MAC 32 : Le MAC de l’apéro belge (Annabel)

Mac32Annabel, la pionnère bloggueuse (belge par alliance pour ceux qui suivent l’épopée des MAC depuis un temps certain…) m’a délicatement déposé dans ma besace à courriels un MAC fort rafraîchissant. Ils sont forts ces belges quand même !
Le ouioui-kende s’annonce beau, ensoleillé. Plus de 30°C à Paname… Pschhhttt… la Kro tout droit sortie de l’inepte Frigo (*) aura une belle mousse cet après midi !

Be cool, be nice. And have a nice one.

UU

(*) Adios SiLuis ! Y muchas gracias para la climatización ! ;o)

MAC 31 : Le MAC de sweetmaryquiveillesursonUUdamour

Quelle aventure, ce concours de MAC tout de même !

Mac31sweetmaryEt voilà qu’une nouvelle bloggueuse au nom mystérieux de sweetmaryquiveillesursonUUdamour vient de faire son apparition (subite chez bourrique hier…). Et hop, dans la foulée, elle me soumet un MAC. Edifiant. D’une ampleur inconnue à ce jour dans la galerie des MAC. Terriblement féminin par… le nombre de souliers (et pas qu’en vair) qu’elle étale. ;o)

Un ami de longue date, Cyrano pour ne pas le nommer, m’a immédiatement alerté via Emile : « C’est un stock !… C’est un pléthorique !… C’est un chausse-trappe ! Que dis-je, c’est un chausse-trappe ? C’est un conciliabule ! »

Et oui, conciliabule des souliers de sweetmaryquiveillesursonUUdamour pour marquer son territoire face à la ré-apparition de Doc Huff, hier, à la cérémonie de remise de cadeau de mariage blogUUesque !

Message personnel à Bourrique : ta proposition de rejouer avec tes 163 paires de pompes est désormais plus que d’actualité !

Be cool, be open.

UU

ps : le placard à MAC est toujours situé au niveau huuan@yahoo.com. Il vous tend les bras pieds pour de nouvelles soumissions de MAC ! ;o)

Le cadeau de mariage blogUUesque (par bourrique)

Uu[Euh flash de dernière minute : J’ai gagné-euh j’ai gagné-euh. Le Doublon Blogguesque de chez Bourrique : 20000ème visiteur et 1500ème commentaire. Que de bonheur aujourd’hui ! ]

Winners_1Il s’en est passé tellement de choses depuis 2 jours. Un mariage bloggUUesque à vous annoncer, entre doc Huff et moi !!! En deux temps, comme deux pas de danse qu’on se serait offert : la signature devant la Ministre Bourrique, puis le bisou devant la Ministre Bourrique encore.
Bon pour rassurer illico presto toutes les âmes sensibles, ma douce Marie est toujours là, et plus que là : elle remplit ma vie de bonheur et d’amour. Voilà qui est dit.

Bourrique m’a fait ce *magnifique* cadeau de mariage blogUUesque par émile interposé. Un acoustique de Nick Cave. Et pas n’importe lequel : The Mercy Seat. C’est sublime… Je l’écoute en boucle pendant que j’écris cette note et j’ai, à chaque variation de la voix de Nick Cave, le coeur qui chavire… Quelle puissance retenue dans cette version acoustique ! Et pourquoi il n’y a plus de song-writer de cette trempe aujourd’hui ?!

Merci Bourrique, merci du fond du coeur pour cette attention blogUUesque !
Vous allez bien ? Moi, je lévite… ;o)

Be cool, be open.

UU

Mes ami(e)s, je cède maintenant la place :

The Mercy Seat
It began when they come took me from my home
And put me in Dead Row,
Of which I am nearly wholly innocent, you know.
And I’ll say it again
I..am..not..afraid..to..die.
I began to warm and chill
To objects and their fields,
A ragged cup, a twisted mop
The face of Jesus in my soup
Those sinister dinner meals
The meal trolley’s wicked wheels
A hooked bone rising from my food
All things either good or ungood.
And the mercy seat is waiting
And I think my head is burning
And in a way I’m yearning
To be done with all this measuring of truth.
An eye for an eye
A tooth for a tooth
And anyway I told the truth
And I’m not afraid to die.
Interpret signs and catalogue
A blackened tooth, a scarlet fog.
The walls are bad. Black. Bottom kind.
They are sick breath at my hind
They are sick breath at my hind
They are sick breath at my hind
They are sick breath gathering at my hind
I hear stories from the chamber
How Christ was born into a manger
Nick_caveAnd like some ragged stranger
Died upon the cross
And might I say it seems so fitting in its way
He was a carpenter by trade
Or at least that’s what I’m told
Like my good hand I
tatooed E.V.I.L. across it’s brother’s fist
That filthy five! They did nothing to challenge or resist.
In Heaven His throne is made of gold
The ark of his Testament is stowed
A throne from which I’m told
All history does unfold.
Down here it’s made of wood and wire
And my body is on fire
And God is never far away.
Into the mercy seat I climb
My head is shaved, my head is wired
And like a moth that tries
To enter the bright eye
I go shuffling out of life
Just to hide in death awhile
And anyway I never lied.
My kill-hand is called E.V.I.L.
Wears a wedding band that’s G.O.O.D.
`Tis a long-suffering shackle
Collaring all that rebel blood.
And the mercy seat is waiting
And I think my head is burning
And in a way I’m yearning
To be done with all this measuring of truth.
An eye for an eye
And a tooth for a tooth
And anyway I told the truth
And I’m not afraid to die.
And the mercy seat is burning
And I think my head is glowing
And in a way I’m hoping
To be done with all this weighing up of truth.
An eye for an eye
And a tooth for a tooth
And I’ve got nothing left to lose
And I’m not afraid to die.
And the mercy seat is glowing
And I think my head is smoking
And in a way I’m hoping
To be done with all this looks of disbelief.
An eye for an eye
And a tooth for a tooth
And anyway there was no proof
Nor a motive why.
And the mercy seat is smoking
And I think my head is melting
And in a way I’m helping
To be done with all this twisted of the truth.
A lie for a lie
And a truth for a truth
And I’ve got nothing left to lose
And I’m not afraid to die.
And the mercy seat is melting
And I think my blood is boiling
And in a way I’m spoiling
All the fun with all this truth and consequence.
An eye for an eye
And a truth for a truth
And anyway I told the truth
And I’m not afraid to die.
And the mercy seat is waiting
And I think my head is burning
And in a way I’m yearning
To be done with all this measuring of proof.
A life for a life
And a truth for a truth
And anyway there was no proof
But I’m not afraid to tell a lie.
And the mercy seat is waiting
And I think my head is burning
And in a way I’m yearning
To be done with all this measuring of truth.
An eye for an eye
And a truth for a truth
And anyway I told the truth
But I’m afraid I told a lie.

Star Wars : A Lost Hope

Swe3_teaser_poster_smYipii Yipii Yéé ! Pour fêter les retrouvailles de Chewie (aka Doc Huff) et ChUUwie (moi) sur ce blog, ce matin même, voilà de quoi s’amuser et passer un bon moment, tous ensemble !

Star Wars : A Lost Hope

Site original ici.

Je l’ai trouvé sur le Oueb avant de voir le vrai film. Maintenant que j’ai vu le vrai film, je trouve ça très drôle, quoique un peu lourdingue pour les esprits fragiles (hmm, ça change du Luberon …).

Vous y verrez :
– Padmé, enceinte jusqu’aux oreilles
– Anakin en Poo poo head
– le 1er sabro-laser cassé de l’Histoire
– un master Jedi, qui slamme comme un gangsta de hip-hop
– Yoda semi-alcoolique
– Obi-Wan encore plus alcoolique…

Bref, c’est n’importe quoi. ;o)

Be cool, be open.

UU

Luberon – 6ème promenade : le SIXIEME SENS

Aujourd’hui, s’achève le cycle sur les promenades sensorielles dans le Luberon.
Je dois dire que c’était avec une joie immense que je vous ai vu/lu m’accompagner ces jours-ci en ce lieu que j’aime tant (sweet mary bien sûr, mais aussi jmesuisléssépoucédéenvies2vacances, jpc, ludecrit, dibrazza, bourrique, merry, prof Hrundi, même le doc Huff s’est baladé avec nous ! et puis tous les anonymes qui se sont joints à nous sans se montrer…), le long des sentiers créés par François et Claude Morenas. Merci donc à vous tous d’avoir partagé ces moments sensibles.

Cette dernière étape à laquelle je vous convie aujourd’hui est particulière. Elle vise à vous faire sentir autre chose que les cinq sens traditionnels. Ma douce Marie et moi l’avons réellement vécu, sur le lieu même qui est décrit dans l’extrait ci-dessous, à la Roque des Bancs, lieu facile d’accès à partir de la touristique route forestière des Cèdres, sur les hauteurs de Bonnieux (si beau au soleil couchant). LuberonroqueLaquelle route forestière est un haut lieu de promenades familiales, sur une ligne de crête du Luberon, tellement carrossable que les poussettes se doublent allègrement, les talons féminins n’étant pas non plus absents.

Et là, derrière une citerne, un petit sentier discrètement balisé vous enfonce dans la forêt, à travers les bosquets odorants… Petit à petit, on ressent une atmosphère particulière, contraste étonnant entre le trafic piétonnier un peu dense en été de la route forestière et l’impression grandiose de recueillement à l’arrivée à la Roque des Bancs, la vue dégagée sur toute la vallée de la Durance jusqu’à l’étang de Berre, étoile tombée du ciel et encore scintillante à l’horizon, probablement jetée à terre par cet azur magnifique et plombant du mois d’Août.

Le silence se fait soudain. On pourrait presque entendre le battement d’ailes de l’aigle de Bonelli qui valse, seul, au dessus de la montagne. A terre, une trace en filigrane d’une récente présence humaine (un feu de bois éteint). Puis la perception de quelque chose d’étrange, comme un sixième sens… Nous nous sommes assis en regardant l’horizon. Nos cœurs se sont alors mis à battre plus lentement mais plus lourdement, en fait pour nous signaler que le Luberon venait de leur parler. Il (le Luberon) venait de nous murmurer que l’amour que ma douce Marie et moi lui vouons était partagé… On a été tellement heureux ce jour-là.

Be cool, be open.

UU

ps : Si vous voulez vous remémorer les 5 premières balades, cliquez là pour la vue, l’ouïe, le toucher, le goût, l’odorat

Luberon – 6ème promenade : le 6ème sens
Luberonmorenas_3[‘La Roque des Bancs’, extraits, in Découverte du Luberon – guide écrit par François et Claude Morenas depuis le début des années 60 et sans cesse mis à jour depuis]

Après le plateau de lapiaz et de buis rouge du Pré de Roustan où s’élèvent ça et là des bosquets de cèdres qui repeuplent dru, le sentier bien marqué dessine un virage et s’enfonce en direction de la falaise de Roque des Bancs qui se dresse, irradiant de soleil au cagnard de midi. (…)
Ce chemin large, inattendu, impressionne. Le silence est si grand qu’on peut marcher debout à l’intérieur sans le rompre. Pas un souffle d’air, seul un vrombissement double de mouches. L’atmosphère est masse d’inertie blanche. Des crottes dans le chemin disent passage paisible de sauvagine. Le fourré dense s’agite d’ailes à mon approche muette qui cherche à amortir l’événement de mon intrusion. Ne puis-je pas être une présence naturelle parmi d’autres ?
La falaise des rochers réverbère la chaleur qui annihile toute pensée autre qu’un bien-être, détente au cœur de cet hiver si doux comme un été. A l’extrémité de la falaise, sous une baume, des murs éboulés, ruines de bergerie, une provision de bois mort, des traces de feu, de chasseurs, sans doute.
De grosses touffes d’euphorbes se dressent dans l’herbe rase, silhouettes de palmiers sur leurs tiges rouges. Il faut s’asseoir là et rêver. Lieu magique et bucolique à la fois dans cette atmosphère mystérieuse, si particulière aux romans de Bosco, qui rend aux choses et aux gestes leurs forces vives, leur pouvoir neuf d’étrange, parce que regardés au delà des apparences.
Il faut attendre là, que le silence s’accomplisse, lent et inépuisable.

MAC 30 : Leçon de lévitation par Emma (Huffette)

Mac30emmaVite ! Un post rapide de note pour mettre à l’honneur Emma, la princesse toute mimi de Doc Huff, celui qui se voit pousser des poils sur ses doigts. Comme quoi, on peut être un peu étrange comme gars, faire des commentaires de brutes, et finalement avoir une fille qui est un poème à elle toute seule : cliquez pour vous en convaincre avec son CAC du jour, chez l’éminent professeur Hrundi. ;o)

Plus sérieusement, vous ne vous posez pas la question sur ce MAC, à savoir pourquoi Emma (Huffette) lévite au dessus du sol ? Moi, si. Mais je n’ai pas trouvé encore la réponse. ;o)

Be cool, be open.

UU

Bonus de MAC : Un extrait du courriel que m’a envoyé Doc Huff pour le MAC de sa fille. Il m’a fait rire tout simplement. Alors je partage avec vous : « Pas très sophistiqué, mais les pieds à ma fille se suffisent à eux-mêmes, poil au nem. »

ps : Tous les MAC mènent à huuan@yahoo.com. Envoyez moi vos MAC par courriel. Traitement non confidentiel garanti.

Luberon – 5ème promenade : l’ODORAT

L’odorat… Certainement, le sens le plus stimulé lorsque vous faites une randonnée dans le Luberon !

Ce Luberon olfactif est pluriel : il vous apportera son lot d’odeurs, de parfums et d’arômes, tous différents selon la saison, la température de l’air et la douceur du vent. Mille senteurs, aurais-je envie d’écrire… Souvent puissantes, très aromatiques, passionnées même.

LuberonsaumanegentsCommençons par l’odeur doucement mielleuse des genêts qui embaument l’air des chaudes fins d’après midi d’été.
Et puis ces randonnées qui nous mènent à travers les océans de lavande, tapissant le plateau de Sault, face à Albion la belliqueuse. Ces bouquets ronds comme autant de boules mauves alignées à l’infini gravent nos mains de sillons fortement odorants – entre fin Juin et début Août seulement.
Qui n’a jamais marché sur de grands tapis de thym en fleur n’a certainement pas encore connu l’ivresse olfactive… Enivrantes, les effluves qui se dégagent de la fleur de thym… Et quand c’est sur des centaines de ces fleurs que vous foulez vos pas, vos yeux se ferment, comme par magie, comme pour mieux apprécier le voyage auquel elles vous convient.
LuberonromarinLe romarin maintenant : inséparable de la Provence également. Sa fleur dégage aussi un parfum très chaud… J’en ai toujours un brin dans ma poche, cueilli à même la roche, que je trifouille, que je farfouille du bout des doigts en permanence pour les porter ensuite à mon nez. Quel plaisir de marcher ainsi, le nez grand ouvert à la proue du navire que vous portez sur vos jambes, tremblantes d’émotions à chaque nouveau pas dans ce Luberon sensible.
Je ne pourrais finir cette promenade sans évoquer le figuier, ses fruits charnus et ses grandes feuilles qui laissent échapper une aura olfactive discrète, un peu coquette mais si envoûtante. Souvent, on le découvre au nez, par hasard, comme une rencontre inattendue, en tournant avidement la tête à la recherche de son parfum subtil qui est toujours en filigrane, jamais sur le devant de la scène… Mais d’où peut bien venir cette senteur si familière du figuier ? Et là, dans un recoin rocheux, on voit ses racines, puis son tronc et enfin ses feuilles, en train de se reconstruire une nouvelle vie sur un mur, un peu croulant, de pierres sèches.
Je pourrais aussi évoquer toutes ces autres plantes méditerranéennes, anonymes pour la plupart d’entre nous, mais qui contribuent elles aussi à ce feu d’artifice auquel notre nez assiste, impuissant mais heureux (et ce dès la sortie de la gare TGV d’Avignon, n’est pas JPC ?)…

L’extrait que je vous propose aujourd’hui, toujours de François et Claude Morenas, est une belle balade à faire, au printemps lorsque tout le Luberon est en fleurs, c’est à dire au début du mois de Mai. Le Mai, le joli Mai… Ivresse des yeux, ivresse du nez, ivresse des sens…

Be cool, be open.

UU

Luberon – 5ème promenade : l’ODORAT
Luberonmorenas_2[‘Les gorges de Badarel’, extraits, in Découverte du Luberon – guide écrit par François et Claude Morenas depuis le début des années 60 et sans cesse mis à jour depuis]

Dominant le cours, banc de pierre et romarin en fleurs, le vieux village des Taillades se dresse, prolongeant la muraille de roche, profil des murs arasé, tranché dans le vif. La taille de la pierre a construit des ruines à pans vigoureux, fenêtres de ciel, niches où s’accrochent les giroflées, château creusé pour la belle étoile, où l’on pénètre sous une arche aux voussoirs hauts perchés. En piaillements aigres, les merles font une ventrée de baies bleues dans le lierre. Demeures nobles, cyprès, contreforts, anges sculptés, banc, puits, margelle et amandiers fleuris, arcs et porches. (…)
Le vent emporte la poussière de pollen, nuage de soufre au cyprès. Perfection que l’on croyait grecque. Fleurs cultivées à profusion, violettes, pervenches, iris, jonquilles, viornes, lavandes, yucca et corbeille d’argent. Mésanges. Le regard plonge dans les cours, tuiles rondes, terrasses dallées de pierre et carrelages cuits comme un bon pain.
Les figuiers et les pins éclatent dans les fissures et couronnent les pans de murs, minéral et végétal sans frontière.
Marcher à pas lent, ou l’été les pieds nus, pour n’être qu’une forme de vie parmi les autres et écouter le merle moduler une longue phrase comme un chant de victoire, gonflé de joie, gonflé de ciel bleu, les yeux sur le Luberon, vers les rochers qui cachent la Brèche. Et la plaine (…). Puis c’est une descente assez malaisée mais jamais dangereuse, traces perdues et retrouvées d’anciens sentiers muletiers, à peine devinés, que l’on sent avec un peu de flair plus qu’on ne les voit.

Luberon – 4ème promenade : le GOÛT

Luberon – 4ème promenade : le GOÛT
Luberonmorenasvaucluse_1[‘Une journée sur les plateaux’, extraits, in Découverte des Monts de Vaucluse – guide écrit par François et Claude Morenas , préfacé en 1961 par Giono, encore… ]

Ensoleillé, ventilé, désert de ciel et d’espaces, vous cheminez dans un paysage grandiose, « hurlevent l’hiver ». L’air y est intact et vif en toute saison. Face au Ventoux bleu splendide toujours impressionnant : le Pays de Sault et en contrebas plongée sur le hameau de Sarraud. (…) A l’ancienne école, autrefois construite aux confins de trois communes limitrophes pour la commodité des habitants isolés des hautes plaines, prenez nos traits jaunes à gauche qui, par les hauteurs tourmentées se dirigent vers la grosse ferme de Champlong. Vous dominez à loisir la cuvette colorée et plus humaine, les belles terres cultivées du Plan de Castellet, régal des poumons et des yeux, contentement subtil de l’âme.
Sans vous faire remarquer, découvrez Champlong, grosse bastide typique de ces immensités très peu peuplées, flanquée de hangars et de tracteurs trahissant la vocation agricole encore active de la terre à cailloux et celle plus riche des anciens lacs. Contournez les châtaigniers immenses.

Luberonspot_pique_niqueC’est fin juin que cette plaine cachée, cernée de ces colles légèrement mamelonnées accumule le plus de richesses multicolores. Roux, verts tendres, jaunes pâles, grenats, bleus doux, violets, ors, terre de Sienne, en petits carrés dosés par le pur hasard du travail des paysans, disposés harmonieusement en coteaux de lavandes précoces, de genêts tardifs, de champs de blés somptueux, d’avoines mûrissantes, d’orges, de seigles, de trèfles incarnats, de sainfoin, de terres rouges fraîchement labourées, fleurs partout, fleurs champêtres, bleuets, coquelicots et leurs sœurs anonymes, bruyères, alouettes, transparence de l’air, limpidité des formes, vent que l’on sent vivifiant de toute la force de l’été qui s’épanouit et au loin aux confins d’un Ventoux immatériel, l’azur éclatant dont la lumière blesse. (…) Album inépuisable d’images nourricières de vos fringales de beauté.

Non, je ne me suis pas trompé dans le choix de l’extrait du guide (un autre, sur les Monts de Vaucluse, tout en restant dans le parc régional du Luberon) de François et Claude Morenas.

J’ai choisi volontairement ce passage pour vous parler du goût parce qu’effectivement ma douce Marie et moi avons fait en mai 2000 un mémorable pique-nique à proximité de cette ferme de Champlong. Et comme à chaque promenade que nous faisons dans le Luberon, nous sacrifions aux rites du désormais sacro-saint pique-nique et de la recherche exigeante du meilleur spot

Mais il ne faut pas s’y méprendre : ne sont pas mémorables les pique-niques les plus fastes, mais ceux dont votre esprit se rappelle parce que, ce jour-là, tous vos sens étaient en résonance : une superbe vue, un silence apaisant seulement dérangé par le vent et les oiseaux, une douce chaleur et les senteurs provençales des herbes aromatiques et des fleurs épanouies… C’est tout cela qui fait, selon moi, les meilleurs pique-niques.

Bonheur simple d’un pique-nique dans le Luberon… Une tomate fraîche, quelques tranches de pancetta, un banon (fromage de chèvre du Luberon, entouré d’une feuille odorante de châtaignier), quelques cerises de saison (parfois cueillies durant nos randonnées, lorsque le hasard nous fait croiser une exploitation), le tout accompagné d’une fougasse, encore chaude à la boulangerie du village le matin de la randonnée. C’est tout. Le reste, vous l’avez en vous : tous vos sens, en éveil.

Be cool, be open.

UU

ps : Les trois premières promenades étaient autour de la vue, de l’ouïe ou du toucher. Restent celles sur l’odorat et le 6ème sens.

MAC 29 : Merry dans les nuages

[Cette note ne saurait être lue sans écouter ça : 4 minutes 44 pour relaxer les synapses et apprécier. Relax and enjoy…(*)]

Mac29merryQuel sens du suspense chez Merry ! Depuis cette annonce anodine d’un éligible MAC pelliculisé, un certain nombre de jours se sont écoulés… Mais le résultat est au rendez-vous ! Que dis-je ? C’est bien plus que cela… Ce MAC a rendez-vous avec l’Histoire !

Ferions-nous un référendum hic et nunc qu’un Hui enthousiasmant porterait Lady Merry sur les plus hautes sphères du Mondoblogosphère, sans l’ombrage d’un Nan de pacotille : votez Merry et c’est l’assurance que le Verbe sera défendu jusqu’à la dernière larme.

Parce que quelqu’un qui explose littéralement les canons du MAC en une simple photo, c’est forcément quelqu’un de bien.
Parce que quelqu’un qui ne peut se contenter du sol comme terrain d’aventures et qui doit se tourner vers le ciel pour trouver univers à sa mesure, c’est forcément quelqu’un de bien.
Parce que quelqu’un qui marche avec une telle aisance sur les nuages, ça ne s’est jamais vu, c’est donc forcément quelqu’un de bien.
Parce que, enfin, quelqu’un qui pratique le tutoiement photonique doit être dans l’intime du divin et c’est forcément quelqu’un de bien.

Lady Merry, vous nous faites toucher du doigt de l’orteil, le sublime… ;o)

Be cool, be open.

UU

(*) Pink Floyd – The Great Gig in the Sky
Tous>> Au delà de l’idée d’agrémenter musicalement cette note, c’est aussi une chanson INAUGURALE pour…

Note 1 : Oyé oyé ! Honnêtes gens et gentes dames ! La besace à courriels (huuan@yahoo.com) vous est grande ouverte : envoyez y tous les MAC qui vous passent par la tête !

Note 2 : Luberon… Les promenades continuent… Il me reste à partager avec vous le goût, l’odorat et ce mystérieux 6ème sens…