Période difficile.
Trop de taf.
Et en perspective, plein de perturbation.

Trop de stabilisation à mener dans la vraie vie.
Des priorités à donner aux uns et aux autres.
Plein de transition.
Dans tous les sens.
Et en toile de fond, cette foutue guerre contre le terrorisme.
Et les uns qui se prennent comme des manchots pour faire régner un pseudo nouvel ordre mondial pris dans leurs intérêts économiques pour ne pas dire militaro-pétroléo-industriels.
Et les autres qui s’empourprent dans des crises institutionnelles et ne savent pas ré-enchanter le rêve européen.
Et puis, nous au milieu qui bouffont bêtement les infos quotidiennes sur les bombes désamorcées par ci par là.
On nous fait vivre dans la peur – quoique les mencaces sont réelles.
On accepte jour après jour de perdre nos libertés individuelles.
La vie moderne est une succession d’achats de contrats d’assurances.
On veut se protéger de tout.
On menace d’attaquer en justice n’importe quel quidam qui aurait l’outrecuidance d’agresser notre géranium à notre balcon de 1 mètre carré.
Pire, on veut s’assurer que nos enfants vivront dans un monde meilleur.
Quitte pour certains à ne pas en faire.
Qui a raison ?
Personne, mon capitaine.
Parce qu’on oublie une chose essentielle.
Si on vit, c’est pas pour se plaindre.
C’est pour être heureux.
Et en profiter autant que faire se peut.
Et rendre les autres heureux.
Autant que faire se peut.
Et on l’oublie peu à peu.
Que ce qui compte, c’est la pulsion de vie.
Alors que subrepticement, c’est une pulsion de mort qu’on nous vend comme bel avenir de l’humanité.
Réchauffement climatique, maladies endémiques, guerre éternel contre le terrorisme.
Tout ça, hop, dans le même panier.
Qui a remarqué que nous venons de fêter l’avènement de la plus longue guerre mondiale de l’histoire moderne ?
Hein ?
Qui ?
Parce que le terrorisme implique tous les pays collectivement, tous responsables de ce choc des civilisations qui sert tant les intérêts politiques de Ben Laden. Tous collectivement responsables de ce conflit interminable entre Israël et les Palestiniens.
Parce que la plupart des pays musulmans sont coincés entre cet affrontement et la voie d’un islam modéré, ouvert, généreux et progressiste.
Et que personne ne peut ou ne veut se saisir des enjeux géopolitiques en cours.
Et encore, vous m’avez pas laissé parler de la Chine, hyper-puissance économique et politique dans 10 ou 20 ans.
M*rde, c’est le bordel dans le monde et on dirait que les puissants de ce monde, en tout cas les gens bien qui pourraient y changer quelque chose, ben ceux-là jettent l’éponge [en existent-ils au fond des gens bien ?].
C’est un énorme scandale.
P*tain, 6 ans que ça dure.
Depuis le 11 septembre 2001.
Tous ces discours stupides qu’on nous balancent par journal télé interposé.
Et c’est pas près d’être fini.
OK, c’est plus l’ère de l’enrolement massif dans les armées.
OK, y a plus de champs de bataille [quoique].
OK, les tanks ne défilent à Paris que le 14 juillet.
Mais au fond, soyons honnêtes avec nous mêmes, y a bel et bien depuis 6 ans une guerre mondiale qui ne veut pas se nommer.
Be cool, be open.
UU
ps: Tous mes excUUses les plus plates, je déserte volontairement la blogosphère pour les motifs figurant au début de cette note. Pas de visites aux blogs amis. Pas de commentaires chez moi. C’est devenu trop plein. Suite des chroniques polynésiennes erratique… P’têt demain pour la prochaine… Qui sait de quoi demain sera fait ?