La vie est parfois pleine de surprises.
Parfois c’est une grande joie.
Comme un ressac de bonheur qui vous inonde.
De façon sourde. Intérieure.
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Cela fait deux ans que nous essayons de partir aux Marquises.
Deux ans qu’on nous dit qu’en se prenant seulement 6 mois à l’avance, c’était bien trop tard.
Cette année, prenant le taureau [je suis du signe du Taureau] par les cornes, on s’y est pris 10 mois à l’avance.
Et pour le coup, j’ai même eu les derniers [véridiques] billets gratuits sur Air France, grâce à mes miles AF et Amex [plus de 350.000 miles…].
12 ans que j’accumule consciencieusement mes miles sur AF.
6 ans que j’accumule consciencieusement mes points de fidélité sur ma carte Amex [qui peut transférer ensuite sur AF].
J’ai dû oublier de donner mon n° de carte de fidélité AF sur un seul vol sur la quasi centaine de vols que j’ai pris depuis 12 ans.
6 ans que je demande inlassablement à tous les commerçants, chambres d’hôtes compris [!] s’ils prennent pas l’Amex.
C’est pour vous dire…
Mais un Taureau, c’est un peu borné et ça a de la suite dans les idées…
Alors donc, depuis lundi 9 octobre, j’ai réservé mes billets.
Une sorte de télépathie bloguesque déconcertante faisait que le même jour, notre plume talentueuse québécoise – j’ai nommé Marie-Dan’ – publiait une note sur les tatouages tahitiens.
Dingues les trucs qui se passent sur les blogs, ces temps ci.
Et donc départ pour Papeete, jeudi 19 juillet 2007, à 16h30.
Pour réaliser ce rêve qui nous porte depuis des années douce Marie et moi : découvrir ces Marquises si magnifiquement chantés par Brel.
Parce que le ‘grand Jacques’ a cette puissance sans égal.
Le seul qui fait s’exprimer sans fard ce qu’il y a de plus beau en l’homme et ce qu’il y a aussi de plus détestable.
Chanter l’humanité dans ce qu’elle a de plus touchant.
Le seul qui ait les mêmes larmes qui lui montent aux yeux que pour celles et ceux qui l’écoutent.
Depuis que j’ai ces billets [pour douce Marie, Choupi et moi], je suis dans une forme de lévitation intérieure.
Comme à chaque fois qu’un rêve devient réalité.
Je ne m’en suis toujours pas remis…
Et cerise sur le gâteau [et quelle cerise !], on croisera enfin Annie-Claude.
Chez elle, sur ses terres.
Pour fêter cette rencontre, on organisera une Université d’Eté du Blogouvernement.
Il se tiendra à Papeete, en marge du 3ème Conseil des Blogoministres du mois d’août prochain !
Et pour fêter ça, un compte à rebours [en haut de mon blog]: Le nombre de jours avant "impact avec Annie-Claude" ! ;o)
Enfin, bravo à Stelfy qui a rapidement trouvé après ma salve d’indices !
Très bon ouikende à toutes et à tous,
Be cool, be open.
UU
Bonus – Les paroles de Brel : A savourer. Etiendre la lumière. Fermer les yeux. Et pleurer, intérieurement devant tant de beauté chanté.
Les Marquises, par Jacques Brel.
Ils parlent de la mort
Comme tu parles d’un fruit
Ils regardent la mer
Comme tu regardes un puit
Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s’il n’y a pas d’hiver
Cela n’est pas l’été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s’immobilise
Aux MarquisesDu soir montent des feux
Et des pointes de silence
Qui vont s’élargissant
Et la lune s’avance
Et la mer se déchire
Infiniment brisée
Par des rochers qui prirent
Des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens
Des chants de repentance
Des quelques pas de deux
Et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise
Et l’alizé se brise
Aux MarquisesLe rire est dans le cœur
Le mot dans le regard
Le cœur est voyageur
L’avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d’amour
Que les sœurs d’alentour
Ignorent d’ignorer
Les pirogues s’en vont
Les pirogues s’en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je dise
Gémir n’est pas de mise
Aux Marquises