

Se plaindre n’est pas la solution. Agir pour pallier serait déjà un début. En mettant les efforts au bon endroit. Car je reste convaincu que dans toutes les industries, il est possible de maintenir des emplois industriels en Europe et en France en particulier.

Je me répète : Il faut une réflexion sur la valeur ajoutée des produits que l’on produit et au vu des enjeux, une véritable politique de l’innovation industrielle qui dépasse le groupe industriel, aussi international qu’il puisse être.

Pour parler maintenant de Recherche et d’Innovation, cela reviendrait en quelque sorte à dire qu’il faut gouverner sans tenir compte d’échéances électorales. Mais c’est peut-être trop en demander à la démocratie.

Be cool, be open.

UU

[Note : commentaire écrit en réaction à la très intéressante note chez Argoul sur Daniel Cohen, et posé chez lui également]

MAC 41 : UUn sonnet en alexandrins approximatifs

Candide m’a fait un joli cadeau. Un MAC tropical [Fonds Blancs, en Martinique] qui nous fait rêver en cette saison froide, au ciel bas et lourd… Ce ne sont pas ses pieds mais ceux d’un certain Pierre, dans son *entourage*.

Depuis plusieurs jours, après la réception de ce MAC, je me suis donné du temps. Le temps qu’il s’impose à moi, ce texte qui doit l’accompagner… Puis un jour [hier], il m’est apparu un … sonnet. Et hop, c’était parti pour deux quatrains et deux tercets. Héhé ;o)

Voici donc le MAC de Pierre, envoyé par Candide.

Mac41pierrefondsblancs

UUn sonnet en alexandrins approximatifs

Jeune, Pierre rêvait d’une vieillesse dorée
Comme celles à passer son temps à siroter.
Un Mojito par ci, un Mojito par là…
Les courtes années passent, effacent ses pas.

La bouée de la trentaine le fit flotter,
Doucement, mollement, sous les cocotiers.
Puis il eut cette vision d’un bébé sous le bras…
Les longues années passent, et forcent le pas.

Aujourd’hui, il est lui-même sans se reconnaître.
L’altérité, c’est ce qui fait que personne
Ne peut se faire rire en se chatouillant soi-même. (*)

La morale de cette histoire sans fondement :
Pierre qui roule n’amasse pas mousse…
Cependant cela y contribue fortement.

(*) Cette phrase lumineuse sur l’altérité est empruntée à Jean Baudrillard [in Cool Memories V].

Bon, la bonne nouvelle, c’est que je me marre toujours autant à écrire
des textes sur vos MAC. Et donc allez-y, ma besace à MAC est toujours
là : huuan@yahoo.com. Délai de publication certes non garanti. ;o)

Be cool, be open.

UU

Chuc Mung Nam Moi (*)

(*) Aux oreilles de celles et ceux qui me lisent, ce titre ne doit pas dire grand chose. [ah si, ZeBigBro aura déjà compris ! ;o)].

Il veut tout simplement dire en viêtnamien :

Je vous souhaite [Chuc]
Une heureuse [Mung]
Année [Nam]
Nouvelle [Moi]

Le hasard fortuit du calendrier a voulu que je poste hier mon ultime note avec un chaleureux Feliz Año.

Il est aujourd’hui temps de le faire en viêtnamien puisque ce dimanche 29 janvier 2006 est le jour du Têt, premier jour de l’année lunaire 4703 [!], sous le signe du Chien et de l’élément Feu.

Il y a en Asie, et notamment chez les viêtnamiens, une symbolique très forte autour des activités des uns et des autres ce jour là. La première personne qui passe le pas de votre porte, le premier rêve que vous faites, un comportement plein de pureté et empreint d’amour durant les trois jours qui suivent le Têt, etc.

Personnellement, il y en a une qui m’a toujours suivi, outre le salut respectueux de l’autel des ancêtres.

Il s’agit en fait du Banh Chung ! Forcément, c’est culinaire… [de ma part, à quoi s’attendre d’autres, hein ?]. C’est un plaisir incommensurable chaque année lorsque je peux en manger. Ma mère en faisait auparavant à la maison, pendant quelques années. Puis les enfants partant à droite à gauche de par le monde, elle a malheureusement arrêté. Depuis j’en achète dans les épiceries asiatiques. Ces Banh Chung apparaissent à la période du Têt car c’est un des mets symboliques du passage à la nouvelle année.

Pour des palais occidentaux, je pense que c’est un mélange qui peut dérouter. Personnellement, j’adore !

C’est tout simplement une sorte de gros pavé de riz gluant, cuit à la vapeur dans des feuilles de banane [qui donne un goût extraordinaire au riz], et farci principalement de *vraies* graines de soja et de viande de porc assaisonné.

Ce "gâteau" préfigure, d’après ce que je me rappelle, un vieux conte viêtnamien où on dit que ce gâteau représente l’Univers, avec  ce qu’il représente de plus précieux en son centre… Cela peut faire sourire mais en attendant la Voie Lactée, c’est un peu le même genre de métaphore, non ? Héhé ;o)

Banh_chungLa tradition dans la maison familiale de mes grands-parents maternels était de le manger sucré, i.e. saupoudré de sucre en poudre. Alors que le reste du Viêtnam le mange nature ou salé [avec du porc au caramel par exemple].

J’en ai gardé un souvenir de bonheur depuis que je suis tout petit de ce plat [un peu bourratif au demeurant]. Depuis que je l’ai acheté et photographié dimanche dernier mon Banh Chung, et bien il n’en reste plus une miette aujourd’hui…

C’est marrant d’ailleurs. On dit en viêtnamien : "aller manger le Têt" et non "célébrer le Têt". On parle bien sûr de "nourritures célestes"…

Après vos bons voeux d’hier, je vous souhaite une très belle et heureuse année du Chien de Feu.

Be cool, be open.

UU

ps: J’ai reçu un MAC de Candide… Je n’ai pas encore le texte qui l’accompagnera ce MAC, mais pour sûr, ça vous fera rêver ! ;o) Et vous, avez-vous pensé à m’envoyer votre MAC ?  Cela peut être une bonne résolution pour ce Nouvel An chinois ! ;o)