UUne page va se tourner

Yeah I, I got to know your name
Well and I, could trace your private number baby
All I know is that to me
You look like you’re lots of fun
(…)

You spin me right round, baby
right round like a record, baby
Right round round round
You spin me right round, baby
Right round like a record, baby
Right round round round
(…)

Je crois que ça ne tourne pas rond dans ma tête ces derniers temps… Enfin, vous allez voir par vous même en lisant cette note. Et puis prenez votre temps, je ne posterai pas pendant quelques jours.

Une page va se tourner.

Pour ouvrir sur un nouveau chapitre.

Malgré tout, je garde en moi une certaine fragilité. Malgré les apparences. Car le blog n’est qu’une apparence. Ne l’oubliez pas…

Fragilité donc. De cette séparation, de cette déchirure dont je ne me serais jamais douté qu’elle aurait tant imprégné mon être.

Mais aussi de cette première épreuve de la vie et de la mort que j’ai effleuré. Dont je ne me suis toujours pas vraiment remis.

Parce que je n’ai jamais vu la Mort. Je n’ai jamais vu l’Ombre traverser une maison, uniquement des photos d’Elle. Ou des larmes qui révélaient sa présence à distance, quelque part ailleurs.

Vous rendez-vous compte que je n’ai jamais vu la Mort ? Depuis trente et un ans que je vis et je ne l’ai jamais croisée.

Pour être plus juste, je devrais dire que l’on s’est « débrouillés » pour ne pas que je la croise.

Tant mieux, direz-vous… Mais le fardeau à porter la vie, coûte que coûte, n’en est pas moins lourd pour autant. Etre toujours à la hauteur de ce que l’on attend de vous peut se révéler un encombrant héritage. Un chemin de croix.

Alors…

Alors, j’ai trouvé mon chemin. Calmement. J’ai fait le pari de la confiance en la vie. Marcher. Continuer à marcher alors que je ne voyais plus le sol. Pire, il se défilait à chaque pas. Mais douce Marie m’appelait à intervalles réguliers, pour me sortir de ma torpeur introspective.

J’ai donné un nom à cette méthode. « Pax serenitas ». La paix intérieure. La sérénité. Prise de recul. Lâcher prise.

Ainsi ai-je [presque] cessé d’avoir peur. Une peur qui me hante depuis quelques années, la peur d’une catastrophe, longtemps innommable. La peur d’une séparation irréparable. La peur de la Mort. Encore elle.

Je sais aujourd’hui d’où vient cette peur. Et je continue de la terrasser, un peu tous les jours. Cette déchirure dont je ne me serais jamais douté qu’elle aurait tant imprégné mon être.

Une page va se tourner.

J’ai pourtant des dizaines de sujets dont je voudrais parler. Mais le temps me manque.

J’aimerais vous parler de ma course à pieds d’hier soir. A travers le parc. A fendre des poches d’air chaud, embaumées par les aiguilles de pin rôties au soleil. A poursuivre les cinquante lapins qui ont élu résidence dans les buissons bordant la grande prairie. Vous dire que j’ai repensé au Luberon l’espace d’un instant. Que ce sera peut-être bien la première année depuis 1999 que nous n’irons ni en Avignon ni dans le Luberon.

J’aimerais vous parler de la mort. Une autre mort. Narrer la récente « découverte » par la Cour Suprême des Etats Unis d’Amérique que la mort fait souffrir. De leur difficulté à trouver une administration létale constitutionnellement compatible avec leur 8ème Amendement. Ou comment donner la mort sans que le condamné ne s’en aperçoive. Sans qu’il ne prenne feu sur sa chaise électrique. Sans qu’il ne convulse affreusement après les 3 piqûres réglementaires.

J’aimerais vous parler du menu spécial que j’ai fait pour le papa de douce Marie, pour la fête des Pères. Menu spécial à thème: Cumin & Coriandre. Une invention réalisée sur le moment. Improvisation culinaire comme j’aime tant les faire quand j’ai mes deux pieds fermement arrimés au fourneau. Suggestion de présentation : c’est simplement délicieux comme assaisonnement de carottes râpées…

Carottes_rpes_1

J’aimerais vous parler de l’inéluctabilité de la mondialisation. De ce que m’a dit un très haut responsable d’un des plus grands cabinets de conseil en stratégie dans le monde. Si ce n’est le plus grand. A une question provoc’ de ma part, réponse parfaitement limpide. « Non, il n’y a [presque] plus d’avenir pour l’outil industriel. Sauf sur des niches. Ceux où la logistique impose d’être à proximité. Production et livraison sous 48 heures. Voilà le périmètre de sauvegarde industriel. » Sachez que l’Inde, la Chine sont capables de tout. Et bien plus encore. Délocalisations des services, productions de tous les biens manufacturés de la Terre. Tous. Et si c’est pas eux, ils sous-traiteront au Viêt-Nam, au Bangladesh, à la Thaïlande ou en Indonésie. On trouve toujours plus pauvres que soi n’est ce pas ? J’en fais quoi de mon projet de « changer le monde », maintenant ?…

J’aimerais vous parler du bonheur d’un gigot d’agneau, rôti à la broche, simplement paré de thym de Provence et transpercé de part en part de stigmates aillées. Bonheur divin en bouche. Et pourtant d’une simplicité à se damner pour l’éternité.

J’aimerais vous parler du report outr(e)a(u)geux de la nécessaire réforme structurelle de la justice. De la nécessité de faire quelque chose de ce lynchage judiciaire ET sociétal après Outreau. Oui, Burgaud a fait une faute. Mais ce n’est pas le seul. Tout un système l’a suivi, l’a-t-on déjà oublié ? Bordel, y a-t-il quelqu’un qui aurait une vision politique non électoraliste pour la France de demain ? Parce que 2007 arrive après 2006, on va repousser la réforme… Attendre, attendre. Encore attendre. Comme Godot. Comme des cons.

J’aimerais vous parler de notre responsabilité à tous. Notre responsabilité, oui. Pas celle des politiques. La notre. A polluer, à consommer des choses inutiles, à toujours vouloir les prix les plus bas et ainsi forcer les délocalisations industrielles, à faire des procès pour tout et n’importe quoi, à toujours trouver des responsables et des coupables. Notre critique de notre société est peut-être la critique de nous-mêmes. Dans notre individualité. Dans notre unipersonnalité. Regardons d’abord notre nombril avant de vouloir éventrer la société dans laquelle on vit.

J’aimerais vous parler de l’émerveillement unique qui vous prend à la vue écarquillée de la petitesse des vêtements de naissance. Small is beautiful. Indeed. Je voudrais aussi dire tout le particularisme et l’aveuglement attendrissant quand il s’agit de *votre* enfant. Toutes les fois où l’on se surprend à se dire dans sa tête, avec un certain bonheur non dissimulé : « Tiens, ce sont les premières couches que je lui achète », « Tiens, ce sera le premier body qu’elle portera », etc. Toutes ces choses insignifiantes de la vie mais qui sont précisément la source même des bonheurs les plus durables.

J’aimerais vous parler de cette mascarade de programme politique du Parti Socialiste. D’une impossible et absurde synthèse du congrès du Mans. Ou comment rendre inefficace un programme politique avant même qu’il ne soit mis en œuvre par quelque gouvernement. On s’étonne que les extrêmes [droite et gauche] reprennent du poil de la Bête. On s’étonne que Nicolas Sarkozy arbore son méprisable sourire narquois de vainqueur. La Gauche française n’a pas de vision. Elle n’enchante ni le monde, ni ses militants.

J’aimerais vous parler du plaisir quasi enfantin de veiller jusqu’à 3 heures du matin, parce que je voulais savoir si Adamsberg allait vraiment bien. S’il allait en finir avec ses contradictions vis-à-vis de Camille. S’il était finalement plus un poète des Pyrénées qu’un commissaire de la Criminelle. Finir donc le dernier Fred Vargas en deux nuits. Rien à voir, mais la dernière fois que j’ai veillé aussi tard pour le plaisir de la lecture, c’était quand je me suis pris dans la figure « A l’ombre des Jeunes Filles en Fleurs », de Marcel Proust bien sûr. Quelques mois plus tard, je sortais avec douce Marie.

Marrant comme ce terme de « sortir avec une fille » est lui aussi un peu enfantin, treize ans après.

Enfin, j’aimerais vous parler de tout cela et d’autres choses encore. Mais le temps me manque pour écrire, pour voyager dans l’Uunivers connUU , pour partager.

Sans parler de la longue file que forment mes livres en attente de lecture.

Alors…

Alors, ne m’en voulez pas si je me fais moins présent sur les blogs.

Une page va se tourner.

Parce que [notamment] une question m’a envahi l’esprit depuis quelques heures, quelques jours.

Ne vous moquez pas, hein…

Cette question me turlupine, je crois avoir des débuts de réponse. Mais je n’en sais rien.

Qu’est ce que c’est que d’être père ?

Ca veut dire quoi par rapport à quoi ? Par rapport à quelle culture ? Que voudrais-je lui transmettre ?

Serais-je tout simplement à la hauteur ?

Et dire que cela fait des années que je voulais avoir un enfant. Avant douce Marie, même… Mais elle voulait attendre. Attendre que je sois vraiment prêt. Aujourd’hui, elle est convaincue que je serai un bon père. Mais c’est moi qui doute maintenant.

Douce Marie me dit même que je le suis déjà, père, en m’écoutant lui parler, à Choupinette…

De toute façon, on ne doit pas le savoir que l’on n’est pas prêt, n’est ce pas ? Donc, autant se jeter à l’eau.

Notre Père qui est aux cieux, etc.

A ma petite échelle, peut-être que vous croirez que j’en fais trop. Peu m’importe. Aujourd’hui, je pense à autre chose. Notamment au bonheur à venir. Et j’ai finalement peu de temps pour le reste.

Une page va se tourner.

Et j’ai réalisé avant-hier de l’absence de mon père entre ma naissance et mes 4 ans. Bloqué par l’Histoire avec sa lettre capitale.

La place de père à la naissance n’existe donc pas dans mon inconscient. Il me reste à l’inventer. Avec amour, avec patience.

Pour l’heure, tournons la page.

Et attaquons enfin ce nouveau chapitre qui s’annonce passionnant.

Be cool, be open.

UU

ps: Ah oui, ma tête va mieux après avoir écrit cette note. Merci. Je crois même qu’elle est un peu carré maintenant…

Retape pour l’éminent professeur Hrundi

Oyé oyé, l’éminent professeur Hrundi a publié !

Il prévoit une énorme, que dis-je, une longue file d’attente à Bazoches, le 18 août pour la dédicace de son ouvrage, narrant les aventure extra-blogconjugales de la belle Aurore et du non moins gros Fernand Mondain.

D’aucuns, mauvaises langues [perfides à l’esprit malveillant], analyseront le choix dans la date avec une douteuse arrière pensée. Et bien non, poster sa note ça juste avant l’appel du Général n’a… rien à voir.

Et je n’ai pas peur de le dire publiquement, il faut acheter son livre ! ;o)

Be cool, be open.

UU

ps : tiens, cher Professeur, je t’offre cette fleur de notre balcon pour fêter ça.
Renoncule_balcon_1

ChoUUpinette’s room : still under construction

Résumé de l’épisode précédent :
"De la couleur".

Aujourd’hui, l’épisode du jour pourrait s’intituler :
"De la lumière".

J’ai pensé que c’était ce qu’il y avait de mieux comme thème, pour ce beau dimanche ensoleillé de la Fête des Pères [ooh my God, l’année prochaine, ce sera ma fête ! ;o) Ca me vieillit d’un coup, là…]

Beau dimanche donc, à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

ps : En fait, ce qui nous empêche de finir la chambre de Choupinette, c’est simplement la recherche de deux étagères rouge, large chacune de 60 cm. Pour poser des éléments de décorations ainsi que les produits de toilette, à proximité de la table à langer. Des fois que vous imaginez qu’on est encore en train d’abattre des murs et de refaire toute l’électricité… Non non, je vous rassure, on est prêts à accueillir Choupinette. Enfin, je crois qu’on est prêts…

1_ours_portebonheur2_mobile_origami

3_travers_de_lit4_fanion

5_suspension6_ombres_du_rideau

La pensée du vendredi #15 : Dis moi qui est la plus belle ?

Ben oui quoi, la question de la beauté , on se la pose tous un jour ou l’autre.

« Miroir, dis moi qui est la plus belle ? »

Agns_vardaCe matin, [merci France Q] la réponse définitive et universelle, à cette question véritablement universelle, a été clamée. Sans une once d’hésitation. Par Agnès Varda [en installation à partir de dimanche à la Fondation Cartier d’Art Contemporain].

« Sont-ils beaux  ? Oui… Beau comme n’importe quel visage lorsqu’on le regarde »
[NdUU : parlant des inconnus qu’Agnès Varda a photographiés sur l’île de Noirmoutier – partie de l’installation à la Fondation Cartier]

Voilà, la messe est dite. Pourtant, nous n’étions pas encore dimanche… Vous direz, son vernissage aura lieu le jour du Seigneur.

Et n’oubliez pas : la *vraie* vie [et encore moins la *vraie* beauté] n’est pas celle en couverture des magazines.

Bon et beau ouikende à toutes et à tous.

UU

De la fraîcheur, de son odeur et du mois de Juin, suspendu comme un jardin

[Légende musicale : Janis Joplin a la voix suspendue au dessus des cieux lorsqu’elle chante ‘Summertime’, ne trouvez-vous pas ?]

A cette époque de l’année, je devenais parfois mélancolique [je ne me rends compte de cet état que maintenant].

Epoque paradoxale de l’année où les cours prenaient fin très tôt en raison du brevet des collèges ou du baccalauréat ou plus tard encore des concours divers et variés. Mais période charnière où l’on ne partait pas encore en vacances.

On partait en fait peu en vacances. Parmi les souvenirs les plus heureux de mon enfance, ceux issus de notre maison [celle de mes parents] à la lisière des coteaux toulousains figurent en bonne place.

Faut dire qu’on n’avait pas le sou. Pas miséreux, non. Mais juste démunis par la rupture violente de la fin de la guerre du Viêt-Nam. On partait donc peu à cette époque où les liens ne s’étaient pas encore renoués avec les autres membres de la famille [les frères et sœurs de mes parents] aux Etats-Unis ou au Canada. Et avant que le pouvoir d’achat ne se reconstruise petit à petit, de façon besogneuse, année après année, pour pouvoir enfin reconstituer un noyau familial… outre-atlantique.

Avec les premières chaleurs et ces longues  journées prodigieusement belles [un ciel clair de Juin a un bleu si intense, n’est-ce pas ?], mon nez commençait à être titillé par un doux parfum si spécifique, annonciateur des grandes vacances.

Volets

Cette maison, celle de mon enfance, dégage un parfum si particulier [reconnaissable entre mille mais pourtant indescriptible] lorsqu’on ferme tous les volets, au nez et à la barbe de l’immense soleil rayonnant du Midi. Le bois surchauffé se mettait alors à embaumer nonchalamment à travers les portes fenêtres du salon plongé dans la pénombre. Et d’affirmer que la fraîcheur avait alors une odeur.

Cet instant est bien marqué dans le rythme des saisons et pourtant il flotte en apesanteur dans mes souvenirs en raison de ces sensations particulières.

Voyez vous, de la même façon qu’il existe des jardins suspendus, je trouve que Juin est un mois suspendu. Là, entre tous les mois. Au milieu de tous les autres. Jean Baudrillard ne dit pas autre chose, finalement, lorsqu’il écrit ceci :

Cool_memories_v_2
« Avec la chaleur de l’été revient ce hiéroglyphe plus mystérieux que la circulation du sang ou de la marchandise: le vol stochastique en ligne brisée de la mouche au centre  de la pièce, sous le lustre ou dans les rayons du soleil. » in Cool Memories V [2000-2004], de Jean Baudrillard.

Be cool, be open.

UU

Qui est vraiment Guess Who ?

Qui est vraiment Guess Who ?

Quelqu’un, mieux que lui, le sait-il vraiment ?

Pour ma part, trop de coïncidences se sont chargés de nous faire nous rencontrer et m’ont convaincu d’une chose. Guess Who a définitivement l’âme portugaise.

Mais commençons par le commencement [vous inquiétez pas, je vais résumer et ne reprendre que des détails signifiants ;o)].

Il y eut le début d’un échange sur la Chine, le Bouddhisme, le Confucianisme au tout début de son blog. C’est comme ça que je l’ai d’abord connu.

Puis vint le temps du MAC. Pas n’importe quel MAC. Son MAC. Et parce que j’ai voulu donner au texte de ce MAC une forme de conte philosophico-enfantine qui colle [je peux le dire maintenant, avec le recul de plusieurs mois et deux *rencontres*] vraiment au personnage. Si vous le lisez, vous verrez cette étrange correspondance baudelairienne entre ce MAC et Mariza. Ah le bougre, il ne me l’avait pas signalé à l’époque ! ;o)

Pour les paresseux, déjà fatigués par tant de soleil, voici le dernier paragraphe extrait du MAC que j’avais écrit pour Guess Who :

« (…) Je me suis vu grandir.
Mais je reste dans mon cœur ce petit lutin qui rêve.
Devenu aujourd’hui citoyen du monde.
Aller et venir.
Et fouler la canopée du monde.
»

Déjà, à l’époque, Mariza l’accompagnait.

Mais qu’est-ce qui me permet d’être aussi péremptoire aujourd’hui ?…

La réponse est avec Mariza, encore… et surtout ce morceau, Fado Português de nos.

MarizatransparenteParce qu’hier j’ai écouté du fado. Douce Marie avait acheté le dernier album, Transparente, sorti en 2005.

Et c’est surtout quand on lit les paroles traduites en français que l’on peut penser à Guess Who. Forcément.

Mariza – Fado Português De Nós

Nasceu de ser Português   [Né d’être portugais]
Fez-se à vida pelo mundo   [Il fit sa vie de par le monde]
Foi p’lo sonho vagabundo   [Par le rêve vagabond]
Foi pela terra abraçado   [Par la terre embrassé]
Bem querido ou mal amado   [Bien aimé ou mal aimé]
O Fado   [Le Fado]
Viveu de ser Português   [Il a vécu d’être portugais]
Foi alegre e foi gingão   [Il fut joyeux et fanfaron]
Por ser um fado é canção   [Parce que être un fado, c’est un refrain]
Por ser futuro é passado   [Parce que être le futur, c’est le passé ]
Mal querido ou bem amado   [Mal aimé ou bien aimé]
O Fado   [Le Fado]
Cada vez mais Português   [Toujours plus portugais]
Anda nas asas do vento   [Il va les ailes au vent]
Ás vezes solta um lamento   [Poussant un soupir de temps en temps]
E pede p’ra ser achado   [Supplie d’être retrouvé]
Ele é querido, ele é amado   [Il est chéri, il est aimé]
O Fado   [Le Fado]

Mariza n’est peut être pas sa fadista préférée à Guess Who. Mais peu importe, il m’est apparu, à la lecture de ces paroles hier, que Guess Who a défintivement l’âme portugaise. L’âme du fado. Et c’est pas rien.

Hier, à la dernière note sortie des enceintes, j’ai lu que ce morceau était écrit par Paulo de Carvalho. Comprenne qui pourra, mais ça m’a décidé à écrire cette note.

Marizafado_curvoMarizafado_em_mimPour le reste, je ne connais pas bien encore cet album de Mariza. Mais les deux précédents sont terribles. On aurait presque envie de pleurer d’émotions à leur écoute. En tout cas, le cœur s’accélère et ça non plus, c’est pas rien.

Be cool, be open.

UU

ps : Allez chez Guess Who aujourd’hui, il lance son grand concours de Salades de l’été !!! Incroyable concours ;o)

Reflets de la vie

Vitres_paris

Vitre donnant sur le boulevard de Picpus, en face de chez Gudule, bon p’tit café dans le 12ème arrdt – Photo prise il y a qq jours, en fin d’après midi

 

Cette photo, j’ai essayé de la prendre une dizaine de fois, alors qu’on dînait à la terrasse du café. Constamment, mon regard revenait dessus, sur ces reflets.

Je ne voyais pas consciemment quel magnétisme ces fenêtres pouvait exercer sur l’objectif de mon appareil.

Hier, cela m’a sauté aux yeux.

Ces carreaux sont à la fois tous identiques et tous différents. Comme nos vies. Comme nous. Tous humains, mais si différents en raison de nos parcours, de nos expériences, des illusions qui nous bercent et nous font avancer.

Cette réflexion là est venue certainement [naturellement] à la suite de vos nombreux commentaires sur ma précédente note.

La chipie [commentatrice sur la précédente note] le disait : une chose nous réunit et nous rapproche tous, c’est cette réflexion [un jour ou l’autre] sur nos origines. La réponse qui est donnée par chacun est différente à chaque fois, suivant chaque cas particulier comme dirait notre chère Martha from London.

Et ces reflets d’être tous différents. Et heureusement [finalement].

HaïkUU des
reflets de la vie

Bercées
d’illusions
Nos vies
reflètent nos peurs
Comme un murmure…

Be cool, be open.

UU

ps : pour les personnes au fait de la religion, il y a certainement une inspiration bouddhique dans les mots utilisés pour ce haïkUU…

La pensée du vendredi #14 : La douleur de perdre sa langue

« Mais il en va d’une œuvre comme d’un arbre : plus les racines s’enfoncent dans la nuit dense de la terre, plus grand est le morceau de ciel que la ramure peut embrasser. »

De fil en aiguille, cette citation de Michel Tournier que j’ai dédicacée à Chantal pour son  commentaire sur ma précédente note, a fait son bonhomme de chemin. Pour s’arrêter sur un sujet difficile, pour ne pas dire douloureux.

Pour le coup, j’ai des sueurs dans les mains en écrivant cette note.

Parce que j’ai peur. Peur de ne pas arriver à transmettre ma langue maternelle. Cette langue que je parle avec un fort accent français.

Choupinette, saura-t-elle un jour parler viêtnamien ?

Oh que j’espère que oui. Pas pour moi. Mais pour elle. Bien des choses sont envisagées dès maintenant : douce Marie m’a légèrement rassuré en me disant qu’on pourra toujours faire prendre plus tard des cours de viêtnamien à notre Choupinette. Et qu’en sera-t-il si elle refuse ? Qu’elle rejette tout *ça* ?

La lecture ce matin de cet article du Monde, intitulé « L’impossible oubli de sa langue maternelle » [en date du 31 mai 2006 : lien grand public, lien abonnés],  a aussi contribué à aggraver mon angoisse.
[Merci à douce Marie de m’avoir signalé cet article, que je conseille vivement à tous ceux qui s’intéressent à cette question. L’article est clair et présente un bon travail de synthèse sur le sujet].

Car je crois une chose : que la langue est le véhicule d’une culture. De n’importe quelle culture.

Ainsi, comment expliquer le respect des personnes âgées et le culte de l’autel des ancêtres quand on ne sait pas [savoir – dans son assertion de « ressentir »] qu’il n’y a pas un mot pour dire « Non » en viêtnamien. Tout est en ellipse. « Oui, mais cela ne sera pas possible ». C’est ce qu’il y a de plus explicite pour dire « Non » en viêtnamien.

Et bien, je vous dis que ce micro-détail linguistique tient à lui seul un chapitre fondamental de la culture confucéenne.

Attention, le viêtnamien n’est bien sûr pas la seule langue où le « Non » explicite n’existe pas. Je ne le prétends pas… Je dis seulement qu’il forme un tout, indissociable les valeurs confucéennes – valeurs fondamentalement ancrées dans la culture viêtnamienne.

Pourtant moi même, j’ai rejeté cette langue pendant des années. Privilégiant, comme le décrit si bien l’article du Monde, l’intégration dans une nouvelle société plus moderne, plus contemporaine de mes nouvelles aspirations scolaires, académiques puis sociales.

Aujourd’hui, j’en suis revenu. Mon copain Lof, l’autre jour, me faisait remarquer [je n’en avais pas conscience] que depuis mon retour du voyage au Viêtnam en février 2004, je parlais systématiquement viêt dans les restos viêt. Même en faisant des fautes, c’est vrai que je ressens ce besoin de renouer des liens avec ma langue.

Si seulement Choupinette pouvait le parler comme moi, le pari serait gagné. Mais je le parle trop mal pour lui apprendre seul.

Ainsi, je ressens maintenant un besoin impérieux de défendre les restes [ruines ?] d’une langue maternelle dont je ne perçois la valeur que depuis quelques années. Auparavant, j’étais jeune et con. Aujourd’hui, il est trop tard pour pleurer. Même si cette envie ne manque pas.

Allez, bon ouikende cependant à toutes et à tous. Le temps s’éclaircit tout de même…

Be cool, be open.

UU

Bouddha_chinois_guimet

Légende : Bouddha chinois – Période [me rappelle plus…] – Vu au musée Guimet il y a qq semaines

Quel arbre pour Choupinette ?

Vase_chinois_priode_qing_guimet_2

Légende : Vase chinois de la période des Qing [fin 17ème et 18ème siècles] – Motif de pivoine arbustive – Vu au musée Guimet il y a qq semaines

Il est trop fort Jmesuiléssépoucélacravat. Je le rencontre pour la première fois dans la *vraie* vie le ouikende dernier et le voilà capable de pondre un commentaire prémonitoire sur mon blog. Non sans rigoler. Il a écrit un truc dont je ne lui ai jamais parlé et que je comptais publier aujourd’hui, jour de son commentaire sur une précédente note.

Dingue, la vie.

Bref, tout ça pour dire, que oui, nous cherchons une idée d’arbre à planter dans le jardin des parents de douce Marie. Un beau jardin paysager, d’une grande superficie, en lointaine banlieue sud-parisienne.

Cette idée avait germé lors d’une visite à Bazoches, chez l’ami Jlhuss.

 

« Chaque goutte de sève contient la plénitude de l’arbre entier » Citation d’un philosophe indien.

Mais on hésite. On a en fait un peu peur aussi. Peur de mettre trop de symbolique derrière tout ça. Mais bon, on se laisserait bien convaincre. Si seulement… on avait une idée d’arbre à planter… Quelque chose qui sorte peut-être de l’ordinaire ?…

Alors, quel arbre pour Choupinette ? Vous avez des idées ?

Pour tout vous dire, je voulais un marronnier mais on me dit que ça devient trop gros… Pourtant je les trouve belles, les fleurs de marronniers. Mais surtout, il y a cette histoire de baiser volé – le premier – sous les marronniers du square de l’Observatoire…

De son côté, le papa de douce Marie propose une pivoine arbustive. Ben oui, c’est [très] joli mais ça ne fait pas arbre. Je ne sais pas dire pourquoi, mais je trouve ça dommage.

Tiens, j’y pense en écrivant cette note. J’essaierai de publier dans la note les photos de vos propositions…

Au final, que l’on plante un arbre ou non pour Choupinette, cela fera toujours une belle note avec plein d’arbres en photos. ;o)

Be cool, be open.

UU

1. Marronniers du Square de l’Observatoire [idée de UU]

Marronniers_square_de_lobservatoire

 

 

 

 

 

 

2. Pivoine arbustive [idée du papa de douce Marie]

Pivoine_arbustive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Cerisier en fleurs [idée de doc Huff et AnnieVahiné]

Cerisier 

 

 

 

 

 

4. Un arbre de Judée, un érable du Canada – acer rubrum et un érable du Japon – acer palmatum [idéeS d’Ossiane et marie.l pour l’arbre de Judée aussi]

Arbre_de_jude_cercis_siliquastrum_alba

Arbre_jude_rose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acer_rubrum

 

 

 

 

 

Acerpalmatum

 

 

 

 

 

 

5. Cognassier du Japon [idée de Nicole]

Cognassier

 

 

 

 

 

6. Sapin de la Forêt Noire[idée de Fritz]

Sapin_fort_noire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7. Bougainvilliers [idée de Brigetoun]

Bougainvilliers

 

 

 

 

 

8. Figuier [idée de Chiquilla]

Figuier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9. Camelia [idée de dear Martha from London]

Camelia

 

 

 

 

 

 

10. Palmier du Viêtnam [idée de jmesuiléssépoucélacravat]

Palmier_vietnam

 

 

 

 

 

 

11. Amandier en fleurs [idée de miassa]

Amandier_fleurs

 

 

 

 

 

 

12. Paulownia tomentosa [idée de Pierre(2)]

Paulownia 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13. Mimosa ou Sakura [idée de Bourrique]

Mimosa

 

 

 

 

 

 

Cerisier_du_japon_sakura

 

 

 

 

 

 

14. Muguet [idée de sjgc]

Muguet

 

 

 

 

 

 

15. Pêcher de vigne [idée de Fraise des Bois]

Fleur_pcher_de_vigne

 

 

 

 

 

 

16. Bambou [idée d’Aurélie]

Bambou

 

 

 

 

 

 

17. Jamsin [idée de yo-cox]

Jasmin

 

 

 

 

 

 

18. Trois bouleaux ou Eucalyptus [idée de Kttk]

Trois_bouleaux_2

 

 

 

 

 

 

Eucalyptus

 

 

 

 

 

 

19. Arbre à cames en têtes [idée de prof Hrundi] – Cliquer sur l’image !

4strokeengine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20. Magnolias [idée de Fab]

Magnolias 

 

 

 

 

 

21. Tilleul [idée de candide]

Tilleul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22. Un arbre racé, fort et beau [idée de Chantal] – Je trouvais que la meilleure illustration du commentaire de Chantal pouvait se trouver dans la peinture chinoise

Arbre_chantal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23. Gingko Biloba [idée d’Ossiane et d’Augustin]

Ginkgo_biloba

 

 

 

 

 

 

 

24. Arbre généalogique [idée d’amichel]

Arbregnalogique

 

 

 

 

 

 

25. Olivier [idée d’Olivier… ;o)]

Olivier

 

 

 

 

 

 

26. Bonsaï [idée de Ckck] – Attention, c’est le n°2 du championnat du monde 2005 de Bonsaï que je vous mets là en photo… ;o)

Bonsai

 

 

 

 

 

 

27. Tulipier de Virginie [idée d’Elisanne]

Tulipier_de_virginie 

 

 

 

 

 

28. Pin sylvestre [idée d’Anne]

Pin_sylvestre