Quoi, ma gueule ? [histoire de pintades]

Quand j’étais petit [tout petit], mes parents nous emmenaient à la campagne, à la lisière du Gers.

On allait gambader, jouer aves mes frères et soeur dans une grande prairie qui dévalait une pente qui nous [me] paraissait immense.

On allait aussi dans une ferme près de là.

Je m’entends encore dire que ça sentait mauvais !

La vache, le lapin, la poule, le canard, etc.

Bien des années après, j’ai rencontré douce Marie et l’ai suivi voir sa famille dans le Gers.

J’y ai retrouvé les poules et les canards.

Mais y avais pas de vaches, ni de lapins.

Et puis sa grand-mère m’a emmené un jour au grand marché d’Auch.

J’y ai vu pour la première fois [je crois bien que c’était la première fois] des pintades.

Rencontre émouvante parce que j’adore la chair de la pintade.

Ma viande de volaille préférée, après le pigeon [pas le parisien, hein].

Mais bon, en cage, c’était pas pareil.

Le ouikende précédent, on a emmené Choupi voir une fête champêtre avec les animaux de la ferme.

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J’y ai revu des pintades pour la deuxième fois.

Mais c’était comme si c’était la première fois…

J’ai notamment remarqué pour la première fois les splendides bacchantes rouge vif qu’elles arboraient.

Je ne l’avais jamais remarqué jusqu’à ce jour [faut dire qu’au four, enfin, bref…].

Au passage, j’ai appris que ça s’appelait des barbillons .

Vous le saviez, ça ?

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C’est horrible d’avoir cette pensée alors que ces pintades sont absolument superbes… mais moi en tout cas, ça m’avait finalement donné faim. ;o)

Bon ouikende à toutes et à tous ! Et bon repas dominical [avec ou sans pintade !]

Be cool, be open.

UU

ps: Oui, ça va, c’est pas à la hauteur d’une pensée du vendredi… mais je fais ce que je veux avec mes neurones… ;o)

Avoir du courage

De toutes les valeurs morales, quelle est la plus précieuse ?

Cette question, pendant bien des années, je ne me l’étais pas posée.

Et pour cause.

Soyons francs: J’en n’avais rien à faire.

Depuis deux ou trois ans [pas plus], je réalise peu à peu que la question est essentielle.

Et surtout que la réponse qu’elle amène ne l’est pas moins.

Bref.

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Il y a bien des années, alors que je commençais à peine ma vie professionnelle, une copine de la vraie vie – ex-chasseuse de têtes , m’avait fait part de son analyse personnelle selon laquelle le courage est la valeur qu’elle admirait le plus chez les autres. Notamment chez les cadres dirigeants qu’elle rencontrait.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts.

Et j’avais apparemment oublié cette discussion là.

Il se trouve que, pour bien des raisons [notamment celle là ], cette discussion m’est revenue en mémoire.

Semble-t-il pour n’en renforcer que davantage l’analyse.

Selon laquelle le courage est une des valeurs morales les plus importantes dans le monde professionnel – surtout lorsqu’on accède aux postes dits de responsabilité et que des décisions engagent l’avenir social d’un certain nombre de personnes – mais également une des plus rares.

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Mais ce n’est pas tout quant à l’importance que revêt le courage.

Douce Marie m’a fait découvrir que c’est aussi une valeur cardinale de la vie.

Parce que la vie est chienne.

Mais pas seulement.

Parce qu’il faut savoir avancer.

Et ne pas s’arrêter en chemin.

Pour le dire simplement, je crois que douce Marie est la personne de mon entourage que j’admire le plus pour avoir cette aptitude, tant professionnellement que dans la sphère privée.

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Finalement, un couple, c’est avoir du courage.

Parfois tous les deux.

Parfois alternativement.

Mais pour la vie.

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Prologue

Inazō Nitobe , empreint de culture samouraï et de confucianisme, résume tout ceci avec un brillant anglais dans Bushido, the soul of Japan [ouvrage culte de la culture traditionnelle japonaise, écrit à l’aube du XXème siècle]:

Courage was scarcely deemed worthy to be counted among virtues, unless it was exercised in the cause of Righteousness.

In his « Analects » Confucius defines Courage by explaining, as is often his wont, what its negative is. « Perceiving what is right, » he says, « and doing it not, argues lack of courage. » Put this epigram into a positive statement, and it runs, « Courage is doing what is right. » To run all kinds of hazards, to jeopardize one’s self, to rush into the jaws of death—these are too often identified with Valor, and in the profession of arms such rashness of conduct—what Shakespeare calls, « valor misbegot »—is unjustly applauded; but not so in the Precepts of Knighthood. Death for a cause unworthy of dying for, was called a « dog’s death. »

« To rush into the thick of battle and to be slain in it, » says a Prince of Mito, « is easy enough, and the merest churl is equal to the task; but, » he continues, « it is true courage to live when it is right to live, and to die only when it is right to die, » and yet the Prince had not even heard of the name of Plato, who defines courage as « the knowledge of things that a man should fear and that he should not fear. »

A distinction which is made in the West between moral and physical courage has long been recognized among us. What samurai youth has not heard of « Great Valor » and the « Valor of a Villein? »

Traduction wikipediesque:

Le courage, s’il n’était pas mis au service de la justice, était à peine digne d’être considéré comme une vertu.

Confucius dans ses Entretiens, le définit comme à son habitude, par ce qu’il n’est pas. « Comprendre ce qui est juste », dit-il, « et ne pas le faire, démontre l’absence de courage ». Cette maxime reprise dans un sens positif peut se lire ainsi : « Le courage consiste à faire ce qui est juste ». Se risquer à tous les hasards, s’exposer, se lancer impunément dans les bras de la mort, passent pour des marques de valeur, et dans le métier des armes, une telle témérité, que Shakespeare appelle : « la sœur illégitime de la valeur », est injustement applaudie. Il n’en va pourtant pas ainsi dans les préceptes de la chevalerie. Mourir pour une cause qui n’en vaut pas la peine est « une mort de chien ».

« Se précipiter au cœur d’une bataille et tomber aux champs d’honneur, dit un prince du Clan Mito, est assez facile et n’excède pas les moyens du plus simple des rustres. Mais le vrai courage est de vivre quand il faut vivre, et de mourir seulement quand il faut mourir ». Et il ne connaissait pas même le nom de Platon qui avait défini le courage comme « la connaissance de ce que l’homme doit craindre et de ce qu’il ne doit pas craindre ».

Une distinction souvent faite en Occident entre le courage physique et le courage moral est chez nous une ancienne et intime évidence. Quel jeune samouraï n’entendit jamais parler de la différence entre « grande bravoure » et « bravoure du voleur » ?

Douce Marie, tu peux maintenant dégonfler tes chevilles…

Be cool, be open.

UU

ps: Les photos de cette note proviennent toutes du parc, au pied de chez nous…

Je t’aime, un peu, beaucoup…

La pâquerette (Bellis perennis) est une plante vivace des prairies.

Bellis perennis, en latin [ouah, quelle cUUlture mes amis !], veut dire « Beauté éternelle ».

On dit aussi que son centre symbolise le soleil dont les pétales forment les rayons – empreints de pureté et de bonté.

Représentant ainsi – parfois – symboliquement la Vierge Marie.

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Ouaip, rien que ça.

Ben, je vous les transmets ces pâquerettes.

Elles vous sont offertes par la grâcieuse p’tite Choupi.

Passez chères toutes et chers tous une bonne semaine.

Be cool, be open.

UU

Luberon 2007 #4: Pleurer un homme

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Introduction: Au sujet de François Morenas, (re)lire cette précédente note écrite le surlendemain de sa disparition.

Il y a des choses dans la vie que nous faisons [tous] [plus ou moins] inconsciemment.

Celles-ci ne sont pas pour autant dénuées de sens.

Le choix du parcours pour notre unique grande randonnée du séjour n’était donc pas vraiment le fruit du hasard.

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Autant le dire simplement : je crois que nous cherchions François Morenas.

Son ombre.

Ses traces.

Ses pas.

Son visage.

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Nous avons d’abord tourné autour du plateau de Saignon, avant de nous rendre à l’auberge de jeunesse de Regain qu’il a tenu pendant plus de 50 [?] ans, avec son épouse Claude [qui avait la main sur l’écriture des guides].

C’est de cette auberge qu’étaient organisés les balisages du Luberon et des Monts de Vaucluse.

Pendant plus de 50 ans.

Un truc de dingue.

Artisanal.

Bénévole.

L’œuvre d’une vie.

L’œuvre d’un homme.

C’est cela que j’ai pleuré le soir même de cette randonnée lorsque j’y ai repensé avec douce Marie.

Entre le fromage et le dessert.

dsc_3156_29avril2007_saignon_nef.1180681763.JPGdsc_3147_29avril2007_saignon_nef.1180681642.JPGPrologue

Une page se tourne avec la disparition de François Morénas.

Une nouvelle s’ouvre.

Celle du blog de David L ., un ami de la vraie vie.

Celui là même qui nous a conseillé il y a près de 10 ans maintenant de suivre les sentiers de François Morénas.

Il nous avait alors prêté ses guides.

Et notre toute première randonnée démarrait alors de l’auberge de Regain, sur le plateau de Saignon.

Qui signa le début de notre attachement profond à cette terre et ses chemins de traverses.

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Be cool, be open.

UU

Légendes des photos (dans l’ordre)
– Tombe de François Morénas, au cimetière de Saignon [on y voit encore la gerbe que nous avons envoyé, avec le concours de David et Evelyne L.]
– 2 photos montrant la vue que l’on a de l’auberge de Regain – Vues sur l’autre rive de l’Aiguebrun
– 4 photos montrant l’auberge de Regain et ses alentours – Perle de verdure désormais paradis perdu
– Saignon et son rocher, dans toute leur splendeur de village perché

Pentecôte 2007: Trop bon… [notes de dégustation]

Bon alors, on s’est régalés ?

Oh oui… Je crois que les photos des plats vont parler d’elles-mêmes.

Le Japon a vue de nez. Zen, minimalisme et esthétique pure…

« J’crois qu’ c’est claiiir« , comme dirait l’autre.

Et le vin… hmmm.

Faut dire que j’avais littéralement bossé le sujet vendredi. Pour me remettre un peu d’aplomb avant la lecture de la longue carte des vins dimanche midi.

Et puis, y avait cette vague pression de la table… Sans parler de Chantal sur ma droite qui me soufflait ses appellations préférées… ;o)

Allez zou, c’est parti ! Vous allez pouvoir lire mes notes de dégustation entre les différents services…

Comme si vous y étiez…

Ah ? Je n’avais pas encore dit en quoi consistait le ouikende de la Pentecôte ?

Des ripailles champêtres en la charmante compagnie de blogueurs [Jlhuss, Bourrique, JMP et les jumeaux] fort sympathiques et leurs acolytes [Chantal, le Bourricot et Edith] non moins sympathiques…

Tout simplement.

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Givry 1er Cru, François Lumpp, 2002 [vin blanc]
Robe : Jaune paille, particulièrement brillante
Nez : Des arômes florales très agréables, un boisé léger bien fondu
Bouche : Pointe d’agrumes, voire même de citron vert. Une belle fraîcheur. Un vin bien « plein » qui se laisse mâcher avec sa multitude d’arômes. Une grande longueur en bouche.
Mon commentaire : La grande [bonne] sUUrprise des vins dégustés le 27 mai. J’étais parti dans une brève discussion avec le sommelier quant au choix d’un vin « local », aux alentours du Macônnais. Et d’un parce que je n’en avais pas goûté de premier ordre jusqu’à maintenant, et de deux parce que les domaines de cette région n’ont pas subi la flambée inflationniste des côtes de Beaune et des côtes de Nuits plus au Nord. Un bon sens paysan les en a préservé, paraîtrait-il. Et puis, F. Lumpp est un vigneron réputé dans ces appellations de Givry. Un dernier mot sur 2004 qui est une excellente année en Bourgogne blanc.

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Pouilly-Fuissé « Tradition », Domaine de la Valette, 2001 [vin blanc]
Robe : On tire plus sur l’or jaune. Le gras et le sucre résiduel sans aucun doute.
Nez : Miellé.
Bouche : Une forte acidité, une pointe d’amertume. Les deux se combinant parfaitement avec le gras. Belle finale.
Mon commentaire : Un choix difficile car il devait accompagner deux entrées des menus dégustations [que je n’avais pas pris – mais qui allait accompagner le filet de sole que j’avais pris à la carte, lequel est présenté sur les deux photos ci-dessous], dont une entrée à base de foie gras. Autant dire un choix cornélien. Mais le sommelier m’a guidé vers ce vin blanc, relativement gras, qui faisait un excellent compromis entre les différentes entrées… et mon plat.

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Volnay 1er Cru, Clos des Chênes, Michel Lafarge, 1993 [vin rouge]
Robe : Rouge relativement pâle. Un peu jus de cerise [influence subliminale du pinot noir assurément]
Nez : Déjà bien évolué. On se plonge dans les sous-bois humides des forêts de Bourgogne. Arôme agréable de champignons.
Bouche : Remarquable. Un fruité très frais malgré sa quatorzaine d’années dans les jambes. Qui se mélange avec les arômes tertiaires de champignon. Un tanin d’une extrême finesse. Toute la délicatessse d’un Volnay qui séduira particulièrement la gente féminine . Un vin à sa pleine apogée.
Mon commentaire : Vendredi dernier, je m’étais préparé une liste comportant une multitude de noms de vignerons, dont les bouteilles étaient potentiellement éligibles à notre table. Je ne trouvais pas mes Givry rouge ni mes Mercurey. Alors, mon regard s’est posé sur le nom de Michel Lafarge. oui oui, ça me disait bien quelque chose d’autre que les cimenteries mais je n’en étais pas sûr. Quelques mots avec le sommelier m’ont conforté… Il fallait absolument goûter du Michel Lafarge si je voulais du Volnay. Il m’a ainsi dirigé vers cette bouteille. A priori sceptique quant au millésime [mauvaise pour les Bourgogne rouge en général], j’ai fini par céder après les multiples garanties qu’il a pu donner. Grand bien m’en a pris.

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Côte Rôtie, Les Rochains, Domaine Bonnefond, 2001 [vin rouge]
Robe : Magnifique robe rouge sombre. Evoque irrésistiblement un drapé de velours rouge.
Nez : L’animal pointe le bout de son nez. C’est déjà un peu giboyeux. Et puis, les fruits noirs dans toute leur splendeur. Mûrs à souhait et gorgés de soleil comme ils peuvent l’être en Côte-Rôtie.
Bouche : Une merveille ! Une grande puissance [l’alcool, le soleil à nouveau] mais un équilibre parfait avec l’acidité, le fruit et l’astringence : les tannins sont plus présents que dans le Volnay mais portent ici le vin vers des cieux célestes. Rien que ça.
Mon commentaire : Hésitant pour le choix du second vin rouge [qui allait accompagner la fin des plats ainsi que le plateau de fromages affinés], on a fini par se trouver un dernier point commun avec le sommelier. Les Bordeaux: soit on tape dans le très gros calibre très cher, soit on est déçus. Y a bien qu’en Bourgogne et en Côte du Rhône septentrionale qu’on peut encore trouver des coups de coeur [des vrais] « abordables ». Bingo. On est tombés d’accord en l’espace d’une seconde sur la même appellation. La Côte Rôtie. Mon appellation préférée… J’ai été parfois déçu par des bouteilles de « supermarché ». Mais là, je dois dire qu’on a goûté une très très bonne bouteille. Même pas regretté de ne pas avoir touché à une Mouline ou à une Turque [ils en avaient sur plus d’une douzaine de millésimes, de ces prestigieuses cuvées de Guigal]. C’est pour dire…

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Be cool, be open.

UU

Luberon 2007 #3: Cités imaginaires

Quand j’étais petit, j’avais le vertige en regardant les fourmis.

Je me disais que si j’étais une fourmi, j’aurais eu très peur de ces humains géants qui ne cessaient de leur marcher dessus.

Aujourd’hui, je me dis que si j’avais été un papillon, j’aurais volontiers élu domicile dans ces jolies fleurs sauvages, aux profils fantastiques.

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Très bon ouikende à toutes et à tous, même s’il sera un peu plUUvieux…

Be cool, be open.

UU

[2]4H Chrono – L’épilogue de la saison 1

Mise en garde initiale : Ce qui suit est un pastiche de la saison 1 de 24H Chrono que nous sommes en train de dévorer avec douce Marie. On vient de voir les 12 premiers épisodes en… 3 jours. Les références à la série sont trop longues à expliquer là. Si vous ne comprenez pas du tout ce qui suit, c’est pas grave: y a qu’à emprunter cette saison 1 chez votre meilleur ami/voisin/collègue.
Pré-requis blogUUesques pour la [pleine] compréhension de cette note:
– La grossesse de douce Marie/Choupi a été difficile suite à une complication.
– La semaine dernière, on a eu enfin les dernières analyses [le suivi rendu nécessaire par le point précédent]: et non, Choupi n’aura aucune conséquence de ce qui précède. C’est confirmé depuis cette [bonne] nouvelle.
– Hier, c’est cela que nous avons célébré douce Marie et moi.

Ces événements se déroulent entre 20h30 et 0h30, le jour de la nuit des musées à Paris. C’est à dire hier soir.

Ils sont relatés en temps réel.

24h-chrono-2.1179641080.jpgJack Bauer est UU.

Teri Bauer est douce Marie.

Kim Bauer est Choupi.

20h30: Alors que nous étions chez eux, Stéf [copain de la vraie vie et mon témoin de mariage par la même occasion] et Anne [sa femme] nous proposent de garder Choupi. Pour avoir un peu de temps à deux, douce Marie et moi. Et pourquoi pas faire la nuit des musées.

20h31: Cette proposition impromptue nous bouleverse et je ne sais pas trop quoi répondre. « Pourquoi pas… Mais faut surtout demander à la patronne ».

20h33: Douce Marie revient et prend connaissance de la nouvelle situation. « Non non non, on va pas abuser quand même. C’est vraiment très gentil de nous le proposer mais bon… euh, t’en penses quoi UU… ? »

20h35: Devant notre indécision [et notre gêne surtout d’abuser en laissant Choupi], Stéf me propose: « Ben, on n’a qu’à sortir toi et moi, comme ça les filles restent garder les enfants. » Je rétorque: « Euh… Pour la nuit des musées, y a pas un musée des arts érotiques ?… héhé ». La propal fait un flop auprès de nos conjointes.

20h36: L’idée d’une sortie cUUlturelle me plaisait bien finalement. Je propose à douce Marie: « Oui, ben c’est vrai que ce serait sympa d’aller voir Spiderman 3 ». Douce Marie est déstabilisée: « Ah… ». Parce qu’elle aime bien Spiderman en fait.

20h39: On part finalement de chez Stéf, laissant Choupi dormir tranquillement, chez Stéf et Anne. Choupi était crevée de sa bonne journée de ballade et s’était déjà assoupie profondément depuis plusieurs minutes lorsqu’on a franchi le pas de la porte, mi-inquiets de la laisser derrrière nous, mi-enivrés de cette liberté imprévue que nous ont offert nos amis.

20h40: J’arrête la voiture. « Euh… c’est pas nul d’aller voir Spiderman, et de ne pas se causer de toute la soirée alors qu’on nous garde Choupi ? » Douce Marie acquiesce. « Et puis, les musées, on peut aussi les faire facilement avec Choupi ». C’est vrai… Changement de plan.

20h41: On se rappelle qu’on avait prévu ce soir là de fêter la [très] bonne nouvelle que nous venions de recevoir concernant Choupi. Le fait qu’elle n’ait aucune conséquence des complications observées durant la grossesse. On avait un peu mis ça de côté, étant passés voir Stéf et Anne de manière inopinée après avoir fait des courses au pied de chez eux. Finalement, on décide de faire « tout ce qu’on n’aurait pas pu faire avec Choupi ». C’est à dire sortir à Paris en amoureux. J’appelle de mon portable les renseignements.

20h42: Je fais demi tour boulevard Charonne. Direction République.

20h51: Nickel. On refait comme au bon vieux temps. Voiture garée sur un couloir de bus. Le pari du quitte ou double. Soit la fourrière [l’enjeu: une amende de 135 Euros, sans compter la fourrière proprement dite], soit le plaisir non dissimulé de s’être garé facilement dans un quartier un peu encombré. Comme au bon vieux temps donc: c-à-d l’option 2.

murano2.1179643005.jpg20h52: On arrive au Murano. Direction le bar.

20h54: « On peut s’installer dans le truc rose, là en face de la cheminée ? ». Faut dire que le confident avait de la gueule. Vaguement dans un genre Panton , laqué d’un magnifique rose et trônant face à la fameuse cheminée du Murano dans cette pièce immaculée de blanc. J’avais remarqué la bouteille de Veuve Clicquot qui s’érigeait comme un pistil, porté par le seau à champagne intégré dans le confident en son centre, entre les deux places assises.

[NdUU: à l’origine, le confident est un siège capitonné de la seconde moitié du XIXe siècle, offrant deux places côte à côte mais disposées en sens contraire, destiné à favoriser une conversation intime]

veuve-clicquot-loveseat.1179644690.jpg20h55: « Bien entendu. Il faut seulement consommer la bouteille de Champagne qui s’y trouve ».

20h56: « Bingo. On y va ». Douce Marie était tout sourire. Faut dire que c’était bien à la hauteur de cette terriblement bonne nouvelle reçue cette semaine. Choupi est passée à travers tout. Et ça, on devait le fêter dignement. No doubt about that.

21h21: Les canapés salés qu’on nous a servis étaient délicatement assaisonnés.

21h33: Le chocolat-pistache fondait dans la bouche.

21h41: Le macaron gaufre-cumin était exquis.

21h50: La fraise givrée de sucre – tout simplement – se dégustait harmonieusement avec la dernière flûte de champagne.

22h13: On quitte le Murano. On n’en revenait pas. La première fois que nous finissions une bouteille à deux… uniquement pour un apéro. D’habitude, ça dure au moins un repas…

22h14: On se serrait fort l’un contre l’autre. On réalisait enfin la bonne nouvelle concernant Choupi.

22h46: On arrive à notre italien préféré à Paris. Sale e pepe. Douce Marie était à nouveau tout sourire. Car elle adore ce lieu. L’ambiance. Et puis l’accent des siciliens qui tiennent la place. De Palermo, siouplé. Souvenir d’un mémorable séjour sur la côte ouest de la Sicile.

23h10: L’antipasti était exceptionnel. Des artichauts comme on les a goûtés à Rome il y a quelques semaines [j’avais prévu des notes sur mon blog de ce week-end à Rome, mais bon, le taf m’a vite rattrapé…]. Avec une longueur en bouche délicieusement sucrée.

23h35: La pizza maison arrive. C’est tous les jours une recette différente. C’est toujours extra-frais. C’est toujours succulent. Impossible de trouver ça ailleurs qu’en Italie et… chez Sale e pepe. Vraiment.

23h45: On finit le repas. On parle trois mots d’italien. On se serre la main. On promet de se revoir très vite.

00h01: Notre voiture ne s’est pas transformée en citrouille. Ni enlevée par la fourrière [toujours mon histoire de couloir de bus].

00h30: Choupi dort toujours. Stéf était encore debout. Je l’ai chaleureusement remercié. Parce que grâce à eux, on venait de fêter comme il se doit l’épilogue de la saison 1, qui a été passablement difficile à certains moments.

Be cool, be open.

UU

ps: Merci encore infiniment, Stéf et Anne… Si si, j’insiste.

Luberon 2007 #2: Les prairies du plateau de Saignon + jeu-concoUUrs

Le Luberon se vit différemment selon les saisons.

Le mois de Mai est celui des grandes prairies fleuries et verdoyantes.

C’est aussi la saison à laquelle on peut voir que Choupi est une fille. Vraiment.

Une vraie petite fille.Tout ce qu’il y a de plus « girly « .

Il n’y a qu’à voir la délicatesse avec laquelle elle cueille ces petites pâquerettes du plateau de Saignon

On se croirait déjà de retour dans « La petite maison dans la prairie « , vous ne trouvez pas ? ;o)

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Bande-son qui accompagne la photo:

1er extrait en mp3

2ème extrait en mp3

[NOTE : Suite à un problème technique inconnu, Choupi parle en… accéléré. Je vous invite donc à télécharger les fichiers audio sur votre disque dur local et les jouer avec votre lecteur MP3 préféré. Désolé, pas le temps de me pencher sur cet incident technique indépendant de ma volonté. ;o)]

Je vous propose à l’occasion de cette note [et pour vous occuper 2 ou 3 jours d’ici la prochaine note] le concoUUrs sUUivant:

– Ecouter le premier extrait audio…

– … et retranscrire le plus fidèlement possible [phonétiquement donc] ces quelques secondes

Question subsidiaire pour départager les finalistes:

– Mais que veulent bien dire ces charmants monologues enfantins ?

On a beau lui causer un peu tous les jours, douce Marie et moi. On ne comprend pas toujours tout… Merci de nous aider un peu… héhé ;o)

Bonne fin de ouik’ à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

Note 1: L’idée de ce jeu-concoUUrs est venu tout juste hier, n’arrivant pas à nous mettre d’accord, douce Marie et moi, sur la restranscription phonétique de ces nouveaux babillages de Choupi depuis notre séjour dans le Luberon… ;o)

Note 2: J’ai failli oublier… On gagne quoi à ce jeu ? Ben euh… le respect de toute la blogosphère et la reconnaissance [quasi éternelle] de la part des parents… C’est pas mal, non ? ;o) [vous ne croyiez quand même pas qu’on allait offrir un séjour tous frais payés à la bastide de Gordes , non ?]

Note 3 [la minUUte cUUlturelle]: Le machin blanc, là bas, tout au fond de la photo. C’est une borie. Architecture typique et incontournable dans le Luberon. Une explication brève et claire sur ce site . Ma photo ci-dessus, de manière quasi subliminale, plante ainsi son décor… C’est y pas du bon boulot de photographe, ça ? ;o)

Luberon 2007 #1: Gentil coqu’licot, Mesdames

J’ai descendu dans mon jardin (x2)
Pour y cueillir du romarin.
Gentil coqu’licot, Mesdames,
Gentil coqu’licot, nouveau ! (refrain)

Un standard de la chanson française pour commencer cette série sur le Luberon, où nous étions lors d’un week-end de 1er Mai improvisé à la dernière seconde.

Retour aux sources.

Retour à l’enchantement du monde.

Retour à la beauté simple de la nature.

Certaines et certains seront étonnés ici que je publie sur mon blog alors que je fais depuis plusieurs semaines (et encore pour des mois et des mois , amen) les 35 heures tous les … deux jours.

Et bien, voilà, je fais de la résistance.

Résistance à l’abrutissement et au renfermement de soi. Et toc.

Ce n’est pas parce que j’ai du boulot à n’en savoir que faire de mes nuits [fort courtes] qu’il faut arrêter de vivre [bordel].

Alors, j’ai décidé le temps de quelques jours de re-publier régulièrement ici [combien de temps tiendrai-je sur le blog avec la charge de mon taf ?] un nouveau cycle sur le Luberon.

Je renouvelle mes excuses du peu de commentaires que j’ai pu faire ces derniers mois.

Ce n’est pas à mon habitude et cela me culpabilise finalement toujours autant de vous lire, fidèles commentatrices/eurs…

Mais voilà, le blog [encore une fois] s’impose à moi et je ne peux cesser de publier.

Bref.

Aujourd’hui: les coquelicots de Mai.

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On les trouve en plaine, dans le Luberon, parfois solitaires, parfois en champs entiers.

Explosion de couleur.

Explosion d’émotion.

Douce Marie et moi étions si heureux de montrer le Luberon à notre petite Choupi.

Comme à chaque fois que nous sommes « trop plein » de bonheur [euphémisme], douce Marie et moi nous tenions très forts dans les bras l’un de l’autre.

Ce qui est nouveau par rapport à nos précédents séjours dans le Luberon, c’est que dans nos bras, il y avait aussi Choupi.

Et ça faisait du bien, beaucoup de bien.

La chansonnette « Gentil Coquelicot » ne dit pas autre chose dans ses derniers vers:

Pour y cueillir du romarin (x2)
J’ n’en avais pas cueilli trois brins
Qu’un rossignol vint sur ma main
Il me dit trois mots en latin
Que les homm’s ne valent rien
Et les garçons encor bien moins !
Des dames, il ne me dit rien
Mais des d’moisell’ beaucoup de bien.

Be cool, be open.

UU

Pensée du vendredi #23: « Aller tirer un coup » ou de l’intérêt de partager une vision du monde et par la même pourquoi je ne vote pas Sarko

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Prologue: Une courte fable contemporaine, intitulée « Aller tirer un coup »

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Le long du chemin en métro, Héloïse ne se disait rien.

Elle allait retrouver son compagnon et sa jeune fille.

Presque comme tous les jours.

Et oublier ces tracas qui l’emmerdaient quotidiennement au bureau.

Elle était assistante de direction dans une boîte de pub.

Parfois, elle trouvait que cela tenait plutôt d’une boîte à putes.

Un vrai bordel, dans tous les sens.

Ca la faisait sourire.

Voire même marrer.

Et finalement son job, c’était comme n’importe quelle autre assistante.

En pire.

Que se serait-il passé si son chefeton avait été moche et pauvre plutôt que…

Mais bon.

Choisit-on les patrons pour qui on travaille ?…

(…)

Ce soir là, Marc allait sortir avec ses « potes ».

Des vieux lascars qu’elle connaissait par cœur.

Ce soir là, elle décida que c’était le bon jour pour le lui dire.

Fallait bien qu’il le sache.

De toute façon, il le savait déjà qu’elle ne lui était pas fidèle.

Une fois, elle s’était faite surprendre.

Bah, rien de grave.

Pas de quoi alerter la police des mœurs non plus.

Et puis, l’amour, ça ne dure pas.

Par la force des choses.

Par la nature des choses.

Ca se saurait hein, si les animaux étaient tous fidèles…

(…)

« Salut Marc.

Salut Héloïse… Ca va ?

Ca va… T’as pensé à réserver pour les vacances ?

Oui, c’est tout bon. Il restait encore pas mal de places.

Tu pars à quelle heure ce soir ?

Je crois qu’ils viennent me chercher dans dix minutes.

OK… Marc ?

Oui, quoi ?

(…)

Qu’est-ce que tu as dit ? Je n’ai pas entendu à cause du bruit dans la rue.

(…) Euh rien… Enfin si.

Ben quoi ?

(…) Hmm. Tu sais, pour ce soir… Si tu as envie bien sûr… Enfin bref, si tu trouves une fille super mignonne et que tu as envie de … Enfin, tu as compris. Ben, vas y hein. Tu sais, je comprendrai et je trouve même ça normal. Depuis le temps qu’on est ensemble…

(…) Quoi ?! Mais qu’est-ce que tu racontes ?! Bon, je t’embrasse. Ils sont arrivés… »

(…)

Et plusieurs années durant, ils vécurent tout de même [plus ou moins] heureux et n’eurent qu’un seul enfant.

 

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Le mythe de l’amour libre

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Je vois d’ici [euh, là c’est UU qui reprend la parole, hein] les yeux goguenards que vous pouvez afficher à la lecture de cette fable fictive.

Mais est-ce vraiment une fiction ?

En fait, non. Rien de fictif. Ou si peu.

Une version vaguement mise en scène d’une toute récente discussion de bureau [comment dit-on « brève de comptoir » lorsqu’on n’a que tables en formica ?].

Discussion véridique et à bâtons rompus sur l’amour libre, le couple libre, etc.

L’histoire réelle donc d’une connaissance commune à mon collègue et à moi.

Ah… ce mythe si vivace de l’amour libre.

Quintessence sublimée de la Liberté, celle avec un grand L. La Liberté du Sexe…

Mais vouloir ainsi vivre « libre », n’est-ce pas paradoxalement une forme d’aliénation ? Est-ce un choix ou bien une fatalité ? Existe-t-il une alternative ?

C’est à ces questions que je me suis proposé de répondre. Et que m’est venue l’idée de cette note.

Et par la même, de répondre à une commande. Et oui, une commande de note de blog. Celle de Mumu, une copine de la vraie vie, qui tenait à ce que je poursuive la série entamée dans ma note sur « le rire, ambroisie des couples heureux ».

Aujourd’hui donc, l’épisode 2 des couples heureux: Ou pourquoi il est nécessaire d’avoir la même vision du monde et de partager les mêmes valeurs au sein du couple.

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Un couple, c’est d’abord partager une vision du monde

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Quelle est ainsi la morale de la fable en prologue ? Que la nature est plus forte que tout. Et que les actions de l’homme [et/ou de la femme] n’ont qu’une portée limitée, ne serait-ce que dans le temps.

Avec le temps, c’est la loi de la nature qui reprend le dessus. Ainsi en va-t-il du sentiment amoureux.

Le coïtus impromptus est ainsi plus fort que tout. Comme un appel vibrant à un retour à la nature. Comme une pulsion certainement vitale adossée à la fonction génétiquement non modifiable de copuler et repeupler notre planète [NdUU : alors que nous ne sommes pas dans une période de crise post-nucléaire, vous l’avez tous remarqué, hein ?…]

Ne vous méprenez pas. Cette vision du monde se respecte. Et je ne la juge pas. Grâce leur soit rendue si c’est le chemin du bonheur pour ce couple. J’en doute toutefois. Mais c’est un choix. Le plus important, c’est que ce choix là doit être partagé au sein du couple. Et ainsi justifier d’une vision commune au sein de ce couple.

Ainsi donc pour certains, libéralisme, libertinage et liberté ne font qu’un. C’est la prévalence de la loi de la nature. La loi du plus fort. Celle de la sélection naturelle.

Dans le monde des affaires, on laisse ainsi le marché décider des orientations futures de l’économie.

Dans la vie de couple, on trouve normal de se laisser aller à ses pulsions naturelles [Qui n’a pas voulu faire une virée entre potes/copines à l’occasion d’un long week-end en Mai ?…]

A titre personnel, on envisage tout aussi naturellement de faire comme bon nous semble, selon nos envies, selon notre individualité sublimée.

Garder sa liberté devient un principe de vie.

La question est alors de savoir s’il existe une limite à cette liberté individuelle, dans le cadre du couple.

Ma thèse est ainsi que nous devons avoir une vision commune du couple. Pour maximiser la durée du couple [je ne rentrerai pas dans le débat que le bonheur peut se faire par la voix du célibat. Why not, hein… Mais ce n’est pas le sujet de cette note-ci].

Nous avons des valeurs [morales, intellectuelles ou culturelles] qui nous sont personnelles. En les confrontant à celui du conjoint, on construit véritablement un projet de vie, un projet de couple.

Attention, cela n’a rien à voir avec le fait d’avoir les mêmes goûts vestimentaires, culinaires, artistiques, etc. On peut vouloir partir en vacances dans des lieux strictement aux antipodes et construire un projet de couple… Au contraire, ces différences forment l’enrichissement mutuel des deux conjoints.

Contruire un projet de couple, c’est d’une certaine façon savoir ce qu’on veut faire ensemble tout au long du chemin. Peu importe alors le comment qui en découlera naturellement…

C’est ce qu’on appelle donner un sens à une vie commune.

Et ce qui forge par là même la solidité du couple à long terme.

Car il devient ainsi caduque de vouloir « aller tirer un coup » ailleurs : ceci n’a alors plus véritablement d’intérêt mis à part l’attrait pulsionnel, passionnel voire hormonal d’une soirée, lequel est éphémère comme la rosée du matin.

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Ne pas voter Sarkozy, c’est trancher dans le débat sociétal entre Nature et Culture

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Revenons brièvement sur le fond de cette réflexion.

Un lecteur exigeant et attentif aura remarqué que le débat entre nature et culture était sous-jacent. L’éclairage philosophique peut désormais nous aider à avancer plus loin dans ce débat.

Nature et Culture.

Inné et Acquis.

Laisser un couple se défaire ou bien vouloir le bonheur activement.

Soit on laisse faire, soit on se bat pour que les choses changent.

Libéral/libertaire/libertin ou moral/fidèle/activiste.

Deux visions du couple, deux visions du monde.

Ma référence ci-dessus à la rosée du matin est un clin d’oeil à la Nature.

Celle-ci est injuste et foncièrement dure par « nature ».

On vient de le vivre tout récemment avec douce Marie [voir une précédente note ].

C’est la sélection par la loi du plus fort.

C’est cette vision de la société contre laquelle je m’insurge, à mon humble niveau.

Laisser faire la Nature, c’est voter Sarkozy.

Je ne voterai pas Sarkozy et je crois qu’il faut le répéter inlassablement.

Je ne veux pas de cette France là.

Ce n’est pas ma vision du monde.

Ce n’est pas ma vision de la société française.

Je l’aime avec sa diversité, avec sa générosité.

Je l’aime quand on se lève un matin pour se dire que non, décidément, on ne laissera pas faire.

Alors dimanche, allez voter.

Et surtout boutez Sarkozy loin de moi.

Be cool, be open.

UU