La danse du Lion [lân en viêtnamien]
Puisque l’année sera faste, autant fêter cela dignement, n’est-ce pas ?
Avec quelques ami[e]s, nous nous attablâmes, en ce dimanche de la nouvelle année, au Président, à Belleville.
Bien nous a pris, puisque s’est alors déroulée sous nos yeux la fameuse danse du Lion.
C’est en fait un anymal mythique, entre lion et licorne, que l’on doit ainsi courtiser puis honorer avec des offrandes et de la nourriture pour le sustenter [dont le chou vert ou encore salade – car comme on le sait, les lions sont végétariens en Asie…], avant de l’éloigner avec grand fracas [pétards et/ou percussions] pour chasser les mauvais esprits pour l’année qui commence.
Bánh chưng
Un autre incontournable du Têt [nom viêtnamien du nouvel an chinois]: le « bánh chưng » !
Vous le connaissez déjà en fait [lire cette note de l’année dernière…].
Pas question de vous souhaiter la nouvelle année sans un morceau de ce riz gluant en bouche ! ;o)
Les murs ont la parole [sUUréaliste]
Sur les bons conseils de périgrinations de Laparizienne, nous déambulâmes en sa compagnie en direction du Parc de Belleville.
Chemin faisant, c’est à une promenade surréaliste qu’elle nous a conviés.
Une histoire de loup qui allait manger un graffeur, sous les yeux pleins d’orgasme d’un lapin et d’une poule un coq qui célébraient comme il se devait l’entrée de plein pied dans l’année du Cochon de Feu.Faut dire que Madâme mettait elle aussi le feu à la baraque avec son spectacle olé olé.
Diantre, mais où va le monde ?
Angoisses murales d’une civilisation
Et bien, mesdames zé môssieurs, ce monde là [le nôtre], il semble aller, droit dans le mur.
Littéralement.
Ainsi résumés en un pan de mur les défis, nos défis pour demain, dans un magnifique graffiti.A ce stade, on devrait plutôt parler de fresque.
Dans l’ordre d’apparition des clichés :
Schizophrénie – Urbanisation – Vieillesse
Guerre – Désespoir – Eros et Thanatos
Asie – Vengeance – Religions
And the wind cries Mary…
Notez que, à tort ou à raison, la pollution, l’environnement ou le développement durable, et bien ce mur s’en contrefiche.
Comme l’aurait chanté Jimmy, là bas, au fond du mur : And the wind cries Mary…
Ou sinon voir Jimmy chez la Parizienne . C’est encore mieux.
Purge de beauté
Rien de plus naturel finalement que cette absence…
Pourquoi se préoccuper de l’avenir [inquiétant] lorsque le présent est aussi doux que ce dimanche au Parc de Belleville .
Un peu de douceur, voyons !
Prenez donc le temps !
De l’immobilisme – enfin – dans ce monde épris de vitesse et d’instantanéité !
Arrêtez vous, et prélassez vous dans les bras de votre douce, dans le creux d’une butte.
Et mirez, autant que faire se peut, la Dame de Fer noyée dans le smog parisien.
Un monde frappadingue
Au coucher du soleil, nos pas nous confrontèrent avec le Carnaval de Paris.
Bien entendu au rythme de la samba.
Jeunes gens ! Profitez-en pour faire la fête car notre monde se dérègle.
D’abord la vache folle. Puis notre climat.
Ben voyons… Un igloo, rue de Belleville. Avait-on jamais vu ça de mémoire de parigot [tête de veau – fou, bien entendu] ?
Tout fout le camp
Même les graffeurs s’embourgeoisent.
Vraiment, rien ne va plus.
Mais est-ce un mal ?
Chansons d’amour d’hier et d’aujourd’hui
Heureusement, notre journée [fort chargée au demeurant] se termina par cette note optimiste.
Chansons d’amour d’hier et d’aujourd’hui [voir la photo de gauche, ci-dessous].
Tout un programme !…
Dans un bar populaire de Belleville, haut en couleurs, dans une ambiance festive et bon enfant.
Bon enfant…Ca tombait bien, Choupi a adoré.
Y compris le dernier morceau lorsqu’on a quittés le bar: c’était du Jimmy Hendrix, encore lui.
Dingue, ce dimanche à Belleville.
Be cool, be open.
UU
