Il est cinq heures, Paris s’éveille

Face à votre douce pression morale de ne pas trop dé-bloguer, face à ma douce Marie qui me convainc que ce sera une note en souvenir d’une belle Nuit Blanche, je me connecte aujourd’hui pour vous publier rapidement quelques clins d’œil de notre parcours nocturne.

A cinq heures du matin, on y était enfin arrivés, au Paradis.

Be cool, be open.

UU

ps : Ah, j’oubliais… Etant joUUeur, j’ai caché dans cette note 3 vidéos [qualité tout à fait approximative… entre 5 et 12 Mo par vidéo… ]. Elles sont là pour vous faire partager l’ambiance particulière de la Nuit Blanche. Cherchez bien.

Organism – Gonzales – Eglise Saint Jean de Montmartre

Sublime. Gonzalès aux accents de Feist sur un orgue lumineux dans une atmosphère mystico-brumeuse.

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L’Expérience Senseo®  » Vision Multicolore  » – Square Louise Michel

Ou comment le marketing moderne est désormais omniprésent lors des grands événements festifs. Pour le meilleur et pour le pire. Mode de financement culturel comme un autre. En tout cas, la diversité multicolore a été respectée jusqu’au moindre détail : une brune, une blonde. Parité capillaire moderne.

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Oedipe Roi revisité – Nakion / Didier Poiraud – Rue Muller – rue Ramey – Mairie du 18e – rue du Poteau

Installation on ne peut plus absconse. Surtout au vu du sujet. Œdipe Roi… On l’a cherché pendant une heure, sur plus de 13 façades de maisons. A la fin, quand on l’a trouvé, il venait de commettre l’acte irréparable. Il est terrible cet Œdipe. Il aurait mieux fait de rester chez lui.

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Dernier train pour les limbes – Thierry Poiraud / Œdipe roi (suite) – Petite Ceinture – Ancienne voie ferrée désaffectée – De la Porte de Montmartre à la Porte de Clignancourt

Descente sur la voie. Désaffectée. On s’engage sur la voie. Encore cet Œdipe qui nous hante. On le retrouve en train de se faire dévorer. A moins que ce ne soit Tirésias. Et puis… La rencontre horrible. Cerbère, chien de garde de l’enfer. A moins que ce ne soit le Sphynx. L’antre du Sphynx, paraît-il officiellement. Pour moi, c’était Cerbère. Si vous trouvez la vidéo, vous comprendrez pourquoi.

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Rhys Chahtam / LA Crimson Grail Moves Too Fast to See – Basilique du Sacré Cœur

Hmm… Sceptique… J’étais sceptique à la vue des 300 guitares électriques qui se dressaient dans la Basilique du Sacré-Coeur. Sceptique quand ça a démarré. Puis finalement, avec le recul, c’est devenu l’installation la plus envoûtante de ce parcours. Point d’orgue sur les Chemins du Paradis. Surplombant le tout Paris endormi à cinq heures du matin. Après un MAC sur le prie-dieu, je me suis assoupi. A un moment, un ange a posé sa main sur mon épaule pour me réveiller. J’étais arrivé…

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Passons la Nuit (Blanche) ensemble…

NbSamedi premier octobre deux mille cinq.
Ce sera la Nuit Blanche à Paris.
Douce Marie et moi retrouvons des copains zé copines à nous.
Ce sera à vingt et une heures.
A l’intersection de la place des Abbesses et de la rue Yvonne le Tac.
Alors, si vous voulez vous joindre à notre p’tit groupe. ;o)
Pour un serrage de paluche dans la *vraie* vie…

Des cinq parcours, j’en ai retenu un : Les Chemins du Paradis.
Ai-je une conscience à me racheter ?

Enfin, deux seuls mots d’ordre pour demain : Be cool, be open.

UU

note : Le parcours commence avec Gonzalès et une installation sonore à l’église Saint Jean de Montmartre, place des Abbesses [vous savez ? la musique d’accompagnement de ma précédente note… heureuse surprise ;o)]

ps : Vous savez pas à quoi on ressemble ? Ben… à çà.

Dé-blog-alisation

[Note à lire en écoutant ceci : Mélancolie de Gonzales. Une mélodie aux accents de Satie. Si doux…]

Phase de doute.
Question en suspens.
Temps qui s’échappe.
La vraie vie serait-elle ailleurs ?

Dilemme.
Schizophrénie.
Tiraillement.
Ane de Buridan.

Avez-vous entendu ça, dans Le Parrain :

Un homme qui ne passe pas de temps avec sa famille n’est pas vraiment un homme.

Moi non plus, je ne l’avais pas entendue.
Et aujourd’hui, cette phrase résonne.

Par ailleurs…

J’ai annoncé il y a deux semaines à la sacro-sainte Direction des Ressources Humaines « Worldwide » de là où je travaille que j’ai commencé à chercher activement à l’extérieur.
Elle tombait des nues.
Et voulait me rattraper aux branches.
On verra ce qu’ils sont prêts à faire pour que je reste, là.
J’aime bien jouer.
Mais normalement, je n’aime pas jouer au Poker Menteur.
Mais là, je voulais savoir.
Il y a deux semaines, on aurait pu aussi bien me répondre : « Et bien, on t’en prie. La porte de sortie est par là. »
Mais ce n’est pas cela que j’ai entendu.
J’en suis sorti, de cet entretien, le sourire aux lèvres.
Mais l’effet n’est pas durable.
Car le chemin de croix ne fait que commencer.
Négocier en interne. [ça, je sais faire]
Se vendre en interne. [ça, je sais faire aussi]
Trouver ZE job que je demande. [je sais exactement ce que je veux, c’est déjà pas mal]
Et surtout attendre que ce job se libère. [ben là est le problème. Il doit y en avoir 3 dans le monde de ces foutus jobs, là où je travaille]
Sinon, chercher activement à l’extérieur.
Pour cela comme pour le reste, il faut du temps.

Il va falloir me pardonner.
Je vous entends déjà crier à la haute trahison bloguesque.
J’ai un pincement au cœur.
Que dis-je ?
Une larme à l’œil…
Une larme au cœur…
Mais il le faut bien.

Je travaille beaucoup.
Beaucoup trop.
Je vous aime beaucoup.
Vraiment beaucoup.
Vous m’avez tellement apporté.
Vous m’avez tellement donné.
Eternelle reconnaissance.
Remerciements appuyés.
Comment vous le faire sentir, re-sens-tir ?

Beaucoup d’entre vous se demandaient comment je pouvais tenir ce rythme.
Je ne connaissais pas vraiment la vraie réponse.
A part me dire, que ça ira bien si je prends sur mon sommeil.
Je l’avais déjà fait il y a quelques années.
Pourquoi n’y arriverais-je pas à nouveau ? me disais-je…

J’ai été bousculé ces derniers temps, ces derniers jours.
Dans tous les sens du terme.
Dans tous les sens tout court.
Je me sens bousculé.
Vidé.
Epuisé.
Indisponible.

Et là, hier, c’était trop.
Hier dimanche, ça a débordé.
Débordé par la vie.

Et là, j’ai besoin de temps.
Du temps pour aimer.
Du temps pour chercher.
Du temps pour trouver.
Du temps pour me retrouver.

Du temps pour vous retrouver aussi : d’ici la fin de l’année, douce Marie et moi aurons serré la paluche de Yann, Ckck, Bourrique, Jlhuss et sûrement Mireille in London.
Plein de gens formidables.
Des franches rigolades.
Je ne parle même pas de doc Huff, c’est tellement évident.
Mon blogo-pote.
Et puis, di Brazza.
Et puis, prof Hrundi.
Sans oublier les trois grâces de la blogosphère. [voir mes liens]
Et puis, et puis, et puis, et puis, et puis, et puis…
Tout l’UUnivers connUU.
Tous ceux que je n’ai pas mis ici en avant.
Mais je n’en pense pas moins.

Plein de gens formidables.
Tout ça grâce au blog.
A mon blog.
Aux blogs.
A vos blogs
Même douce Marie s’y était lancée, à mes côtés.
C’était chouette…

Du bonheur.
En barres qu’il était.
En lingots.
Plus précieux que tout.
Mon rêve d’enfant s’était réalisé.
Construire une grande maison.
Peu importait qu’elle soit virtuelle.
Où l’on parle fort.
Où l’on se chamaille un peu aussi.
Où l’on discutait sec.
Où l’on se marrait bien. Surtout.
Reconstruction intérieure d’une grande maison.
A l’image fantasmée de celle que j’ai quittée à l’âge de quatre ans.
Course après mes chimères d’enfant.
Du bonheur par ici.
En barres, je vous dis !.

Pause de blog.
Espacement des publications.
Dé-blog-alisation.
Pas un arrêt définitif.
Je resterai par ci, par là.
Moins de notes.
Beaucoup moins de notes.
Moins de visites.
Beaucoup moins de visites.
Mais toutes mes pensées.
Vraiment toutes mes pensées.
Bien amicalement.
A vous.

J’ai juste besoin d’espace.
D’espacer.
Barre d’espacement.
Point d’exclamation.
Points de suspension.
Point d’interrogation.

A bientôt.
Par ci.
Par là.

Be cool, be open.

UU

MAC 36 : Devinez qui je suis (GuessWho pour les intimes)

Sniff, finis les Devoir de Vacances. Mais je vous rassure tout de suite. L’aventure des MAC continue… Je reprends le compteur de MAC là où je l’ai laissé. Et continue sur mon plaisir d’écrire. Et de partager. Je n’y peux rien moi si vos MAC m’inspirent… ;o)

Note à lire aujourd’hui en écoutant ceci. Une dédicace spéciale à GuessWho et au Portugal que nous avons découvert douce Marie et moi en 2003. Ainsi que Mariza, une superbe artiste portugaise. Qui incarne le renouveau du fado.

Ah…le fado : une musique qui donne à pleurer… de bonheur.
Asseyez vous, lisez, écoutez… Enjoy, it’s sunday…

Le MAC de GuessWho, citoyen du monde à l’âme cosmopolite.

Devinez qui je suis ? (*)
Mac36guesswhoJe suis un lutin.
Lutin des forêts.
Esprit de la forêt.
Au risque de la brûler.
Car je suis un peu feu follet.
Bah, pas le pire.
Du genre de ceux qui volent dans l’air du temps.
Entre pragmatisme financier et poésie de l’instant.
Mais peu importe aujourd’hui.
Aujourd’hui, vous devez deviner qui je suis.
Plutôt que de deviner : le ressentir.
Me voir au delà des mots.
Au delà des sens.
Au delà de votre vue.

La mienne, de vue, est panoramique.
Sur le monde qui m’entoure.
Enfant, je rêvais de devenir un feu follet.
Un vrai.
J’avais lu l’histoire de cet homme qui se transformait en feu follet.
Cet homme allait dans les bois.
Il parlait aux arbres.
Et un jour, dans une clairière, son corps est tombé.
Comme endormi.
A terre.
Et une boule de feu tournoyait au dessus de lui.
Il avait percé le secret.
Celui de devenir feu follet.
Il a tournoyé ainsi quelques minutes.
Au dessus de son corps.
Puis il est parti.
Faire un tour du monde.
Et il l’a vu.
Le monde tel que le voit une boule de feu.
En panoramique.

Depuis que je suis enfant, je rêve de devenir ce feu follet.
Alors, j’ai voyagé.
J’ai quitté ma forêt.
Des fois, j’y remets les pieds.
Pour savoir d’où je viens.
Pour ressentir d’où je viens.
Pour voir d’où je viens.
Fouler la terre de mes pieds.

Je me suis vu grandir.
Mais je reste dans mon cœur ce petit lutin qui rêve.
Devenu aujourd’hui citoyen du monde.
Aller et venir.
Et fouler la canopée du monde.

*FIN*

Ma boîte à émiles reste ouverte 24 heures sur 24. Déposer votre MAC sur : huuan@yahoo.com.
Délai de publication : Fonction de l’air du temps, de l’inspiration, de son expiration. ;o)

Be cool, be open.

UU

(*) D’aucuns auront compris que la question introductive de mon texte était auto-référente.
– Hein qu’est-ce qu’il dit, le UU ?
– Ben euh, je crois qu’il veut dire qu’il se fait un clin d’oeil tout seul
– Ah ?
– Ben oui, Devinez qui je suis. Ca se dit pas « Guess Who » en inglische ?
– Ah…

Un message mi-sUUisse

Serait-ce les excès de ces derniers jours (calzone, Big Mac, etc.) ?
Prendrais-je du poids sans le savoir ?
En tout cas, la civilité sUUisse m’a gratifié d’un message mi-doux, mi-amer lorsque j’y étais mardi :

UU… La trentaine passée, gaffe ! Tu deviens mi-gros !

Migros

Si vous aussi, vous avez cette charmante bouée anatomique qui se met à pousser gentiment, inéluctablement, alors un seul conseil… ne changez rien. Vous êtes en pleine forme. ;o)

Be cool, be open.

UU

[- Euh, elle est déjà finie la note, là, UU ?
– Euh ben oui]

Atelier d’imagination : « Oui mais pourquoi ? »

Bon, je crois que c’est le moment.
Demain, je repars à l’aube.
Loin de vous, loin du coeur (*)
Alors je vous laisse un cadeau.

En fait, c’est pas vraiment un cadeau.
Va falloir bosser un peu.
Connecter quelques synapses.
Et répondre à une question : « Oui mais pourquoi ? »
Question intimement liée à cette photo :

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Bon voilà, c’est un peu barje. Un peu déjanté.
P’têt qu’il en ressortira rien de cette expérience blogUUesque…
Mais je suis joUUeur.
Et prêt à prendre le pari que quelques uns se lanceront. ;o)

Pas de règle sauf celle de bien regarder la photo.
Et de répondre au mieux à la question : « Oui mais pourquoi ? »
Tous les styles sont acceptés.
Y a pas de gagnant.

Be cool, be open.

UU

(*) J’ose à peine dire que je vais au pays Breizh. De peur de provoquer une nouvelle nostalgie post-natale de l’amie Breizhette. Bon en attendant, Breizhette, je lui claque une bise de ta part à la gare de Rennes, toute belle toute neuve.

Ca ressemble à quoi un vrai Big Mac à la française ?

Douce Marie et moi, nous aimons manger.
Bien manger.
Déguster, devrais-je dire.
Pourquoi s’en cacher ?
Mais bon, il ne faut pas exagérer non plus.
Il y a la taille à surveiller.
Le porte-monnaie aussi.
Et puis surtout, ce serait comme pour toutes les bonnes choses : on s’en lasserait.
Alors, de temps en temps, on mal-bouffe.
C’est marrant.
Soit un jambon-fromage.
Soit un menu Best-Of chez MacMachin.
Si possible avec la p’tite salade pour se donner bonne conscience.
Mais parfois on craque.
Parfois, c’est la totale : Royal Cheese, avec frites ET coca.
Aaargh… C’est bon ! Parfois… [parfois, je vous dis. Pas tous les jours !!!]
Pourquoi s’en cacher ?
Faut de tout pour faire une vie, n’est-ce pas ?

Cimg4388Mais, samedi dernier, trêve de plaisanterie.
On est allés là.
Le Bistral.
80 rue Lemercier.
Près des Batignolles.
Dans le 17ème.
On y est allés parce que ça faisait longtemps.
Bien longtemps qu’on n’avait pas découvert un nouveau resto.
En amoureux.
Souvent douce Marie et moi allons dans nos refuges restauratifs parisiens.
Nos trésors cachés de cuisine.
Nos petites adresses.
Nos havres de paix gastronomique.
Les mêmes. Souvent les mêmes.
Car la répétition apporte son lot de douceur.
De ré-assurance dans nos petites vies bousculées.

On arrive donc.
On s’installe.
Et hop, pour nous, la table du bar.
Déçus au début, il s’avère que c’est la meilleure table.
La proximité du patron (Alex) se transforme finalement en plaisir.
Discussion sur la carte, discussion sur le vin.
Il vend bien ses produits le bougre.
Et moi, bon bougre, je le suis volontiers…
Je ne sais pas très bien où je vais d’ailleurs.
Parce que j’ai choisi l’OVNI de la carte : un Big Mac !
Rien à voir avec les pieds. Rien à voir avec mes MAC.
Un vrai Big Mac, vrai de vrai.

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Pourquoi diable, se faire un bon resto et choisir un Big Mac ?
Hein, pourquoi ?
Mais c’est que ce n’est pas n’importe quel Big Mac, mesdames zé messieurs !
Un vrai Big Mac à la française.
Ecoutez un peu.

La viande.
Ahh… la viande. Du cœur de rumsteack. Coupé au couteau.
Viendrait de Salers ou d’un coin comme ça que je n’aurais pas été étonné.
Juste poêlé. Saignant et chaud à cœur.
Du bonheur carné, incarné, réincarné…

La tomate.
Ahh… la tomate. De la tomate de collection.
Qui vient direct du même maraîcher que celui des plus grands.
Des étoilés. Des toqués. Des michelinisés si vous voyez ce que je veux dire.
Marrant, de mettre de la tomate de collection dans un Big Mac…

Le cheddar.
Ahh… le cheddar. En fait, ce n’est pas du cheddar.
C’est de la mimolette. Vieille, elle est.
Extra vieille. Extra bonne.

La salade.
Ahh… la salade. Mais ce n’est pas une vulgaire salade sans goût.
C’est uniquement du cœur de laitue.
Même qu’elle est cueillie de la veille.
Sinon, ça n’aurait pas été drôle.
Ah ça, c’est sûr, elle était bien fraîche. Bien craquante.

Le bun [ou pain in French]
Ah… le bun. En fait, ce n’est pas un bun. C’est une quintessence de bun
C’est un pain parfumé. A l’huile d’olive et au romarin.
Saupoudré de graines de sésame.
Du bun de luxe. [Attention, à ne pas confondre avec bunny… ;o) Je vous ai vu sourire, les coquins du fond]

Et je n’ai pas fini…
Parce qu’il y a les à-côtés.
Les petits trucs.
Ces petits rien qui vous font basculer de l’autre côté, dans l’inoubliable.

Et quoi donc ?
Et bien, les frites.
Fraîches bien sûr.
Mais surtout en deux cuissons.
Comme les belges. [euh, enfin, je crois.]
Démarrées à froid dans de la graisse de canard.
Puis achevées pour le croquant et le doré. Juste avant de servir.

Et puis, les rondelles d’oignons.
Onion rings aurait-on dit aux US.
Avec des oignons rouges.
Goûteuses et sucrées à souhait.

Ah… j’oubliais. Le petit détail qui tue.
Celui qui vous achève.
Vous scotche littéralement sur votre chaise.
La sauce. Le dip. Le truc à mouillette quoi.
Tremper ces frites dans cette sauce. Hmm…
Sauce béarnaise légère. Aérienne.
Le genre de sauce qui vous allège un repas. Paradoxalement.
Mais bon, on n’est plus à un paradoxe près ce soir-là.
J’y ai détecté avec mes capteurs ultra-sensibles le fumé d’un lard.
J’avais bien vu.
Confirmation à la fin du repas par le chef (Thierry), l’autre associé

Fumé qui est un clin d’œil au lard paysan.
Tout croustillant qu’il était.
Posé négligemment au milieu de l’assiette.
« Ben, j’en fais quoi ? »
« Ben, tu le manges pardi ! »
Raah, je ne me suis pas fait prier…
Question métaphysique : Y a-t-il quelque chose de meilleur que le lard paysan croustillant ?

Cimg4398Bref, je me suis régalé.
Douce Marie a goûté.
Elle était dégoûtée.
Elle voulait mon Big Mac.
Mais j’ai été sans pitié.
Pas de quartier.
Pas de répit pour le Big Mac.
Pas de doggy-bag non plus.
J’avais tout avalé.

Be cool, be open.

UU

ps : Et je ne vous parle même pas du vin. Allez, si un peu… Pour donner des idées à Ossiane. ;o)
Cimg4389Vin : Vin de Pays d’Oc – Les Brunes – Domaine des Creisses
Propriétaire : Philippe Chesnelong à Valros (34)
Robe : Rouge sombre. Noire à cœur. Une plage aqueuse quasi invisible.
Nez : Fruits noirs. Grande complexité. Un bon équilibre. Légère torréfaction. L’espace d’un instant, on entrevoit dans son esprit un âtre de cheminée, encore plein de cendres tièdes.
Cimg4401_1Bouche : Quand le bordelais rencontre le pays d’Oc. Cépage de Cabernet Sauvignon à 80% travaillé à la languedocienne. Le reste : Syrah ou Grenache, j’ai ouoblié… Beaucoup de fruit. De densité. Une bonne longueur en bouche. Rétro-olfaction très agréable. Indéniablement, l’archétype du vin de plaisir, à boire entre bons copains zé copines.

[note écrite cette après-midi à l’aéroport de Zürich… Bye bye les Suisseuh… J’ai réussi ma négo. Na nana nanèreuh ;o)]

Devoir de vacances #18 par Virginie-Virgile, comtessa Piumalvento et Sic

Apothéose au féminin pour ce dernier Devoir de Vacances. Mais je vous rassure tout de suite. L’aventure des MAC continue… Mireille from London a déjà réservé. Who’s next ?… Je vous rappelle : il suffit de m’envoyer une photo de pieds, un MAC quoi. Et je me charge du reste (le texte qui l’accompagne…). ;o)

Un devoir collectif au féminin, cette fois. Après l’épopée masculine du précédent Devoir de Vacances (le #16, vous vous rappelez ?), Virgile-Virginie, comtessa Piumalvento et Sic m’ont envoyé leurs MAC de vacances. Place aux dames…

On est dimanche. Prenez le temps… ;o)

Sujet du devoir du jour : Beauté de la vieillesse

Devoirdevacances17piumalvento2Djamilia était née avec la beauté du monde sur son visage. Elle avait grandi dans le bruit de l’existence tumultueuse. Nageant à contre-courant. S’abreuvant de l’eau déversée par les âmes en peine.

Survivre. Et se construire une vie, une vraie. Devoirdevacances17virgileSolide comme ces galets qui résistent au temps. Aux temps. Au mauvais temps. Au piétinement. Enfant, elle rêvait de dolce vita. Adulte, elle rêvait toujours. Debout. Grande. Forte. Face à tout ce qui a voulu la mettre à terre. Seule, sans son père.

Devoirdevacances17piumalvento3Se relever. Aller plus loin dans sa vie. Marcher. Aller de l’avant. Avec entrain. Avec passion. Avec séduction. Drame à l’italienne ou commedia dell’arte ? Le bruit des talons aiguilles qui s’approchent. Qui résonnent. Qui sonnent. Qui effleurent à la recherche de l’âme soeur. Déjà dans les vitrines de la grande ville.

Devoirdevacances17piumalvento4Hésiter. Ne plus savoir où aller. Des journées entières à se prélasser. Soleil caressant. Fontaine vivifiante. La douce vie, dont elle rêvait enfant, s’installait, anesthésiante. Aller et venir. Aller sans avoir rien à dire.

Devoirdevacances17piumalvento5Mais l’heure du choix était venu. Le choix d’une direction. D’un sens. Eviter le sens interdit. Préférer le sens de sa vie. Devenue quête. Non pas du saint Graal. Trop facile… La quête du bonheur éternel. C’est décidé. Aujourd’hui, après l’église, elle mettra les voiles. S’y enveloppera. S’y cachera.

Devoirdevacances17piumalvento1Juste le temps de dire adieu au monde connu. A celle qui a toujours cru en elle. Celle qui a toujours été son amie, sa fille et sa mère. Celle qui savait tout. Qui comprenait tout. Sauf aujourd’hui. « Pourquoi partir maintenant ? ». « Parce qu’il le faut. Parce que j’ai entendu le vent souffler au creux de mon oreille quel sera mon destin ».

Devoirdevacances17sic1Le vent l’emporte ainsi vers sa terre promise. Retourner à l’Origine du monde. Là où les choses sont, ont été et puis seront. Une terre forcément brute, pensait-elle. Abrupte. Brutale. Inhospitalière. Violente. Il n’en sera rien : ce sera une terre d’accueil. Où l’on recueille les restes d’une humanité perdue. Des restes servis pour l’ultime Cène. Au crépuscule de notre ère.

Elle débarque dans un autre monde. Elle le découvre jour après jour. Un monde humain. Devoirdevacances17sic2Profondément humain. L’Asie Centrale. Le pays kirghize. Centre du monde. L’appel de ses origines premières. Retour aux sources. Aux origines du monde. A la chose essentielle. A la source du temps. Remonter le temps. Avec une monture. Et chevaucher le temps. A sa recherche. Mais que cherche-t-elle vraiment ? Le temps est déjà perdu. Cette quête semble perdue d’avance.

De sommet en sommet. De col en col. Parfois dominant les nuages. Elle galope. Devoirdevacances17sic3Altière face au défi céleste. Elle vole littéralement sur son dextrier. Parfois, elle redescend. Sur Terre. Parmi les hommes. Se laisse glisser sur la pente de la montagne. Doucement. Douceureusement. Bienheureusement. Comme un nuage caressant. Pente glissante. Sans retour. Pente de la vie qui vous échappe, inexorablement comme ce sable entre vos doigts.

Une chevauchée par monts et par vaux. Haletante. Soudain, l’arrêt. La rencontre. La fin de la quête. Le charmeur de vents… Devoirdevacances17sic4Je m’approche à pas feutrés. Ecartant les cailloux de mon chemin. M’efforçant de fondre le bruit de mes pas dans le silence de la terre. A nouveau, ce vent qui me parle. Ce vent qui m’avait déjà soufflé la teneur de mon destin. Puis il raconte au creux de mon oreille l’histoire de cet homme, posté sur sa butte face à l’immensité des choses. Sentinelle du temps. Veilleur de l’humanité toute entière. Ah ce charmeur de vents… Qui les a domptés. Caressés. Tutoyés. Charmer le vent, c’est devenir l’égal d’un Dieu. Envoûtant… Je suis charmée à mon tour… Soudain amoureuse… Et je deviens Déesse au côté de ce Dieu, charmeur de vents.

Devoirdevacances17sic5Des siècles et des siècles passent. Même les Déesses prennent le trait de la vieillesse. Mais elles gardent le trait de leur beauté originelle. Rides du temps. Crevasses à même la peau. Comme des racines qui s’étirent sur mon visage-tronc. Comme pour mieux enraciner la beauté de ce monde. Ma quête du bonheur éternel a pris le masque de la beauté du temps qui passe… Ah… beauté de ma vieillesse.

Mention concernant les élèves Virginie-Virgile, comtessa Piumalvento et Sic :
Tout le monde le sait. Les meilleures notes en classe, c’est toujours les filles qui les ont ! Et ce n’est pas prêt de changer… ;o)

Crédits photographiques :
– 1ère photo : comtessa Piumalvento au pays de la dolce vita
– 2ème photo : Virginie-Virgile dans le Sud de la France (enfin, je crois)
– Les 4 suivantes : comtessa Piumalvento au pays de la dolce vita
– Les 5 dernières : Sic en contrée kirghize
Merci à toutes les trois d’avoir joué le jeu des Devoirs de Vacances. Je suis infiniment flatté que vous (ainsi que tous ceux qui ont déjà participé aux Devoirs de Vacances) ayez eu cette petite pensée, ce petit déclic photographique à destination de ce blog. Bises et gratitude. ;o)

Explication sur l’exégèse kirghize :
Un remerciement appuyé, circonstancié et remarqué pour Sic. Elle avait joint à ses photos de MAC un magnifique texte d’un auteur kirghize, mondialement connu et reconnu (apparemment !) : Tchinghiz Aïtmatov. Je vous le livre ci-dessous. C’est lui qui m’a inspiré pour la rédaction de cette histoire. Ce texte devait accompagner sa photo de l’homme solitaire, posté sur sa butte kirghize. Celui que j’ai nommé « charmeur de vents ». Pour la beauté de son texte, la dérogation à la publication de photos non-MAC (le portrait de la vieille femme kirghize et l’homme solitaire sur sa butte) dans ce Devoir de Vacances s’imposait tout naturellement…
« Et soudain, tout me devint compréhensible, toutes ces étrangetés qui avaient engendré chez les gens et doutes et moqueries: sa tendance à la rêverie, son goût de la solitude, son caractère taciturne. Je comprenais maintenant pourquoi il dépensait des soirs entiers sur la "butte des sentinelles", et pourquoi il demeurait seul la nuit près de la rivière, pourquoi constamment il tendait l’oreille à des sons pour les autres imperceptibles, et pourquoi soudain il avait les yeux qui s’allumaient, et s’envolaient ses sourcils, d’habitude sur la réserve. C’était un homme profondément amoureux. Et amoureux, il l’était, je le sentais bien, pas seulement d’un autre être humain: il s’agissait là de je ne sais quel amour tout autre, d’un énorme amour, de la vie, de la terre. » . [Extrait de “Djamilia”, roman écrit par Tchinghiz Aïtmatov en 1959. « Le plus beau roman d’amour du monde », selon Aragon…]

Réflexion sur le Devoir de Vacances que j’ai écrit aujourd’hui :
J’ai essayé de faire en sorte que chaque paragraphe soit une correspondance (*) quignardesque avec son MAC, sa photo. Une bien prétentieuse entreprise… ;o) *Essayer* ne veut pas dire *réussir*.
Assonances, allitérations, jeux de mots, jeux de mains sur mon clavier, jeux de pieds…
Ce genre de texte est comme un chemin dans mon esprit. Dédale neuronal. Chaque MAC que vous m’envoyez est une invitation au voyage. Mon voyage intérieur. Dans les méandres de l’écriture fictionnelle. Il est vrai que mes associations d’idées ne tiennent parfois qu’à un fil. Un mot. Une image.
Mais allez donc voir « là bas » si j’y suis… Je vous y accueillerai les bras ouverts, en toute amitié et en toute simplicité. « Là bas », dans cet espace où mes projections imaginaires forment une mosaïque multicolore de choses lues, vues, entendues, vécues. Sur plusieurs continents, en plusieurs langues et dans plusieurs vies.
Comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, il me tient à cœur de prendre le temps de chérir ces MAC que vous m’envoyez. D’où, ce temps, qui peut parfois paraître infiniment long, pour les publier… Le temps de mon inspiration. Le temps de l’expiration aussi ou plus exactement le temps de l’ex-pectoration de mon inspiration (pour reprendre un mot que m’a un jour écrit, très gentiment comme toujours, l’ami di Brazza).
Ah ces MAC que je continue à m’émerveiller de recevoir… ;o)

Be cool, be open.

UU

(*) « Correspondance » prise dans son assertion baudelairienne. Correspondance par les mots pour évoquer, rendre sensible des liens cachés, des liens secrets. Comme dans la « Vie secrète » de Pascal Quignard, que je suis en train de lire. Doucement. Tranquillement. De savourer, devrais-je plutôt écrire : à lire, au coin d’une cheminée, with a cup of tea

ps : Bon, pour ceux de mes lecteurs que ça rebute de lire des notes aussi longues. J’ai deux choses à leur dire pour les rassurer:
1/ Y en a d’autres qui en font des plus longues (Virginie-Virgile, brillamment d’ailleurs).
2/ Je ne pourrai pas poster ce genre de notes tous les jours non plus. Le temps m’en manquerait… ;o)

Plutôt que de me consacrer corps et âme à ces précieux MAC…

Mes mille excuses se fanent dans l’air…
Absent, ailleurs, je me noie dans les innombrables flaques

Sur mon chemin de croix, toujours pour cette foutue carrière,
Plutôt que de me consacrer corps et âme à ces précieux MAC…

Ceux confiés par Sic, Piumalvento et Virgile-Virginie…
Bienheureusement, les MAC ont grandi : ils ont fait des petits !

Cac_uu_chianti_classicoHip hip… Hourra !
Vaquez, déambulez, serrez les fort dans vos bras, ici et
Hip hip… hips… ;o)

Be cool, be open.

UU

ps : Ceci était un interlude blogUUesque proposé par l’auteur de ce blog. Il me charge de vous dire qu’il croule sous la charge de sa fonction professionnelle dans la *vraie* vie. But he stills loves you !

ps du ps : Hmm, hmm… ça c’était surtout pour rassurer notre dear Mireille from Wimbledon qui va démarrer au quart de tour en lisant (à tort) entre les lignes que je vais débloguer. Que nenni ! Mon smiley au gros nez reste vaillant ! ;o) Cheers !