Une fois, n’est pas coutume. Aujourd’hui, c’est 2 articles sur mon blog pour le prix d’1.
Les vacances m’appellent jusqu’au 4 avril… Et fébrile, je vais devoir lâcher mon clavier et donc mon blog. J’en profite pour vous en poster un autre.
Je reprends ici un extrait de mon commentaire du blog de JPC dont j’ai déjà parlé dans « Le bonheur est dans le 9-cube« . C’est en fait un commentaire de ma part suite à une remarque de JPC donc.
JPC a écrit : « La ville a évolué et il faut la regarder autrement aujourd’hui. D’ailleurs bien qu’habitant le 94, je me sens d’abord parisien, habitant la métropole Paris, dans un quartier aéré et pas central. »
Cliquez ici pour l’article initial et tous ses commentaires.
C’est marrant, votre remarque sur ce sentiment d’appartenance à la grande métropole parisienne, qu’on soit intra-murossien ou francilien tout court, me renvoie aux propos de l’invité (ce matin même – quel heureux hasard) des Matins de France Culture : David Mangin.
Je vais faire vite pour la présentation : DM est architecte urbaniste. A plein de trophées dans sa besace, plein de respectueuses références universiatires et professionnelles. Notamment lauréat de la consultation internationale pour le quartier des Halles à Paris. Et puis encore plus récemment lauréat du Prix France Culture 2005 catégorie « Ville à lire » pour son dernier ouvrage « La Ville franchisée, formes et structures de la ville contemporaine« .
Voir directement sur France Culture pour la bio officielle.
Et donc, parlons en de son ouvrage et de la vision des choses de cet homme fort respectable. Et bien il ne dit rien d’autre que ce que vous avez écrit, JPC.
OK, il y a un centre. OK, il y a une banlieue. Mais bon, maintenant il faudrait travailler les axes routiers et le tissu urbain pour avoir une meilleure transition entre ce centre parisien (plus « jacobien » qu’autre chose finalement) et la banlieue francilienne.
Par exemple, il dit que les axes routiers devraient être ralentis pour permettre la distribution latérale des services et des commerces le long de ces axes. Que le boulevard ne soit pas seulement un axe pour rejoindre un point à un autre, mais qu’il permette aussi de faire revivre la société tout au long de son tracé par la redistribution des flux via les artères latérales qui s’y raccrocheraient.
En somme, aller moins vite pour vivre plus pleinement tous les espaces.
Et ainsi, permettre à la métropole parisienne d’abandonner sa centralité pour une peau criblée de multiples centres de vie (multi-centralité).
Ca me parait intéressant ce que dit ce David Mangin. Courons l’acheter et le lire. Et reparlons en.
Be cool, be open.
UU
ps : la carte insérée vient de Montréal, de la Côte-des-Neiges. Private joke mais bon c’est une jolie carte non ?
Question subsidiaire : Paris se décline au féminin ou au masculin ???