La pensée du vendredi #1: Politique

AfgaJ’ai entendu* cette semaine que la politique ne consistait pas tant à résoudre les problèmes qu’à finalement faire taire ceux qui les révèlent.

Bien dit.
Bien envoyé.
Certes.

Mais à celà, j’ai essayé de trouver quelque chose à répondre. A moi même, bien entendu, vu que personne d’autre ne pouvait m’entendre dans ma voiture.

Alors je vous propose de commencer le week-end sur ce message d’optimisme :

« Quel que soit ce que vous pouvez faire ou rêvez de faire, commencez le. L’audace contient du génie, du pouvoir et de la magie. » Goethe

Be cool, be open.

UU

* Entendu sur France Culture – auteur oublié

Le vin : Mon point de vue sur l’éducation et les subventions

Pour ceux qui ont manqué les 4 (déjà !) premiers épisodes sur notre débat off-line et on-line sur le vin :

4 – Le vin : produit élaboré de grande consommation et communication mondialisée ? (par Gabriel)
3 – Débat autour du vin (ma réponse à Gabriel)
2 – Débat autour du vin (la réponse de Gabriel)
1 – « Mondovino » et débat autour du vin

Attention !!! Le meilleur article reste à venir : c’est la contribution de Roger que vous aurez le plaisir de lire dans quelques jours !

Bon en attendant, je vais répondre aux questions de Gabriel (en italique ci-dessous) :

> – il suffit d’éduquer. Que proposes tu pour « éduquer » ? Peut-on transposer aux autres domaines soumis à la mondialisation ?
Avant d’éduquer, il faut qu’il y ait volonté d’apprendre.
Pour générer cette volonté d’apprendre, on peut susciter l’intérêt de multiples façons.
Soit d’un point de vue micro-économique, soit d’un point de vue macro-économique.

D’un point de vue macro : campagne de pub, dégustations gratuites à multiplier sur les lieux de vente (tu dois en connaitre plus qu’un rayon ;o) ), faciliter l’accès au vin, à des conseillers cavistes par une image moins élitiste, fournir dans les cartes de vins des restaurants des grilles de lecture plus facile (à l’étranger, les rouges sont classés par Fruité/Léger/Puissant, les blancs par Floral/Fruité/Moelleux/Secs, etc. ).

La semaine du goût est déjà un événement collectif dans lequel ce genre d’initiatives peuvent etre developpés.

D’un point de vue micro, c’est plus facile et plus difficile à la fois.
Plus difficile, car cela touche peut de personnes à la fois. Plus facile car la communication est plus
efficace (le fameux « one-to »one » du commercial).

BarbarescoHier j’ai bu avec Marie un Barbaresco de 1997 (cepage Nebbiolo-comme les Barolo) qui était très fameux.
Rapport qualité prix imbattable par rapport à des français de même qualité. Et bien c’était parce que le sommelier etait excellent et a su m’éduquer pour sortir des sentiers battus.
Tout ça pour dire, que quand on prend le temps d’échanger avec qui que ce soit du vin, et bien on peut l’amener a prendre une autre conscience du vin.

Chevalier_blanc_1999Autre exemple : j’ai convaincu un collègue allemand que ca vaut la peine de payer 45 Euros/bttle un Domaine de Chevalier Blanc 1999 pour le plaisir que cela evoque. Alors qu’il boit tres peu de vin et n’a jamais achete de bouteille aussi cher. Bien sur a l’origine, il avait de l’interet dans ce que je lui disais et donc volonte d’apprendre.
Mais je suis convaincu (optimisme…) que la majorité des francais sont sensibles à ce genre de discours et sont toujours prêts à en apprendre plus.
PapillesAutre intiative micro possible : les bars à vins et les restaus ou tu ne paies qu’un droit de bouchon de qq euros (caviste&restau à la fois). On en fait de temps en temps avec Marie et c’est le meilleur moyen de découvrir/se faire conseiller des choses aussi sans se faire matraquer par le prix d’une bouteille au
restau.

Eduquer enfin ne veut pas forcement promouvoir les vins gaulois. C’est permettre à l’individu d’atteindre un niveau supérieur de connaissance (sortir de sa caverne, hein Simon ? ;o) ), et donc acquérir une plus grande liberté et plus grande clairvoyance dans le choix. Si ce sont les vins etrangers qui y gagnent, faudra peut etre se poser des questions sur notre filiere vin en France. Sinon, persister et signer comme le font si bien les Francais en general au mepris de ce peuvent bien dire tous les Américains (quand bien meme ils s’appellent Mondavi ou Parker).

Globalement, j’estime que les vins gaulois sont aujourd’hui en moyenne meilleurs quand on les choisit bien, malgré qq agréables exceptions étrangères.

Finalement, le tout est de savoir sur quel segment de marché il faut se battre : le haut de gamme, le vin de grande diffusion au meilleur rapport qualité prix, ou bien le bas de gamme (marché qui existe malgré le mal qu’on peut en penser).
Tant qu’il y a de la demande, il y aura de l’offre. C’est pour cela que je parle d’éducation pour modifier la demande.

Supersize_mePour la transposition : l’exemple de la nourriture est plutot interessant. Des docu sur McDo, des protestations de consommateurs, une emergence de la slow food culture, etc. ont finalement permis de
contrebalancer dans une certaine mesure la normalisation des fast-foods. On trouve aussi des fast-foods de meilleure qualité (le sandwich étant presque au prix d’un plat en brasserie dans ces cas là…).
Le bio se développe de plus en plus aussi.
Et pour cela, on a éduqué la population. Certes à l’occasion de crises (dioxine, vache folle, grippe aviaire, mouton trenblotant, etc.), mais en tout cas une sensibilisation plus forte de la population qu’auparavant. Et cela a abouti à des mesures macro d’étiquetage = + d’information = éducation en qq sorte de la population.

> – les subventions. Je n’ai pas bien compris les références que tu as fait aux subventions autour du vin.
Sur ce point, Roger peut certainement nous donner son éclairage. Selon mon point de vue, les subventions sont une mesure d’aide au niveau macro pour globalement continuer à améliorer la qualité de la filiere du vin.
Pourquoi ne pas faire de mesures incitatives à la biodynamie ? Il faut accompagner tout cela de formation/d’éducation, de mise en place d’enseignement approprié dans les lycées agricoles, etc. Qu’en penses-tu Roger ?

Enfin, je pense ne pas avoir été très clair précédemment. Je pense effectivement que la qualité est globalement et en moyenne largement meilleure depuis des années. Mais la spéculation et le fait d’en faire un marché plus libéral et plus mondialisé avec les enjeux éco inhérents font que la tentation de « booster » des vins au détriment de la qualité et du respect de certaines règles (copeaux de chene, etc.) est bcp plus grande.
Exemple: un vin des Pouilles bu récemment – excellent au nez à l’ouverture – au bout de 15 minutes d’aeration, il n’y avait quasiment plus rien (meme le nez du fut de chene est parti…) ni en nez ni en bouche.

bon et si j’allais bosser ? ;o)

Bises à tous,
Be cool, be open.

uu

L’Afrique et ses malheurs : « Le Cauchemar de Darwin »

Affiche_cauchemar_darwinBon on rigole, nous Européens de l’Ouest que nous sommes, mais en attendant il se passe des choses graves.
Graves, je vous dit ! Allez, voir « Le Cauchemar de Darwin« , film-documentaire de Hubert Sauper.
Un, vous ne serez pas déçu du voyage.
Deux, préparez vous à un choc, du type violent (un peu physique mais surtout moral).
Trois, ça fait se poser plein de questions. C’est terrible de se poser des questions.

Je lisais ce matin quelque chose qui se traduit à peu près comme ça (une citation de Sam Keen, un réalisateur de documentaire – un autre !) :

« Ce sont les questions que nous nous posons qui forment nos vies. En particulier celles que nous refusons de poser ou que nous ne pensons jamais à poser. (…) Selon les questions que nous posons, nous serons des êtres superficiels ou non, des défendeurs du status quo ou des chercheurs. (…) Ce que tu demandes est ce que tu es, ce que tu trouves dépend de ce que tu cherches. » Sam Keen

Cauchemar_darwin_1Cauchemar_darwin_2Mais alors que trouve-t-on dans ce « Cauchemar » ?
Une vision qui vient petit à petit vous asséner des vérités sur la cruauté de l’exploitation de l’Afrique par les occidentaux, la valeur toute relative de la vie et de la santé des êtres humains en Afrique (les enfants, la prostitution, le Sida et ces morts qui tombent les uns après les autres), ce côté finalement évident que les cargos qui viennent prendre le poisson pêché dans le lac Victoria en Tanzanie ne peuvent venir que chargé d’armes diverses et variées (des chars même parfois) en provenance de l’Occident.

Cauchemar_darwin_3Cauchemar_darwin_4Tout le paradoxe de l’avion cargo (le plus gros du monde : l’Ilouchine) qui apporte la vie sous forme de nourriture piscicole à l’Occident après avoir déversé sur le continent africain sa cargaison qui sème la mort.

Allez y, cela vous fera vous poser des questions et alors cela changera peut-être un petit quelque chose dans votre vie.

Si vous n’étiez pas encore convaincu, lisez la liste des prix obtenus par ce docu.
Prix du Meilleur Film Documentaire Européen– EFA 2004
Prix Europa Cinémas – Festival International du Film de Venise 2004
Grand Prix Documentaire – Festival du film de l’Environnement de Paris 2004
Prix du Public – Festival de Belfort 2004
Grand Prix du Meilleur Film – Festival de Copenhague 2004
Prix du Meilleur Documentaire – Festival de Montréal 2004
Sélection Officielle – Festival international du film de Toronto 2004
Sélection Officielle – Festival international du film de San Sebastian 2004

Allez-y, je vous dis !

Enfin, lire aussi la critique de Télérama et d’Arte.

Be cool, be open.

uu

Insolite : « A quoi sers-je ? »

393Le beau temps est revenu. La neige a fondu. Et voilà que de nouvelles choses apparaissent sur vos écrans, comme cette photo.
Le nouveau jeu concours est lancé : A quoi cela peut-il bien servir ?
Un indice : Regardez bien la photo !

On m’a suggéré de transformer mes jeux en opérations plus mercantiles (« Viendez ouailles, vous pourrez gagner une bouteille de Côtes du Luberon« ), générant au passage plus de traffic sur mon blog.
Cela aurait eu le mérite de donner une plus grande unité à mes articles (i.e. un lien entre les articles sur le vin et les jeux via la mise en jeu de cette bouteille de vin). Mais tant pis pour l’unité de temps, de lieu et d’action, vous aurez tout de même droit à ma plus tendre considération (l’estime ayant été déjà mise en jeu). Et c’est déjà beaucoup ! ;o)

Be cool, be open.

uu

Le vin : produit élaboré de grande consommation et communication mondialisée ? (par Gabriel)

Avec l’aimable autorisation de Gabriel, qui me laisse la joie de vous publier son email (la suite du débat sur le vin, initié voilà qq jours).
Bonne lecture et buvez ses paroles ! ;o)

Be cool, be open.

uu

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(Dé)battons le fer tant qu’il est chaud !

Dans le désordre :
-Je n’ai pas de vin de Hongrie chez moi (ça va pas, non ? pourquoi pas délocaliser de la main d’oeuvre, tant que t’y es ? ;- o ) Alors n’essaie pas de braquer ma cave, c’est inutile.

– Quant à la locution européo-méditerranéenne, je faisais référence au monde des buveurs de vin (le monde occidental quoi, grosso modo !) et à son origine au sud est de l’Europe et dans le Moyen Orient. Je n’oublie pas que les vignes sont arrivées en territoire germain sous l’influence de l’Empire Romain. C’était déjà un produit de commerce lucratif, soumis également déjà à des crises de surproduction !

– Plus sérieusement, en repensant à ce que j’avais écrit, je retiens deux points :

VignecaillouxlLa première est que le vin est un produit (de grande consommation – avec modération, bien sûr – ) élaboré. Je le maintiens, même pour du jaja (que dire alors des grands crus et de la biodynamie). Mine de rien, il faut pas mal de savoir-faire pour faire pousser des vignes, les tailler, les protéger des agressions climatiques, de la faune et de la flore.

Bellegrenache
Pour récolter le raisin à maturité, extraire ce qu’il faut de son jus et transformer celui-ci avec une fermentation contrôlée, un taux de sucre approprié et des filtrages, pas évident. Je pense que bien d’autres activités humaines sont plus simples, moins aléatoires et soumises à des cycles bien plus court. Les grecs et les romains ne savaient pas stopper la fermentation et ça les rendait malades (fous, je crois)… c’est dire ce qu’il a fallu de persévérance pour arriver à maîtriser tout cela.

Quant l’évolution de la qualité, sur laquelle tu exprimes un désaccord, je maintiens qu’il y a eu une forte progression de la qualité, sur l’ensemble de la filière. Certains cépages à (trop) fort rendement ont été délaissé, les savoir-faire en vinification ont progressé. Je me souviens du vin de pays de l’Aude (vin de table AOC) chez mes grands parents quand j’étais gosse. Quand je vois ce que tu peux avoir aujourd’hui pour 3 ou 4 euros, il n’y a pas photo.

Macarena_1Astrix_obelixLa deuxième est qu’il y a une tension entre communication globalisée et la diversité.
– A ma gauche, la Macarena, vite apprise, vite oubliée, 98% de personnes qui l’ont dansé (ça m’a estomaqué de voir des personnes faire spontanément de l’ordre serré et « marcher » au pas, pour un peu, on les aurait fait défiler le 14 juillet)
– A ma droite, les villages Gaulois, l’esprit de clocher. Le meilleur vin, c’est celui de chez moi. Les autres, je ne les connais même pas.
– La question : l’échange, le partage est un formidable facteur d’amélioration et de créativité ; mais si chacun essaie de copier l’autre, on va tous avoir le même produit, qui ne progressera plus (ah, l’ultralibéralisme est-il générateur de monopoles ? ou bien préserve-t-il les conditions d’une saine concurrence, mais je m’égare)
– En d’autres termes, comment préserver la diversité, dans un contexte
1. de comportement moutonnier (média, leaders d’opinion façon Parker)
2. de transformations de plus en plus radicales, du fait d’une concentration de plus en plus forte des productions dans un nombre toujours plus réduit de mains

Dans tes réponses, je relève ces deux idées fortes que j’aimerais que tu développes :
– il suffit d’éduquer. Ton attitude est plus optimiste que la mienne, qui compte avec la paresse de tout un chacun et surtout sur un mal bien de chez nous : la dépréciation a priori de ce qui se fait ailleurs.
Une question : Nous avons à nos frontières les deuxième et troisième producteurs de vins. Comment se fait-il que l’on trouve si peu de produits espagnols et italiens, toutes qualités confondues, dans nos linéaires et et chez les marchands de vin ? Que proposes tu pour « éduquer » ? Peut-on transposer aux autres domaines soumis à la mondialisation ?
– les subventions. Je n’ai pas bien compris les références que tu as fait aux subventions autour du vin.

Dans l’attente de boire les réponses…

Gabriel

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What is this « thing » ? (la solution !)

Sketch4_1Bonjour à tous et en particulier aux KlimHéros ;o),

Aujourd’hui, la solution à ce jeu !…

Après ces derniers jours de suspense intense, nous voilà arrivés dans la dernière ligne droite avec la révélation de la « chose » (thing en anglais) !

Mais qu’est-ce donc ?
– pas des oeufs d’Alien (on le saurait depuis longtemps avec le JT de TF1)
– un poulailler* non plus d’ailleurs (le doute subsiste toutefois car : qui du poulailler ou de l’oeuf a-t-il le premier apparu sur Terre ?)
– pas des frigos post-modernes (quoique, en lisant la réponse en dessous, on pourrait les adapter avec une clim’)
– la thèse de la salle de bain futuriste n’est pas exclue par les enquêteurs, étant donné le peu d’informations données par l’auteur de l’article (moi). J’opterai alors pour une expo des futures cabines de douches pour Titan (on sait désormais qu’il y a de l’eau. Donc forcément, quelqu’un pensera à installer des douches là bas. Qui de la douche ou de l’eau etc.)

* Par poulailler : on peut entendre tout rassemblement collectif de gallinacés ayant pour but la procréation et le développement personnel dans la bonne humeur communautaire, et non le lieu tel que le désigne l’usage contemporain du mot poulailler qui fait plus référence à un ensemble parallélipipèdique de tôlé ondulée.

Bon, c’est pas tout mais la solution alors ?
What is this « thing » ? Et ben tout simplement, des cabines de … toilette.
D’ailleurs, l’empressement que montre la jeune dame (lequel empressement est minimisé par le caractère statique de la photo – une vidéo MPEG aurait mieux fait l’affaire) à ouvrir une de ces cabines en est une preuve. ;o)

Be cool, be open.

uu

Est-ce vraiment « Beau » ?

Bleu_jaune
Light_blue
Reflets
_traversTenez, je me demandais aujourd’hui quelle était ma vision du « Beau ». Ca ne vous arrive pas de vous poser aussi cette question ?
J’y ai pensé en revoyant cette série de 4 photos récentes (3 prises à Bruxelles et 1 prise à Londres) et je me redisais sincèrement qu’elles étaient belles. Beauté géométrique, beauté des couleurs inattendues, beauté du hasard de la rencontre ?
Finalement, qu’est ce qu’on aime regarder ? Et pourquoi ? Et les autres ils en penseraient quoi ?

Il me semble pourtant que c’est une question essentielle qu’on devrait se poser plus souvent. Pas vraiment pour le plaisir de se prendre la tête, mais pour savoir qui nous sommes. Non ?

Be cool, be open.

uu

ps : Rassurez vous si vous ne ressentez rien, plusieurs personnes ne partageaient pas mon avis sur ces photos. En fait, il n’y a pas que le « Beau » qui plaît. ;o)

Que faire pour devenir PDG de Microsoft ?

Gorilla_1Héhé ;o)
Faut vraiment que vous voyez cette vidéo (avec le son bien entendu) : hilarant, fantasque, hallucinant !

Steve Ballmer est quand même le PDG (on dit CEO en vo) de Microsoft (cliquez ici pour son CV officiel).

Et voici donc la leçon la plus innovante d’inspirational leadership, ou comment haranguer la foule des employés de Microsoft pour la transformer en stade un jour de Superbowl.
http://www.ntk.net/media/dancemonkeyboy.mpg
Facile d’être un top manager qui a du leadership non ? Y a plus qu’à suivre l’exemple et trouver l’occasion de le faire dans votre boîte.

Be cool, be open.

uu

ps : Merci Fred pour ce lien ;o) Faudrait peut-être bosser aussi un peu si tu veux être sur la Dean’s List ! ;o)

Débat autour du vin (ma réponse à Gabriel)

Aujourd’hui, commençons bien la semaine par le 3ème épisode du débat autour du vin : ci-dessous ma réponse à Gabriel sur les différents points qu’il a soulevés.

Pour ceux qui ont manqué les 2 premiers épisodes :
2 – Débat autour du vin (la réponse de Gabriel)
1 – « Mondovino » et débat autour du vin

Et n’hésitez pas à nous poster vos commentaires, vos points d’accord et de désaccord !

Be cool, be open.

uu

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> « le vin , c’est aussi un produit de grande consommation, quoi ! » Et là, brusquement, son visage s’est fermé. C’est péjoratif. Le vin ne peut pas à la fois relever de la catégorie « Marchandise » et de la catégorie « Tradition, art de vivre ».
Personnellement, je pense que c’est un des problemes majeurs en France (enfin du monde vinicole français) de faire un blocage sur le marketing et le merchandising du vin.
Le vin, on peut à la fois le respecter (reglementation, tradition, vieillissement, terroir, etc. enfin tous ces mots que les vins de l’ancien monde semblent mépriser généralement) et le « vendre ».
Confsurlevin_montilleQue ce soit par une politique nationale avec des subventions du ministere, ou que ce soit par des initiatives privées (le dernier bastion d’irréductibles que représentent Hubert de Montille ou les producteurs en sardaigne ou en cotes du roussillon représentés dans Mondo vino), la qualité du vin et sa spécificité de produit marchand (process de fabrication complexe, durée très longue de production, immobilisation de capital considérable sur une durée énorme) peut être préservée. Ca passera forcément par une meilleure qualité de vin de pays et de petits AOC, etc.
Mais ca passe aussi par une meilleure communication / éducation. Et là on retombe sur le marketing les gars.

> Mais que met-on au fond dans ce mot valise qu’est « Le Vin » ? La réponse n’est pas simple, car le vin a la complexité de son âge, soit plusieurs milliers d’années ; il est profondément imbriqué dans notre patrimoine culturel.
Intéressant de relever cet héritage millénaire. Le point de vue des américains exprimé dans Mondo Vino, est qu’on peut faire du bon vin quasiment un peu partout dans le monde, qu’il faut simplement de bons investissements (et un bon retour sur investissement aussi). Et là, ils ont pas completement torts.

> – La marchandise, dans certains cas, est devenu oeuvre d’art, ou du moins symbole d’art de vivre
> – Mais la généralisation est difficile : le vin a été , est souvent un produit de négoce, obéissant aux règles de la concurrence, où certains ont pu pousser des produits faciles et bon marché, voire cracher du rendement ou frelater leur produit pour maximiser les profits. Il n’y a pas que des amoureux de la vigne et du travail bien fait.

Sans l’heritage millenaire, on peut quand meme vendre à des gens qui n’ont pas cette culture en ayant le bon marketing mix.
Et tout ça, sans sacrifier à la vision (que je partage) de respect du vin comme un produit extraordinaire, qui doit être protégé et réglementé, amélioré (en qualité), et bu avec une attention particulière (ne serait-ce que l’espace des 2 secondes que prend une simple gorgée).

> – La cohabitation a été plutôt fructueuse sur le long terme. Nos grands crus n’ont pas toujours été aussi bons et complexes.
tout à fait !

> Le plaisir du consommateur (éduqué ?) n’y est pas pour rien
Je suis entierement d’accord sur ca. je t’ai repondu plus haut que cela passe par plus de communication, plus d’education.
D’ailleurs n’est ce pas la nouvelle forme de progres (apres le progres de la liberte, le progres industriel, le progres scientifique, le progres social): n’y aurait-il pas maintenant une forme de « progres de l’information » ?
Marche_empereur
Avec les moyens modernes de communication, d’information rapide et facile (moteurs de recherches, sites Web sur tout tout tout et tout),etc. cela me fait penser aussi à la place plus importante que prennent les docs amateurs dans l’info (photos, videos de tsunami, d’abou graib), l’importance des docus fictions à la télé, le succès des docu en toute sorte (l’école, 9/11, le vin, même les manchots d’antarctique…) : aujourd’hui le consommateur, le client, le citoyen, il veut s’informer tout seul, en direct et avec de moins en moins d’intermediaires.
Le vin, pour moi c’est pareil : les gens sont capables de choisir de mieux en mieux tout seuls, quitte à s’échanger des tuyaux de bouche à oreille. Mais finalement, le plus important, ca reste de s’éduquer et de continuer à s’informer. En tout cas, ce n’est qu’un postulat. Mais il me parait fondé.

> – Plus généralement, on aime le vin parce qu’on le trouve bon. C’est con, dit comme ça, mais ça montre que c’est d’abord le goût du consommateur qui fait le vin de demain.
Image1bisOui c’est bon de le rappeler. ce produit particulier qu’est le vin doit d’abord être apprécié avant tout. mais finalement, pas plus qu’un bon repas ?
Il y a aussi de la magie de la transformation dans la cuisine, autant que dans le vin. c’est pas pareil certes, mais c’est les mêmes leviers : choix de la qualité, biodynamie ou pas, élevage selon des cycles parfois longs hors normes par rapport à la grande distribution ou en tout cas hors normes par rapport à une logique de rentabilité.

> – Les goûts changent avec l’espace et le temps. Tous les vins sont soumis à cette loi. Ceci implique que le travail du vigneron pour améliorer le produit de sa vigne n’a pas de fin
oui et non.
la diversité géographique, culturelle et donc gustative est réelle mais le succès des vins du nouveau monde prouverait presque le contraire…

> Ce qui me paraît intéressant également, c’est que le vin est en quelque sorte le modèle réduit de notre civilisation européo-méditerrannéenne pluri-millénaire.
Gabriel, demerde toi pour aller voir Mondo Vino, ca t’interessera vraiment si tu fais cette reflexion ci-dessus de culture europeo mediterraneenne.

> En étudiant le vin, son histoire, les actions humaines autour de lui, c’est en fait toute notre civilisation qu’on observe. Ce qu’il se passe dans le monde du vin aujourd’hui est exactement en ligne avec de nombreuses préoccupations d’aujourd’hui.
globalization, marketing mix…
ok mais préoccupation d’une elite quand meme qui a les moyens de tester, deguster, voyager, acheter, stocker et cuisiner…

> Les mécanismes du marché ont contribué pour partie à faire de vin ce qu’il est aujourd’hui, un produit souvent de haute qualité, fruit d’un grand savoir faire.
pas d’accord sur le souvent haute qualité. on tombe aussi souvent sur des déceptions ou des choses vraiment pas bonnes en matiere de vins.

Verres> Je ne parle pas de la passion du vin, qui évidemment ne relève pas du marché (mais peut être de la présence d’alcool et d’autres choses à définir).
et bien definissons les ! pour ma part :
– longueur en bouche
– aromes complexes
– souvenirs de facon générale : ce que je trouve remarquable dans le vin est son pouvoir extraordinaire d’evocation. Ne serait-ce que par les mots qu’on utilise lors des degustations… cela rappelle des souvenirs de voyage, d’enfance, de cuisine, d’odeurs de balades en foret, etc.
– et surtout, toute la convivialité qu’il y a autour d’une table lorsqu’on boit du vin. Le jour où j’ouvrirai une tres grande bouteille tout seul, je crois que je serai tres malade ou je serai alors le dernier survivant sur terre… ;o)

> Ces mêmes mécanismes aujourd’hui produisent un risque d’appauvrissement de la variété. Ca vaut le coup de les étudier afin de comprendre plus précisément la cause de ce retournement. (tiens ça rappelle la crise du disque et les OGM, la question de la variété…)
oui et non
le risque de diversité n’est pas si fort que ca selon moi si on continue d’investir dans la qualité et la communication/education

> Tiens, parlons d’Europe : il paraît que les vins de Hongrie sont excellents, bio et abordable… Qui en refuse ?
tu en as ?

> Comment combiner partage et variété ?
subventions ? ;o)

> Au plaisir de lire vos réactions.
pareil !

uu

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