Regards sur le Viêtnam #5: « Sourire en travers »

[Voir toute la série sur le Viêtnam en cliquant ici]

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[Légende photos : Charpente métallique de la Poste Centrale, achevée en 1891 par Gustave Eiffel, à Saigon, Viêtnam du Sud. Au fond, suspendu, le portrait de Hô Chi Minh]

La revanche passe souvent par les mots quand la défaite est amère.

Les việt kiều (*) vous raconteront ainsi cette histoire.

En raison de la pauvreté du pays, on réussit souvent mieux matériellement à l’étranger que si on était restés au Viêtnam.

On est ainsi paradoxalement reconnaissants de la victoire de Hô Chi Minh sur les Français puis sur les Américains, puisque c’est grâce à lui qu’on a pu [dû…] partir du Viêtnam pour aller s’installer à l’étranger [France, Australie et surtout Amérique du Nord]
.

Vous entendrez donc dire : « Cảm ơn, bác Hô », soit « Merci, oncle Hô ».

Exemple appliqué : Sans l’oncle Hô, je n’aurai jamais écrit ce blog. Donc merci à lui… ;o)

« Oncle » est à prendre au sens affectif. C’est ainsi qu’on désigne en viêtnamien les amis proches de ses parents.

HaïkUU en travers

Souriant portrait…

L’Histoire
a parfois un goût
Amer, comme l’automne.

Be cool, be open.

UU

[(*) Viêtnamiens à l’étranger, ceux de la diaspora viêtnamienne]

3 commentaires sur “Regards sur le Viêtnam #5: « Sourire en travers »

  1. Be careful regarding HCM.
    Thank him or damn him for us being abroad is hard to answer. Some people may not catch the « lightness » of your comment. Regarding VN, without the war, we could be as good as Thailand now or even better. In the 60’s we were in par with Korea. We can say it is Karma that VN has to suffer. Some said it is a curse from Cham people to VN for eradicating their civilization.

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  2. Ze Big Bro>> You may be right. Maybe I was not very clear…

    A toutes et à tous>> Il faut prendre ma note simultanément au premier degré et au second degré…

    Est-ce plus clair ? ;o)
    Maybe not…

    En fait, cette expression de « Merci, oncle Hô » est bien sûr ironique… étant plutôt du côté de ceux qui ont perdu en 1975.

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  3. C’est là toute l’ambiguité, mon cher UU.
    Réussir (ou même vivre) à l’extérieur de son pays natal laisse un jour un goût amer, même « malgré soi », même si on reste lucide, même si la nouvelle vie se montre bien meilleure.
    Héhé, faut croire que l’Histoire est toujours là, comme une pieuvre qui ne lâche jamais prise…

    PS : pour des raisons strictement perso, j’ai décidé de faire une « pause ».
    Bises à vous 3. Emile suivra.

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