UUne page va se tourner

Yeah I, I got to know your name
Well and I, could trace your private number baby
All I know is that to me
You look like you’re lots of fun
(…)

You spin me right round, baby
right round like a record, baby
Right round round round
You spin me right round, baby
Right round like a record, baby
Right round round round
(…)

Je crois que ça ne tourne pas rond dans ma tête ces derniers temps… Enfin, vous allez voir par vous même en lisant cette note. Et puis prenez votre temps, je ne posterai pas pendant quelques jours.

Une page va se tourner.

Pour ouvrir sur un nouveau chapitre.

Malgré tout, je garde en moi une certaine fragilité. Malgré les apparences. Car le blog n’est qu’une apparence. Ne l’oubliez pas…

Fragilité donc. De cette séparation, de cette déchirure dont je ne me serais jamais douté qu’elle aurait tant imprégné mon être.

Mais aussi de cette première épreuve de la vie et de la mort que j’ai effleuré. Dont je ne me suis toujours pas vraiment remis.

Parce que je n’ai jamais vu la Mort. Je n’ai jamais vu l’Ombre traverser une maison, uniquement des photos d’Elle. Ou des larmes qui révélaient sa présence à distance, quelque part ailleurs.

Vous rendez-vous compte que je n’ai jamais vu la Mort ? Depuis trente et un ans que je vis et je ne l’ai jamais croisée.

Pour être plus juste, je devrais dire que l’on s’est « débrouillés » pour ne pas que je la croise.

Tant mieux, direz-vous… Mais le fardeau à porter la vie, coûte que coûte, n’en est pas moins lourd pour autant. Etre toujours à la hauteur de ce que l’on attend de vous peut se révéler un encombrant héritage. Un chemin de croix.

Alors…

Alors, j’ai trouvé mon chemin. Calmement. J’ai fait le pari de la confiance en la vie. Marcher. Continuer à marcher alors que je ne voyais plus le sol. Pire, il se défilait à chaque pas. Mais douce Marie m’appelait à intervalles réguliers, pour me sortir de ma torpeur introspective.

J’ai donné un nom à cette méthode. « Pax serenitas ». La paix intérieure. La sérénité. Prise de recul. Lâcher prise.

Ainsi ai-je [presque] cessé d’avoir peur. Une peur qui me hante depuis quelques années, la peur d’une catastrophe, longtemps innommable. La peur d’une séparation irréparable. La peur de la Mort. Encore elle.

Je sais aujourd’hui d’où vient cette peur. Et je continue de la terrasser, un peu tous les jours. Cette déchirure dont je ne me serais jamais douté qu’elle aurait tant imprégné mon être.

Une page va se tourner.

J’ai pourtant des dizaines de sujets dont je voudrais parler. Mais le temps me manque.

J’aimerais vous parler de ma course à pieds d’hier soir. A travers le parc. A fendre des poches d’air chaud, embaumées par les aiguilles de pin rôties au soleil. A poursuivre les cinquante lapins qui ont élu résidence dans les buissons bordant la grande prairie. Vous dire que j’ai repensé au Luberon l’espace d’un instant. Que ce sera peut-être bien la première année depuis 1999 que nous n’irons ni en Avignon ni dans le Luberon.

J’aimerais vous parler de la mort. Une autre mort. Narrer la récente « découverte » par la Cour Suprême des Etats Unis d’Amérique que la mort fait souffrir. De leur difficulté à trouver une administration létale constitutionnellement compatible avec leur 8ème Amendement. Ou comment donner la mort sans que le condamné ne s’en aperçoive. Sans qu’il ne prenne feu sur sa chaise électrique. Sans qu’il ne convulse affreusement après les 3 piqûres réglementaires.

J’aimerais vous parler du menu spécial que j’ai fait pour le papa de douce Marie, pour la fête des Pères. Menu spécial à thème: Cumin & Coriandre. Une invention réalisée sur le moment. Improvisation culinaire comme j’aime tant les faire quand j’ai mes deux pieds fermement arrimés au fourneau. Suggestion de présentation : c’est simplement délicieux comme assaisonnement de carottes râpées…

Carottes_rpes_1

J’aimerais vous parler de l’inéluctabilité de la mondialisation. De ce que m’a dit un très haut responsable d’un des plus grands cabinets de conseil en stratégie dans le monde. Si ce n’est le plus grand. A une question provoc’ de ma part, réponse parfaitement limpide. « Non, il n’y a [presque] plus d’avenir pour l’outil industriel. Sauf sur des niches. Ceux où la logistique impose d’être à proximité. Production et livraison sous 48 heures. Voilà le périmètre de sauvegarde industriel. » Sachez que l’Inde, la Chine sont capables de tout. Et bien plus encore. Délocalisations des services, productions de tous les biens manufacturés de la Terre. Tous. Et si c’est pas eux, ils sous-traiteront au Viêt-Nam, au Bangladesh, à la Thaïlande ou en Indonésie. On trouve toujours plus pauvres que soi n’est ce pas ? J’en fais quoi de mon projet de « changer le monde », maintenant ?…

J’aimerais vous parler du bonheur d’un gigot d’agneau, rôti à la broche, simplement paré de thym de Provence et transpercé de part en part de stigmates aillées. Bonheur divin en bouche. Et pourtant d’une simplicité à se damner pour l’éternité.

J’aimerais vous parler du report outr(e)a(u)geux de la nécessaire réforme structurelle de la justice. De la nécessité de faire quelque chose de ce lynchage judiciaire ET sociétal après Outreau. Oui, Burgaud a fait une faute. Mais ce n’est pas le seul. Tout un système l’a suivi, l’a-t-on déjà oublié ? Bordel, y a-t-il quelqu’un qui aurait une vision politique non électoraliste pour la France de demain ? Parce que 2007 arrive après 2006, on va repousser la réforme… Attendre, attendre. Encore attendre. Comme Godot. Comme des cons.

J’aimerais vous parler de notre responsabilité à tous. Notre responsabilité, oui. Pas celle des politiques. La notre. A polluer, à consommer des choses inutiles, à toujours vouloir les prix les plus bas et ainsi forcer les délocalisations industrielles, à faire des procès pour tout et n’importe quoi, à toujours trouver des responsables et des coupables. Notre critique de notre société est peut-être la critique de nous-mêmes. Dans notre individualité. Dans notre unipersonnalité. Regardons d’abord notre nombril avant de vouloir éventrer la société dans laquelle on vit.

J’aimerais vous parler de l’émerveillement unique qui vous prend à la vue écarquillée de la petitesse des vêtements de naissance. Small is beautiful. Indeed. Je voudrais aussi dire tout le particularisme et l’aveuglement attendrissant quand il s’agit de *votre* enfant. Toutes les fois où l’on se surprend à se dire dans sa tête, avec un certain bonheur non dissimulé : « Tiens, ce sont les premières couches que je lui achète », « Tiens, ce sera le premier body qu’elle portera », etc. Toutes ces choses insignifiantes de la vie mais qui sont précisément la source même des bonheurs les plus durables.

J’aimerais vous parler de cette mascarade de programme politique du Parti Socialiste. D’une impossible et absurde synthèse du congrès du Mans. Ou comment rendre inefficace un programme politique avant même qu’il ne soit mis en œuvre par quelque gouvernement. On s’étonne que les extrêmes [droite et gauche] reprennent du poil de la Bête. On s’étonne que Nicolas Sarkozy arbore son méprisable sourire narquois de vainqueur. La Gauche française n’a pas de vision. Elle n’enchante ni le monde, ni ses militants.

J’aimerais vous parler du plaisir quasi enfantin de veiller jusqu’à 3 heures du matin, parce que je voulais savoir si Adamsberg allait vraiment bien. S’il allait en finir avec ses contradictions vis-à-vis de Camille. S’il était finalement plus un poète des Pyrénées qu’un commissaire de la Criminelle. Finir donc le dernier Fred Vargas en deux nuits. Rien à voir, mais la dernière fois que j’ai veillé aussi tard pour le plaisir de la lecture, c’était quand je me suis pris dans la figure « A l’ombre des Jeunes Filles en Fleurs », de Marcel Proust bien sûr. Quelques mois plus tard, je sortais avec douce Marie.

Marrant comme ce terme de « sortir avec une fille » est lui aussi un peu enfantin, treize ans après.

Enfin, j’aimerais vous parler de tout cela et d’autres choses encore. Mais le temps me manque pour écrire, pour voyager dans l’Uunivers connUU , pour partager.

Sans parler de la longue file que forment mes livres en attente de lecture.

Alors…

Alors, ne m’en voulez pas si je me fais moins présent sur les blogs.

Une page va se tourner.

Parce que [notamment] une question m’a envahi l’esprit depuis quelques heures, quelques jours.

Ne vous moquez pas, hein…

Cette question me turlupine, je crois avoir des débuts de réponse. Mais je n’en sais rien.

Qu’est ce que c’est que d’être père ?

Ca veut dire quoi par rapport à quoi ? Par rapport à quelle culture ? Que voudrais-je lui transmettre ?

Serais-je tout simplement à la hauteur ?

Et dire que cela fait des années que je voulais avoir un enfant. Avant douce Marie, même… Mais elle voulait attendre. Attendre que je sois vraiment prêt. Aujourd’hui, elle est convaincue que je serai un bon père. Mais c’est moi qui doute maintenant.

Douce Marie me dit même que je le suis déjà, père, en m’écoutant lui parler, à Choupinette…

De toute façon, on ne doit pas le savoir que l’on n’est pas prêt, n’est ce pas ? Donc, autant se jeter à l’eau.

Notre Père qui est aux cieux, etc.

A ma petite échelle, peut-être que vous croirez que j’en fais trop. Peu m’importe. Aujourd’hui, je pense à autre chose. Notamment au bonheur à venir. Et j’ai finalement peu de temps pour le reste.

Une page va se tourner.

Et j’ai réalisé avant-hier de l’absence de mon père entre ma naissance et mes 4 ans. Bloqué par l’Histoire avec sa lettre capitale.

La place de père à la naissance n’existe donc pas dans mon inconscient. Il me reste à l’inventer. Avec amour, avec patience.

Pour l’heure, tournons la page.

Et attaquons enfin ce nouveau chapitre qui s’annonce passionnant.

Be cool, be open.

UU

ps: Ah oui, ma tête va mieux après avoir écrit cette note. Merci. Je crois même qu’elle est un peu carré maintenant…

ChoUUpinette’s room : still under construction

Résumé de l’épisode précédent :
"De la couleur".

Aujourd’hui, l’épisode du jour pourrait s’intituler :
"De la lumière".

J’ai pensé que c’était ce qu’il y avait de mieux comme thème, pour ce beau dimanche ensoleillé de la Fête des Pères [ooh my God, l’année prochaine, ce sera ma fête ! ;o) Ca me vieillit d’un coup, là…]

Beau dimanche donc, à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

ps : En fait, ce qui nous empêche de finir la chambre de Choupinette, c’est simplement la recherche de deux étagères rouge, large chacune de 60 cm. Pour poser des éléments de décorations ainsi que les produits de toilette, à proximité de la table à langer. Des fois que vous imaginez qu’on est encore en train d’abattre des murs et de refaire toute l’électricité… Non non, je vous rassure, on est prêts à accueillir Choupinette. Enfin, je crois qu’on est prêts…

1_ours_portebonheur2_mobile_origami

3_travers_de_lit4_fanion

5_suspension6_ombres_du_rideau

La pensée du vendredi #14 : La douleur de perdre sa langue

« Mais il en va d’une œuvre comme d’un arbre : plus les racines s’enfoncent dans la nuit dense de la terre, plus grand est le morceau de ciel que la ramure peut embrasser. »

De fil en aiguille, cette citation de Michel Tournier que j’ai dédicacée à Chantal pour son  commentaire sur ma précédente note, a fait son bonhomme de chemin. Pour s’arrêter sur un sujet difficile, pour ne pas dire douloureux.

Pour le coup, j’ai des sueurs dans les mains en écrivant cette note.

Parce que j’ai peur. Peur de ne pas arriver à transmettre ma langue maternelle. Cette langue que je parle avec un fort accent français.

Choupinette, saura-t-elle un jour parler viêtnamien ?

Oh que j’espère que oui. Pas pour moi. Mais pour elle. Bien des choses sont envisagées dès maintenant : douce Marie m’a légèrement rassuré en me disant qu’on pourra toujours faire prendre plus tard des cours de viêtnamien à notre Choupinette. Et qu’en sera-t-il si elle refuse ? Qu’elle rejette tout *ça* ?

La lecture ce matin de cet article du Monde, intitulé « L’impossible oubli de sa langue maternelle » [en date du 31 mai 2006 : lien grand public, lien abonnés],  a aussi contribué à aggraver mon angoisse.
[Merci à douce Marie de m’avoir signalé cet article, que je conseille vivement à tous ceux qui s’intéressent à cette question. L’article est clair et présente un bon travail de synthèse sur le sujet].

Car je crois une chose : que la langue est le véhicule d’une culture. De n’importe quelle culture.

Ainsi, comment expliquer le respect des personnes âgées et le culte de l’autel des ancêtres quand on ne sait pas [savoir – dans son assertion de « ressentir »] qu’il n’y a pas un mot pour dire « Non » en viêtnamien. Tout est en ellipse. « Oui, mais cela ne sera pas possible ». C’est ce qu’il y a de plus explicite pour dire « Non » en viêtnamien.

Et bien, je vous dis que ce micro-détail linguistique tient à lui seul un chapitre fondamental de la culture confucéenne.

Attention, le viêtnamien n’est bien sûr pas la seule langue où le « Non » explicite n’existe pas. Je ne le prétends pas… Je dis seulement qu’il forme un tout, indissociable les valeurs confucéennes – valeurs fondamentalement ancrées dans la culture viêtnamienne.

Pourtant moi même, j’ai rejeté cette langue pendant des années. Privilégiant, comme le décrit si bien l’article du Monde, l’intégration dans une nouvelle société plus moderne, plus contemporaine de mes nouvelles aspirations scolaires, académiques puis sociales.

Aujourd’hui, j’en suis revenu. Mon copain Lof, l’autre jour, me faisait remarquer [je n’en avais pas conscience] que depuis mon retour du voyage au Viêtnam en février 2004, je parlais systématiquement viêt dans les restos viêt. Même en faisant des fautes, c’est vrai que je ressens ce besoin de renouer des liens avec ma langue.

Si seulement Choupinette pouvait le parler comme moi, le pari serait gagné. Mais je le parle trop mal pour lui apprendre seul.

Ainsi, je ressens maintenant un besoin impérieux de défendre les restes [ruines ?] d’une langue maternelle dont je ne perçois la valeur que depuis quelques années. Auparavant, j’étais jeune et con. Aujourd’hui, il est trop tard pour pleurer. Même si cette envie ne manque pas.

Allez, bon ouikende cependant à toutes et à tous. Le temps s’éclaircit tout de même…

Be cool, be open.

UU

Bouddha_chinois_guimet

Légende : Bouddha chinois – Période [me rappelle plus…] – Vu au musée Guimet il y a qq semaines

Quel arbre pour Choupinette ?

Vase_chinois_priode_qing_guimet_2

Légende : Vase chinois de la période des Qing [fin 17ème et 18ème siècles] – Motif de pivoine arbustive – Vu au musée Guimet il y a qq semaines

Il est trop fort Jmesuiléssépoucélacravat. Je le rencontre pour la première fois dans la *vraie* vie le ouikende dernier et le voilà capable de pondre un commentaire prémonitoire sur mon blog. Non sans rigoler. Il a écrit un truc dont je ne lui ai jamais parlé et que je comptais publier aujourd’hui, jour de son commentaire sur une précédente note.

Dingue, la vie.

Bref, tout ça pour dire, que oui, nous cherchons une idée d’arbre à planter dans le jardin des parents de douce Marie. Un beau jardin paysager, d’une grande superficie, en lointaine banlieue sud-parisienne.

Cette idée avait germé lors d’une visite à Bazoches, chez l’ami Jlhuss.

 

« Chaque goutte de sève contient la plénitude de l’arbre entier » Citation d’un philosophe indien.

Mais on hésite. On a en fait un peu peur aussi. Peur de mettre trop de symbolique derrière tout ça. Mais bon, on se laisserait bien convaincre. Si seulement… on avait une idée d’arbre à planter… Quelque chose qui sorte peut-être de l’ordinaire ?…

Alors, quel arbre pour Choupinette ? Vous avez des idées ?

Pour tout vous dire, je voulais un marronnier mais on me dit que ça devient trop gros… Pourtant je les trouve belles, les fleurs de marronniers. Mais surtout, il y a cette histoire de baiser volé – le premier – sous les marronniers du square de l’Observatoire…

De son côté, le papa de douce Marie propose une pivoine arbustive. Ben oui, c’est [très] joli mais ça ne fait pas arbre. Je ne sais pas dire pourquoi, mais je trouve ça dommage.

Tiens, j’y pense en écrivant cette note. J’essaierai de publier dans la note les photos de vos propositions…

Au final, que l’on plante un arbre ou non pour Choupinette, cela fera toujours une belle note avec plein d’arbres en photos. ;o)

Be cool, be open.

UU

1. Marronniers du Square de l’Observatoire [idée de UU]

Marronniers_square_de_lobservatoire

 

 

 

 

 

 

2. Pivoine arbustive [idée du papa de douce Marie]

Pivoine_arbustive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Cerisier en fleurs [idée de doc Huff et AnnieVahiné]

Cerisier 

 

 

 

 

 

4. Un arbre de Judée, un érable du Canada – acer rubrum et un érable du Japon – acer palmatum [idéeS d’Ossiane et marie.l pour l’arbre de Judée aussi]

Arbre_de_jude_cercis_siliquastrum_alba

Arbre_jude_rose

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Acer_rubrum

 

 

 

 

 

Acerpalmatum

 

 

 

 

 

 

5. Cognassier du Japon [idée de Nicole]

Cognassier

 

 

 

 

 

6. Sapin de la Forêt Noire[idée de Fritz]

Sapin_fort_noire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7. Bougainvilliers [idée de Brigetoun]

Bougainvilliers

 

 

 

 

 

8. Figuier [idée de Chiquilla]

Figuier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9. Camelia [idée de dear Martha from London]

Camelia

 

 

 

 

 

 

10. Palmier du Viêtnam [idée de jmesuiléssépoucélacravat]

Palmier_vietnam

 

 

 

 

 

 

11. Amandier en fleurs [idée de miassa]

Amandier_fleurs

 

 

 

 

 

 

12. Paulownia tomentosa [idée de Pierre(2)]

Paulownia 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13. Mimosa ou Sakura [idée de Bourrique]

Mimosa

 

 

 

 

 

 

Cerisier_du_japon_sakura

 

 

 

 

 

 

14. Muguet [idée de sjgc]

Muguet

 

 

 

 

 

 

15. Pêcher de vigne [idée de Fraise des Bois]

Fleur_pcher_de_vigne

 

 

 

 

 

 

16. Bambou [idée d’Aurélie]

Bambou

 

 

 

 

 

 

17. Jamsin [idée de yo-cox]

Jasmin

 

 

 

 

 

 

18. Trois bouleaux ou Eucalyptus [idée de Kttk]

Trois_bouleaux_2

 

 

 

 

 

 

Eucalyptus

 

 

 

 

 

 

19. Arbre à cames en têtes [idée de prof Hrundi] – Cliquer sur l’image !

4strokeengine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20. Magnolias [idée de Fab]

Magnolias 

 

 

 

 

 

21. Tilleul [idée de candide]

Tilleul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22. Un arbre racé, fort et beau [idée de Chantal] – Je trouvais que la meilleure illustration du commentaire de Chantal pouvait se trouver dans la peinture chinoise

Arbre_chantal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23. Gingko Biloba [idée d’Ossiane et d’Augustin]

Ginkgo_biloba

 

 

 

 

 

 

 

24. Arbre généalogique [idée d’amichel]

Arbregnalogique

 

 

 

 

 

 

25. Olivier [idée d’Olivier… ;o)]

Olivier

 

 

 

 

 

 

26. Bonsaï [idée de Ckck] – Attention, c’est le n°2 du championnat du monde 2005 de Bonsaï que je vous mets là en photo… ;o)

Bonsai

 

 

 

 

 

 

27. Tulipier de Virginie [idée d’Elisanne]

Tulipier_de_virginie 

 

 

 

 

 

28. Pin sylvestre [idée d’Anne]

Pin_sylvestre

Trop bon hier soir !…

Hmm… trop bon ce qu’on a mangé hier soir avec douce Marie !

Il faut croire que la journée d’hier m’a préparée mentalement pour cette étincelle culinaire de fin de journée.

Je reprends pour vous le déroulement de cette journée depuis le début [vous connaissez ce fameux film d’ados « La fabuleuse journée de Ferris Bueller » ?… mais à la différence que ma journée à moi n’a rien à voir avec la sienne qui est légèrement plus potache ;o)] :

– Petit déjeuner rapidos à la cafétéria de la maternité [cf. infra] : l’énorme plaisir pour douce Marie et moi de revoir mon grand copain Gabriel, parti pour des années à Shanghai avec femmes et enfants tout juste en décembre dernier [uniquement le dernier paragraphe de la note mise en lien]. C’était son premier retour éclair à Paris pour le boulot. Moment intense en échange, discussions, prises de nouvelles. Et zou, lui partait vers Roissy reprendre l’avion de Shanghaï, et nous on descendait dans la salle de préparation à l’accouchement.

– Et donc ensuite pour nous, la séance de préparation à l’accouchement. C’est la quatrième à laquelle on assiste. On commence à bien comprendre les tenants et aboutissants de l’événement qui se prépare. Le rôle des uns et des autres. Le jargon commence à devenir familier. Très drôle, je découvre des futurs pères beaucoup plus anxieux que moi à l’idée d’assister à l’accouchement. Je pose plein de questions mais je crois être assez serein. Enfin, on verra bien… En tout cas, je passe un quart de la séance à faire des blagues à douce Marie qui se marre bien. J’espère que j’aurai la même inspiration le jour J.

– Pour le déjeuner, on avait improvisé la veille, comme une bouteille à la mer, un déjeuner avec un blogueur [homme ou femme, ma note ne le dira pas…]. Et ça s’est fait ! Je lui réserve l’intimité de ne pas le [ou la] nommer. Un peu par pudeur mais surtout par respect. En tout cas, un moment unique plein d’une certaine poésie et d’un échange à bâtons rompus, sur la vie, les êtres et nos destins.

– La peau du ventre bien tendue, nous sommes allés [enfin !] acheter, en fait commander notre poussette. Des semaines de réflexion, de tergiversation, de recherches sur Internet… A un moment, on était tellement paumés dans ce marché embrumé par un marketing efficace mais parfois fumeux, que l’on s’est mis à vouloir mettre en ordre nos notes sur les avis des uns [vendeuses, copains zé copines] et des autres [commentaires de particuliers sur Internet]… avec un magnifique tableau Excel !!! Ce dernier calculait les scores respectifs des différentes poussettes étudiées selon les différents critères que l’on avait choisi et que l’on pondérait ensuite avec des coefficients en fonction de leur criticité. Bon, au final, on a maintenant une bonne idée du marché des poussettes, en particulier celui des poussettes à trois roues [et oui, faut bien ça pour ballader Choupinette dans le le 9-cube… ;o)].

– Au passage, on sent qu’on est dans la dernière ligne droite avant l’accouchement. Dans deux semaines, Choupinette sera *finie*. Mère Nature aura fini son job et Choupinette aura 4 semaines pour décider du moment où elle voudra sortir. La seule appréhension, c’est que ce qui est opportun pour elle ne le sera pas forcément pour nous. But that’s life, folks ! On s’en remettra [j’imagine]. Je disais donc qu’on sentait que l’on était dans la dernière ligne droite… parce qu’on s’est mis à acheter d’un seul coup de carte bleue un bon paquet de trucs comme le lit à barreaux, la nacelle [qui va en fait avec la poussette], la p’tite baignoire toute mimi, etc. Bref, on s’active plus qu’un peu.

– Enfin, on a mangé hier soir des carottes râpées. Une éternité que j’en avais pas mangé. J’avais en tête que ça rendait aimable. Alors bon, hier soir, douce Marie, Choupinette et moi, ben on était vachement aimable je crois.

Tout ça pour maintenant vous donner la recette improvisée qui nous a ravie hier soir [tout ça pour ça !…].
– Prendre un bon fromage blanc battu  [Calin, de Yoplait, fait parfaitement l’affaire]
– Saupoudrer de sucre cassonade à l’envie
– Verser une belle cuillère à café d’arôme de fleur d’oranger [vous savez, cet assaisonnement liquide qui permet de parfumer les desserts]
– Et enfin – c’est la seule et véritable nouveauté – répandre sur cette préparation des feuilles de basilic finement coupées au ciseau [au moins 8 belles feuilles fortement odorantes]

Et là, préparez vous à un grand moment de bonheur lors de la dégustation… La Méditerranée séculaire vous envahit la bouche, vous inonde les papilles et vos neurones décrochent aux images du soleil, de la Grande Bleue, des orangers en fleurs… Vous comprenez mieux maintenant la bande sonore de cette note, non ?…

Be cool, be open.

UU

Sérénité

Samedi, passage aux urgences obstétriques.

Quelques contractions plus rapprochées.

Douce Marie a été arrêtée une semaine plus tôt que prévu.

Prescription : Du repos, du repos et un peu de sérénité.

Bouddha_cambodge_guimet

Mais tout va bien. Le cycle normal des choses, à l’aube du neuvième mois.

Be cool, be open.

UU

ps : Ce Bouddha au visage apaisant est visible au rez-de-chaussée, du musée Guimet [Cambodge]. J’y suis allé hier, dimanche, avec mon père de passage à Paris pour le ouikende.

C’est grave, docteur ?

ChoUUpinette rocks !

C’est dingue, à chaque fois, que je mets ce morceau des Arctic Monkeys [de loin le meilleur album rock de 2006 ! Non, Bourrique, après mûre réflexion, cela ne souffre pas l’ombre d’un poil de discussion ! ;o)], notre ChoUUpinette se met à danser comme pas possible dans le bidou de douce Marie !!…

Y a pas à dire, le titre de ce morceau colle à la peau de notre ChoUUpinette : « I bet you look good on the dancefloor! »

Et la lUUmière fut !

Le croyez-vous ? Les foetus ouvrent leurs yeux dans le ventre de leur maman à la 28ème semaine de grossesse.

Quand j’ai lu ça la semaine dernière, j’ai fait un rêve dans la nuit qui a suivi : avec son dynamisme inné [voir le précédent paragraphe], j’ai rêvé qu’on voyait à travers la peau du bidou de douce Marie la forme du bras de ChoUUpinette. Puis ce fut au tour de son visage que je voyais alors s’imprimer sur le même bidou [je l’imaginais appuyer sa tête contre la paroi du ventre de douce Marie, tellement fort qu’on pouvait voir son visage en reflief]. Et alors que je souriais à ce visage tout mignon tout plein et que je le montrais à tout le monde [la famille a tout d’un coup apparu dans mon rêve], ce visage en relief sur le bidou de douce Marie s’est mis à ouvrir les yeux !!!

Comme c’était un rêve, cela ne me surprenait pas trop.

Mais maintenant je me demande : "C’est grave, docteur ?". ;o)

Be cool, be open.

UU