Quoi, ma gueule ? [histoire de pintades]

Quand j’étais petit [tout petit], mes parents nous emmenaient à la campagne, à la lisière du Gers.

On allait gambader, jouer aves mes frères et soeur dans une grande prairie qui dévalait une pente qui nous [me] paraissait immense.

On allait aussi dans une ferme près de là.

Je m’entends encore dire que ça sentait mauvais !

La vache, le lapin, la poule, le canard, etc.

Bien des années après, j’ai rencontré douce Marie et l’ai suivi voir sa famille dans le Gers.

J’y ai retrouvé les poules et les canards.

Mais y avais pas de vaches, ni de lapins.

Et puis sa grand-mère m’a emmené un jour au grand marché d’Auch.

J’y ai vu pour la première fois [je crois bien que c’était la première fois] des pintades.

Rencontre émouvante parce que j’adore la chair de la pintade.

Ma viande de volaille préférée, après le pigeon [pas le parisien, hein].

Mais bon, en cage, c’était pas pareil.

Le ouikende précédent, on a emmené Choupi voir une fête champêtre avec les animaux de la ferme.

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J’y ai revu des pintades pour la deuxième fois.

Mais c’était comme si c’était la première fois…

J’ai notamment remarqué pour la première fois les splendides bacchantes rouge vif qu’elles arboraient.

Je ne l’avais jamais remarqué jusqu’à ce jour [faut dire qu’au four, enfin, bref…].

Au passage, j’ai appris que ça s’appelait des barbillons .

Vous le saviez, ça ?

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C’est horrible d’avoir cette pensée alors que ces pintades sont absolument superbes… mais moi en tout cas, ça m’avait finalement donné faim. ;o)

Bon ouikende à toutes et à tous ! Et bon repas dominical [avec ou sans pintade !]

Be cool, be open.

UU

ps: Oui, ça va, c’est pas à la hauteur d’une pensée du vendredi… mais je fais ce que je veux avec mes neurones… ;o)

Avoir du courage

De toutes les valeurs morales, quelle est la plus précieuse ?

Cette question, pendant bien des années, je ne me l’étais pas posée.

Et pour cause.

Soyons francs: J’en n’avais rien à faire.

Depuis deux ou trois ans [pas plus], je réalise peu à peu que la question est essentielle.

Et surtout que la réponse qu’elle amène ne l’est pas moins.

Bref.

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Il y a bien des années, alors que je commençais à peine ma vie professionnelle, une copine de la vraie vie – ex-chasseuse de têtes , m’avait fait part de son analyse personnelle selon laquelle le courage est la valeur qu’elle admirait le plus chez les autres. Notamment chez les cadres dirigeants qu’elle rencontrait.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts.

Et j’avais apparemment oublié cette discussion là.

Il se trouve que, pour bien des raisons [notamment celle là ], cette discussion m’est revenue en mémoire.

Semble-t-il pour n’en renforcer que davantage l’analyse.

Selon laquelle le courage est une des valeurs morales les plus importantes dans le monde professionnel – surtout lorsqu’on accède aux postes dits de responsabilité et que des décisions engagent l’avenir social d’un certain nombre de personnes – mais également une des plus rares.

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Mais ce n’est pas tout quant à l’importance que revêt le courage.

Douce Marie m’a fait découvrir que c’est aussi une valeur cardinale de la vie.

Parce que la vie est chienne.

Mais pas seulement.

Parce qu’il faut savoir avancer.

Et ne pas s’arrêter en chemin.

Pour le dire simplement, je crois que douce Marie est la personne de mon entourage que j’admire le plus pour avoir cette aptitude, tant professionnellement que dans la sphère privée.

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Finalement, un couple, c’est avoir du courage.

Parfois tous les deux.

Parfois alternativement.

Mais pour la vie.

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Prologue

Inazō Nitobe , empreint de culture samouraï et de confucianisme, résume tout ceci avec un brillant anglais dans Bushido, the soul of Japan [ouvrage culte de la culture traditionnelle japonaise, écrit à l’aube du XXème siècle]:

Courage was scarcely deemed worthy to be counted among virtues, unless it was exercised in the cause of Righteousness.

In his « Analects » Confucius defines Courage by explaining, as is often his wont, what its negative is. « Perceiving what is right, » he says, « and doing it not, argues lack of courage. » Put this epigram into a positive statement, and it runs, « Courage is doing what is right. » To run all kinds of hazards, to jeopardize one’s self, to rush into the jaws of death—these are too often identified with Valor, and in the profession of arms such rashness of conduct—what Shakespeare calls, « valor misbegot »—is unjustly applauded; but not so in the Precepts of Knighthood. Death for a cause unworthy of dying for, was called a « dog’s death. »

« To rush into the thick of battle and to be slain in it, » says a Prince of Mito, « is easy enough, and the merest churl is equal to the task; but, » he continues, « it is true courage to live when it is right to live, and to die only when it is right to die, » and yet the Prince had not even heard of the name of Plato, who defines courage as « the knowledge of things that a man should fear and that he should not fear. »

A distinction which is made in the West between moral and physical courage has long been recognized among us. What samurai youth has not heard of « Great Valor » and the « Valor of a Villein? »

Traduction wikipediesque:

Le courage, s’il n’était pas mis au service de la justice, était à peine digne d’être considéré comme une vertu.

Confucius dans ses Entretiens, le définit comme à son habitude, par ce qu’il n’est pas. « Comprendre ce qui est juste », dit-il, « et ne pas le faire, démontre l’absence de courage ». Cette maxime reprise dans un sens positif peut se lire ainsi : « Le courage consiste à faire ce qui est juste ». Se risquer à tous les hasards, s’exposer, se lancer impunément dans les bras de la mort, passent pour des marques de valeur, et dans le métier des armes, une telle témérité, que Shakespeare appelle : « la sœur illégitime de la valeur », est injustement applaudie. Il n’en va pourtant pas ainsi dans les préceptes de la chevalerie. Mourir pour une cause qui n’en vaut pas la peine est « une mort de chien ».

« Se précipiter au cœur d’une bataille et tomber aux champs d’honneur, dit un prince du Clan Mito, est assez facile et n’excède pas les moyens du plus simple des rustres. Mais le vrai courage est de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ». Et il ne connaissait pas même le nom de Platon qui avait défini le courage comme « la connaissance de ce que l’homme doit craindre et de ce qu’il ne doit pas craindre ».

Une distinction souvent faite en Occident entre le courage physique et le courage moral est chez nous une ancienne et intime évidence. Quel jeune samouraï n’entendit jamais parler de la différence entre « grande bravoure » et « bravoure du voleur » ?

Douce Marie, tu peux maintenant dégonfler tes chevilles…

Be cool, be open.

UU

ps: Les photos de cette note proviennent toutes du parc, au pied de chez nous…

Je t’aime, un peu, beaucoup…

La pâquerette (Bellis perennis) est une plante vivace des prairies.

Bellis perennis, en latin [ouah, quelle cUUlture mes amis !], veut dire « Beauté éternelle ».

On dit aussi que son centre symbolise le soleil dont les pétales forment les rayons – empreints de pureté et de bonté.

Représentant ainsi – parfois – symboliquement la Vierge Marie.

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Ouaip, rien que ça.

Ben, je vous les transmets ces pâquerettes.

Elles vous sont offertes par la grâcieuse p’tite Choupi.

Passez chères toutes et chers tous une bonne semaine.

Be cool, be open.

UU

Détalage artistique de la goUUrmandise

Soyez indulgents, hein, pour mes rares notes cUUlturelles. ;o) Je n’ai ni la culture de Lunettes Rouges , ni la culture parisienne de Lana ou de la Parizienne , hein. ;o)

Saint Germain des Prés, c’est un peu proUUt proUUt quand même.

Pas désagréable non plus.
Au contraire.

On est vaguement « rive gaUUche’ quand même, avec douce Marie.

Même depuis notre délocalisation dans le 9-cube.

Bref.

De temps en temps donc, on essaye de se faufiler à travers les embouteillages parisiens pour banlieusards [tout ça pour dire, que les transports en commun, c’est bien quand on est intra-muros…].

sweet-art.1181299288.jpgEt là, c’était pour une expo déambulatoire intitulée Sweet’Art [à travers Saint Germain des Prés, jusqu’au 19 juin 2007].

Et effectivement, cette expo est en l’occurence très proUUt proUUt. ;o)

Imaginez vous en short baskets avec un marcel Ricard et un bob Perrier, sans oublier votre appareil photo numérique jetable [le touriste absolu, quoi].

Et que vous devez pénétrer dans ces p’tites boutiques pas chères que sont Artus Bertrand, Cartier, Dior, Swaroski, Kenzo etc. pour y mirer quelques unes des oeuvres de l’expo disséminées le long de ce parcours artistique.

Et ben, ça doit faire tache [vous savez, genre tache d’huile des frites de midi].

Alors, bon.

Au dernier moment, vous changez tout, et mettez votre accoutrement de super héros de la Rive GaUUche: pantalon fashion, chemise fashion, chaussures fashion . Bon y a que ma tête que j’ai pas pu rendre vraiment fashion [parce que moi, j’ai pas les lunettes Chanel de Fab , ni les lunettes Prada de la Bourrique ].

Petit indice pour ceux qui n’ont jamais loué un tel uniforme de super héros: Votre camouflage de bobo parisien est réussi quand le portier de Dior vous ouvre la porte alors que vous n’êtes encore qu’à 1 mètre 50 de son échoppe.

Bref.

Toutes ces considérations matérielles, on s’en fiche en fait pas mal vu que je dois vous parler d’art.

Contemporain.

Et ça, pour être contemporain, c’est très contemporain.

De chez contemporain comme dirait un d’jeuns d’aujourd’hui.

On y va ?

Et hop.

Dans la catégorie Décadence – Décalé – Critique de la société de consommation :

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– Kitsch de la nouvelle société de consommation. M’a fait penser aux nouveaux riches chinois. P’têt parce que c’était chez Kenzo. A moins que ce soient les p’tits cochons [prêts à être laqués assurément].

– Guirlande de papiers bonbons. On consomme, on jette. C’est aussi ça la gourmandise. Au moins, avec ces guirlandes, on recycle et c’est joli. Enfin, un peu joli.

– Mon presque préféré: Un attentat au gâteau. Filmé. Un vrai gâteau comme on n’en voit plus qu’aux US. Plein de crème. Plein de couleurs vives. Et puis boum à la figure. C’est la métaphore de notre société qui va exploser à force de consommer. Mais personne n’ose encore le croire.

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– Place Saint Germain des Prés: L’énormité de notre société qui produit et accumule sans cesse. Jusqu’à l’écroulement.

Dans la catégorie Fétichisme:

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– Gourmandise et fétichisme. Des jambes parées de nourriture. On a le droit de dire « Miamm » ?…

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– Mon préféré: L’orgie de fraises par les lapins chez Agnès B. Complètement décadent. Ces traces de rouge qui trahissent l’excès de gourmandise… C’est un peu comme la p’tite mimine attrapée dans le pot de confiote de quand vous z’étiez tout petit(e)s. Me gourres-je ?

Dans la catégorie Douceurs chocolatées:
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– Rien à dire sauf que c’est plutôt beau. Enfin, graphiquement. Esthétiquement.

Dans la catégorie Bien barré:

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– C’est l’histoire d’un Kinder Suprise qui est choqué d’assister à une cérémonie vaudou anti-Bush [la vidéo se trouve face à lui]. J’ai rien compris au message. Mais ça m’a fait marrer.

Dans le genre Total obscur

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– Où j’ai rien compris à ces oeuvres. Malgré le dossier de presse.

Et puis y toutes les autres oeuvres non photographiées qui me sont un passées par dessus.

Ah si, y a le Collier de la Reine, déposé chez Christian Lacroix qui est sublime.

Allez le voir . C’est fait uniquement à base de nouilles, de pâtes. Probablement du De Cecco .

Pas pu prendre la photo, j’étais à court de jus pour mon appareil photo.

Au final, allez y.

Y a des trucs vachement beaux / intéressants / marrants et quelques uns vaguement ennuyeux.

De l’art contemporain quoi.

Ah… j’oubliais.

Le slogan du jour.

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Bon ouikende à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

Fascinants animaUUx à Vincennes

Bon bon, il est vrai qu’il n’y a pas que le s*xe dans la vie.

Et Annie-Claude de me rappeler qu’on avait vu bien d’autres choses lors de notre ballade au zoo de Vincennes le ouikende dernier.

Zoo de Vincennes - 3 juin 2007

En premier lieu: l’anthropomorphisme.

Personne n’y échappe. Y a qu’à regarder les photos des babouins dans ce montage pour le comprendre [le petit, le câlin des adultes].

Mais pas que.

Regardez ces flamands roses qui sont de véritables Dupond et Dupont des marécages.

Puis ce cousin africain du taureau… « C’est énorme !« , s’exclamerait le journal l’Equipe.

Et enfin, la grosse engueulade en public de nos amis et néanmoins manchots.

Il y a aussi l’émerveillement.

Le vol du lémurien.

Le gigantisme de l’hippopotame.

Pour ne citer rapidement que ceux là qui sont en photos.

Et puis il y a la tristesse de la captivité.

Le regard de cet animal dont j’ai oublié le nom et qui a la tête d’une antilope.

Perso, ça m’a fait bizarre. Par exemple, de voir cette girafe là dans son appart’ de béton en plein air de 2000 mètres carré [loi Carrez]. C’est petit pour une girafe.

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Bien sûr, Choupi a adoré.

Elle a interpellé tous les animaux un par un.

« Ouah ouah », disait elle dès qu’elle en voyait un nouveau.

Bien sûr, on lui fera visiter d’autres zoos.

Mais bientôt, elle aura aussi les mots pour dire la complexité et les paradoxes de notre civilisation moderne.

Be cool, be open.

UU

Luberon 2007 #4: Pleurer un homme

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Introduction: Au sujet de François Morenas, (re)lire cette précédente note écrite le surlendemain de sa disparition.

Il y a des choses dans la vie que nous faisons [tous] [plus ou moins] inconsciemment.

Celles-ci ne sont pas pour autant dénuées de sens.

Le choix du parcours pour notre unique grande randonnée du séjour n’était donc pas vraiment le fruit du hasard.

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Autant le dire simplement : je crois que nous cherchions François Morenas.

Son ombre.

Ses traces.

Ses pas.

Son visage.

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Nous avons d’abord tourné autour du plateau de Saignon, avant de nous rendre à l’auberge de jeunesse de Regain qu’il a tenu pendant plus de 50 [?] ans, avec son épouse Claude [qui avait la main sur l’écriture des guides].

C’est de cette auberge qu’étaient organisés les balisages du Luberon et des Monts de Vaucluse.

Pendant plus de 50 ans.

Un truc de dingue.

Artisanal.

Bénévole.

L’œuvre d’une vie.

L’œuvre d’un homme.

C’est cela que j’ai pleuré le soir même de cette randonnée lorsque j’y ai repensé avec douce Marie.

Entre le fromage et le dessert.

dsc_3156_29avril2007_saignon_nef.1180681763.JPGdsc_3147_29avril2007_saignon_nef.1180681642.JPGPrologue

Une page se tourne avec la disparition de François Morénas.

Une nouvelle s’ouvre.

Celle du blog de David L ., un ami de la vraie vie.

Celui là même qui nous a conseillé il y a près de 10 ans maintenant de suivre les sentiers de François Morénas.

Il nous avait alors prêté ses guides.

Et notre toute première randonnée démarrait alors de l’auberge de Regain, sur le plateau de Saignon.

Qui signa le début de notre attachement profond à cette terre et ses chemins de traverses.

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Be cool, be open.

UU

Légendes des photos (dans l’ordre)
– Tombe de François Morénas, au cimetière de Saignon [on y voit encore la gerbe que nous avons envoyé, avec le concours de David et Evelyne L.]
– 2 photos montrant la vue que l’on a de l’auberge de Regain – Vues sur l’autre rive de l’Aiguebrun
– 4 photos montrant l’auberge de Regain et ses alentours – Perle de verdure désormais paradis perdu
– Saignon et son rocher, dans toute leur splendeur de village perché

Pentecôte 2007: Trop bon… [notes de dégustation]

Bon alors, on s’est régalés ?

Oh oui… Je crois que les photos des plats vont parler d’elles-mêmes.

Le Japon a vue de nez. Zen, minimalisme et esthétique pure…

« J’crois qu’ c’est claiiir« , comme dirait l’autre.

Et le vin… hmmm.

Faut dire que j’avais littéralement bossé le sujet vendredi. Pour me remettre un peu d’aplomb avant la lecture de la longue carte des vins dimanche midi.

Et puis, y avait cette vague pression de la table… Sans parler de Chantal sur ma droite qui me soufflait ses appellations préférées… ;o)

Allez zou, c’est parti ! Vous allez pouvoir lire mes notes de dégustation entre les différents services…

Comme si vous y étiez…

Ah ? Je n’avais pas encore dit en quoi consistait le ouikende de la Pentecôte ?

Des ripailles champêtres en la charmante compagnie de blogueurs [Jlhuss, Bourrique, JMP et les jumeaux] fort sympathiques et leurs acolytes [Chantal, le Bourricot et Edith] non moins sympathiques…

Tout simplement.

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Givry 1er Cru, François Lumpp, 2002 [vin blanc]
Robe : Jaune paille, particulièrement brillante
Nez : Des arômes florales très agréables, un boisé léger bien fondu
Bouche : Pointe d’agrumes, voire même de citron vert. Une belle fraîcheur. Un vin bien « plein » qui se laisse mâcher avec sa multitude d’arômes. Une grande longueur en bouche.
Mon commentaire : La grande [bonne] sUUrprise des vins dégustés le 27 mai. J’étais parti dans une brève discussion avec le sommelier quant au choix d’un vin « local », aux alentours du Macônnais. Et d’un parce que je n’en avais pas goûté de premier ordre jusqu’à maintenant, et de deux parce que les domaines de cette région n’ont pas subi la flambée inflationniste des côtes de Beaune et des côtes de Nuits plus au Nord. Un bon sens paysan les en a préservé, paraîtrait-il. Et puis, F. Lumpp est un vigneron réputé dans ces appellations de Givry. Un dernier mot sur 2004 qui est une excellente année en Bourgogne blanc.

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Pouilly-Fuissé « Tradition », Domaine de la Valette, 2001 [vin blanc]
Robe : On tire plus sur l’or jaune. Le gras et le sucre résiduel sans aucun doute.
Nez : Miellé.
Bouche : Une forte acidité, une pointe d’amertume. Les deux se combinant parfaitement avec le gras. Belle finale.
Mon commentaire : Un choix difficile car il devait accompagner deux entrées des menus dégustations [que je n’avais pas pris – mais qui allait accompagner le filet de sole que j’avais pris à la carte, lequel est présenté sur les deux photos ci-dessous], dont une entrée à base de foie gras. Autant dire un choix cornélien. Mais le sommelier m’a guidé vers ce vin blanc, relativement gras, qui faisait un excellent compromis entre les différentes entrées… et mon plat.

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Volnay 1er Cru, Clos des Chênes, Michel Lafarge, 1993 [vin rouge]
Robe : Rouge relativement pâle. Un peu jus de cerise [influence subliminale du pinot noir assurément]
Nez : Déjà bien évolué. On se plonge dans les sous-bois humides des forêts de Bourgogne. Arôme agréable de champignons.
Bouche : Remarquable. Un fruité très frais malgré sa quatorzaine d’années dans les jambes. Qui se mélange avec les arômes tertiaires de champignon. Un tanin d’une extrême finesse. Toute la délicatessse d’un Volnay qui séduira particulièrement la gente féminine . Un vin à sa pleine apogée.
Mon commentaire : Vendredi dernier, je m’étais préparé une liste comportant une multitude de noms de vignerons, dont les bouteilles étaient potentiellement éligibles à notre table. Je ne trouvais pas mes Givry rouge ni mes Mercurey. Alors, mon regard s’est posé sur le nom de Michel Lafarge. oui oui, ça me disait bien quelque chose d’autre que les cimenteries mais je n’en étais pas sûr. Quelques mots avec le sommelier m’ont conforté… Il fallait absolument goûter du Michel Lafarge si je voulais du Volnay. Il m’a ainsi dirigé vers cette bouteille. A priori sceptique quant au millésime [mauvaise pour les Bourgogne rouge en général], j’ai fini par céder après les multiples garanties qu’il a pu donner. Grand bien m’en a pris.

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Côte Rôtie, Les Rochains, Domaine Bonnefond, 2001 [vin rouge]
Robe : Magnifique robe rouge sombre. Evoque irrésistiblement un drapé de velours rouge.
Nez : L’animal pointe le bout de son nez. C’est déjà un peu giboyeux. Et puis, les fruits noirs dans toute leur splendeur. Mûrs à souhait et gorgés de soleil comme ils peuvent l’être en Côte-Rôtie.
Bouche : Une merveille ! Une grande puissance [l’alcool, le soleil à nouveau] mais un équilibre parfait avec l’acidité, le fruit et l’astringence : les tannins sont plus présents que dans le Volnay mais portent ici le vin vers des cieux célestes. Rien que ça.
Mon commentaire : Hésitant pour le choix du second vin rouge [qui allait accompagner la fin des plats ainsi que le plateau de fromages affinés], on a fini par se trouver un dernier point commun avec le sommelier. Les Bordeaux: soit on tape dans le très gros calibre très cher, soit on est déçus. Y a bien qu’en Bourgogne et en Côte du Rhône septentrionale qu’on peut encore trouver des coups de coeur [des vrais] « abordables ». Bingo. On est tombés d’accord en l’espace d’une seconde sur la même appellation. La Côte Rôtie. Mon appellation préférée… J’ai été parfois déçu par des bouteilles de « supermarché ». Mais là, je dois dire qu’on a goûté une très très bonne bouteille. Même pas regretté de ne pas avoir touché à une Mouline ou à une Turque [ils en avaient sur plus d’une douzaine de millésimes, de ces prestigieuses cuvées de Guigal]. C’est pour dire…

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Be cool, be open.

UU

Pentecôte 2007: Trop bô gosse

Son entourage a refusé de le confirmer officiellement.

Pour ma part, après avoir mené une discrète enquête, j’en suis venu à la conclUUsion suivante [qui n’engage que moâ, hein]:

Cet homme fait des séances [ad minima hebdomadaires] d’UV pour son bô caillou.

Si si, j’insiste. J’ai des preUUves.

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Be cool, be open.

UU

ps: Les autres notes sur ce ouikende de la Pentecôte non chômée suivront dans l’après midi… Un peu de patience. ;o)