Luberon 2007 #2: Les prairies du plateau de Saignon + jeu-concoUUrs

Le Luberon se vit différemment selon les saisons.

Le mois de Mai est celui des grandes prairies fleuries et verdoyantes.

C’est aussi la saison à laquelle on peut voir que Choupi est une fille. Vraiment.

Une vraie petite fille.Tout ce qu’il y a de plus « girly « .

Il n’y a qu’à voir la délicatesse avec laquelle elle cueille ces petites pâquerettes du plateau de Saignon

On se croirait déjà de retour dans « La petite maison dans la prairie « , vous ne trouvez pas ? ;o)

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Bande-son qui accompagne la photo:

1er extrait en mp3

2ème extrait en mp3

[NOTE : Suite à un problème technique inconnu, Choupi parle en… accéléré. Je vous invite donc à télécharger les fichiers audio sur votre disque dur local et les jouer avec votre lecteur MP3 préféré. Désolé, pas le temps de me pencher sur cet incident technique indépendant de ma volonté. ;o)]

Je vous propose à l’occasion de cette note [et pour vous occuper 2 ou 3 jours d’ici la prochaine note] le concoUUrs sUUivant:

– Ecouter le premier extrait audio…

– … et retranscrire le plus fidèlement possible [phonétiquement donc] ces quelques secondes

Question subsidiaire pour départager les finalistes:

– Mais que veulent bien dire ces charmants monologues enfantins ?

On a beau lui causer un peu tous les jours, douce Marie et moi. On ne comprend pas toujours tout… Merci de nous aider un peu… héhé ;o)

Bonne fin de ouik’ à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

Note 1: L’idée de ce jeu-concoUUrs est venu tout juste hier, n’arrivant pas à nous mettre d’accord, douce Marie et moi, sur la restranscription phonétique de ces nouveaux babillages de Choupi depuis notre séjour dans le Luberon… ;o)

Note 2: J’ai failli oublier… On gagne quoi à ce jeu ? Ben euh… le respect de toute la blogosphère et la reconnaissance [quasi éternelle] de la part des parents… C’est pas mal, non ? ;o) [vous ne croyiez quand même pas qu’on allait offrir un séjour tous frais payés à la bastide de Gordes , non ?]

Note 3 [la minUUte cUUlturelle]: Le machin blanc, là bas, tout au fond de la photo. C’est une borie. Architecture typique et incontournable dans le Luberon. Une explication brève et claire sur ce site . Ma photo ci-dessus, de manière quasi subliminale, plante ainsi son décor… C’est y pas du bon boulot de photographe, ça ? ;o)

Luberon 2007 #1: Gentil coqu’licot, Mesdames

J’ai descendu dans mon jardin (x2)
Pour y cueillir du romarin.
Gentil coqu’licot, Mesdames,
Gentil coqu’licot, nouveau ! (refrain)

Un standard de la chanson française pour commencer cette série sur le Luberon, où nous étions lors d’un week-end de 1er Mai improvisé à la dernière seconde.

Retour aux sources.

Retour à l’enchantement du monde.

Retour à la beauté simple de la nature.

Certaines et certains seront étonnés ici que je publie sur mon blog alors que je fais depuis plusieurs semaines (et encore pour des mois et des mois , amen) les 35 heures tous les … deux jours.

Et bien, voilà, je fais de la résistance.

Résistance à l’abrutissement et au renfermement de soi. Et toc.

Ce n’est pas parce que j’ai du boulot à n’en savoir que faire de mes nuits [fort courtes] qu’il faut arrêter de vivre [bordel].

Alors, j’ai décidé le temps de quelques jours de re-publier régulièrement ici [combien de temps tiendrai-je sur le blog avec la charge de mon taf ?] un nouveau cycle sur le Luberon.

Je renouvelle mes excuses du peu de commentaires que j’ai pu faire ces derniers mois.

Ce n’est pas à mon habitude et cela me culpabilise finalement toujours autant de vous lire, fidèles commentatrices/eurs…

Mais voilà, le blog [encore une fois] s’impose à moi et je ne peux cesser de publier.

Bref.

Aujourd’hui: les coquelicots de Mai.

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On les trouve en plaine, dans le Luberon, parfois solitaires, parfois en champs entiers.

Explosion de couleur.

Explosion d’émotion.

Douce Marie et moi étions si heureux de montrer le Luberon à notre petite Choupi.

Comme à chaque fois que nous sommes « trop plein » de bonheur [euphémisme], douce Marie et moi nous tenions très forts dans les bras l’un de l’autre.

Ce qui est nouveau par rapport à nos précédents séjours dans le Luberon, c’est que dans nos bras, il y avait aussi Choupi.

Et ça faisait du bien, beaucoup de bien.

La chansonnette « Gentil Coquelicot » ne dit pas autre chose dans ses derniers vers:

Pour y cueillir du romarin (x2)
J’ n’en avais pas cueilli trois brins
Qu’un rossignol vint sur ma main
Il me dit trois mots en latin
Que les homm’s ne valent rien
Et les garçons encor bien moins !
Des dames, il ne me dit rien
Mais des d’moisell’ beaucoup de bien.

Be cool, be open.

UU

Pensée du vendredi #22: Un enfant aujourd’hui, hier et demain – ou du bon usage de l’autorité paternelle

Je ne sais pas ce qui m’a pris…

Mais voilà, alors que je suis débordé de boulot [deux nocturnes cette semaine…], j’ai répondu par un long commentaire à une note sur le blog de Marcel Gauchet [vous savez, le fameux auteur du « Désenchantement du monde » ?… A ne pas confondre avec Mylène Farmer , hein…]

.

Bon bref, c’est fait. Et je me suis dit après coup, que ce serait un parfait sujet de Pensée du vendredi, ne trouvez vous pas ?

[NdUU: à ce stade, vous pouvez mettre Mylène sur « pause » pour lire la suite – ou non d’ailleurs… ;o)]

Je vous laisse juge:

« Le mot d’introduction me fait penser à un vieux débat [NdUU de la note sur le blog de Marcel Gauchet], entre les parts respectives de l’inné et de l’acquis pour un enfant.

Bien entendu que l’enfant n’est pas le même car la société n’est plus la même, et ainsi la part de l’acquis évolue en conséquence. Justement, l’enfant est désiré. Et il le sait. Très tôt en plus…

Cela dit, l’enfant reste toujours qq chose d’universel. Un processus biologique qui suit (pour l’instant) une voie immuable, mélange génétique du père et de la mère. Et dans une société donnée, dans un environnement culturel donné (un pays pour schématiser), son accueil est normalisé: il est soit célébré, vénéré (le fils en Chine…) soit « bienvenu » tout simplement (un parmi tant d’autres, au milieu d’une mortalité infantile galopante par exemple).

Et cette universalité, j’aurais tendance à vouloir croire qu’elle traverse les générations. Mais pas forcément les siècles (voir ma remarque sur l’acquis).

Quant à la remarque sur l’autorité, j’ai un doute. On (les pères…) peut tout autant « mieux aimer » ses enfants, participer à la vie familiale, faire la cuisine et tout autant garder des principes d’autorité (je ne parle pas d’autoritarisme, hein).

Si je peux me permettre, cela me fait penser à la perception erronée qu’ont les DRH d’aujourd’hui sur ces jeunes qui pensent AUTANT à leur RTT qu’à leur réussite professionnelle. Et oui, cela est possible. De la même façon, on peut être un « nouveau père » et faire preuve d’autorité. C’est en tout cas ma conviction. Sans pour autant nier qu’il peut exister de façon plus répandue qu’auparavant une perte d’autorité du père.

Je ne crois pas non plus à la nécessité du conflit pour construire une personnalité, et a fortiori pour rendre de futurs jeunes adultes heureux…

N’est-ce pas parmi les enfants de divorcés qu’on retrouve la reproduction du modèle parental, et donc du divorce de manière plus fréquente ?

Pour vous paraphraser, « plus je t’aime, plus je te donne confiance en toi, en la vie et ta capacité à devenir un être autonome en t’accompagnant. Et donc plus tu auras des chances d’être heureux ».

Pour finir sur une boutade: quel serait le rôle protocolaire de la première dame de France si cela devait être François Hollande. Questions maintes fois soulevées dans les médias mais la société s’y adaptera [la société est auto-adaptative, de manière endogène].

De nouveaux rôles sociaux sont ainsi à inventer. La perte de l’autorité du père n’est pas une fatalité négative non plus. Même si cela peut expliquer certains symptômes ou maux constatés dans la société française (celle des banlieues, peut-être ?).

Non ? »

Voilà.

Et bon ouik’ à toutes et à tous.

Be cool, be open.

UU

BonUUs enfantin: Choupi, dans le Gers samedi dernier – à l’anniversaire des 80 ans de son arrière grand-mère. Elle dort dans la poussette dans laquelle a grandi douce Marie, il y a maintenant quelques années…

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MAC 47 di Choupi e Felice Anno di Sardegna #5: Saluti a tutti [dé-blog-alisation]

Ayé, Choupi a eu ses six mois.

Sa moitié de première année.

Aujourd’hui, elle peut prendre allègrement ses pieds avec ses mains.

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Elle peut aussi s’asseoir, toute seule.

Comme une grande fille, parce que maintenant elle a un autre regard sur le monde, du haut de son petit popotin.

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Note: Sur la photo floutée ci-dessus, Choupi « mange » le cache de mon zoom Sigma… ;o) Elle est assise sur la banquette du hall de réception de notre hôtel à Cagliari.

Elle en a profité pour jeter son premier regard grand-angle sur la vie, à Cagliari, la capitale de la Sardaigne.

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Un peu surprise de voir une patinoire à glace, par 18° au soleil, sous les palmiers qui plus est.

Mais ce n’est pas la dernière chose qui l’étonnera, cette petite Choupi.

Tout reste à faire, tout reste à découvrir…

(…)

Inspiration

(…)

Expiration

(…)

Aujourd’hui, j’ai décidé de me retirer de la blogosphère.

Pour un certain temps. Ou bien un temps certain.

J’ai vraiment trop de travail qui m’attend.

Pour mon bien, bien sûr…

Tout se passe pour le mieux: job passionnant, de plus en plus de responsabilités…

Et puis, y a la vraie vie.

Choupi, douce Marie…

Faut que je m’occupe de mes deux trésors.

Le blog rentre à un certain stade en conflit avec la vraie vie…

Question de choix, de priorités.

Et pendant plus d’un an, le blog a été un choix, une priorité.

Il m’a permis de me ré-équilibrer,

de prendre du recul,

de me ré-ouvrir au monde,

de faire des rencontres formidables.

Si si, rien que ça.

J’ai même découvert que j’aimais écrire des haïkUUs de temps à autre. ;o)

(…)

A vrai dire, depuis la rentrée, je savais que cela allait arriver.

J’attendais juste de finir ce cycle de promenades sardes. Le finir proprement.

Voilà venu le temps des au-revoir.

Pas adieu, hein…

(…)

Ne me demandez pas quand je republierai une prochaine note…

Un mois ?

Deux mois ?

Trois mois ?

Six mois ?

Ah si… Notre voyage en Polynésie Française !…

Et la rencontre [enfin !] avec la célèbre Annie-Claude ! ;o)

Beaucoup la connaissent, mais tellement peu l’ont vue sur ses propres terres. Ce sera quelque chose, j’en suis sûr !

Vous en aurez des nouvelles, comptez sur moi.

Pour toutes les fidèles lectrices et tous les fidèles lecteurs, une notification de reprise de publication sur ce blog sera faite par émile.

Si vous voulez en être avertis et que je n’ai vraisemblablement pas votre émile, contactez moi en haut à gauche [« Ecrivez-moi »].

(…)

Les larmes me sont venues aux yeux.

Comme en levant la main vers quelqu’un qui vous est cher, sur le quai d’une gare.

Vous allez me manquer. Vraiment.

Be cool, be open.

UU

Felice Anno di Sardegna #2: Giara di Gesturi

Sulla carta per uno Felice Anno:

Antipasti: Castello di Las Plassas
Primo piatto: Giara di Gesturi
Secondo piatto: Pauli Maiori
Secondo piatto di pesce: Spiaggia di Co’Quaddus nell’isola di Sant Antioco
Dolci: Choupi ha sei mesi

Oggi al ristorante: Giara di Gesturi

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[Cliquer évidemment sur la photo pour agrandir…]

Quand on a un premier enfant, on s’étonne de toutes ces premières fois.

Que dis-je, on s’émerveille…

De tout et de rien.

Des choses les plus futiles comme des choses les plus émouvantes.

Cette fois, c’était la première vraie randonnée avec Choupi.

Bah, pas vraiment difficile non plus.

Un peu de gadoue.

Quelques ronces et autres herbes vaguement urticantes.

Deux ou trois vagues hésitations à des bifurcations de chemins de terre.

Mais bon, le soleil donnait la direction. Nous devions aller vers lui, plein Ouest.

Et je peux vous dire que Choupi a adoré.

Elle a gazouillé comme jamais. Poussant constamment de puissants cris aigüs accompagnés de charmants sourires…

On se demandait si nous arriverions à entrevoir discrètement ces poneys sauvages [cavallini] qui peuplent le magnifique plateau de la Giara di Gesturi .

Et puis finalement, on en a vu. Par dizaines. Pas farouches pour un sou.

Paisibles, sereins. Tout comme la lumière d’une belle fin d’après midi chaudement ensoleillée.

Cette lumière là, elle allait véritablement nous émerveiller quelques minutes plus tard, au Pauli Maiori…

Be cool, be open.

UU

ps: Question subsidiaire – Savez-vous ce qui figure sur la deuxième photo [celle du bas donc] ?

Les babillages de Choupinette

Plusieurs blogueu(r)(se)s m’ont invité à mettre en ligne mes échanges en viêtnamien avec Choupinette.

Voilà qui est fait. ;o) [41 secondes]

Un véritable échange s’installe avec Choupi alors qu’elle n’a pas encore 4 mois.

Douce Marie et moi jouons, discutons mais surtout rions beaucoup avec Choupi.

Quelque chose d’indescriptible – je crois – pour qui n’a pas encore été parent…

Les autres sauront – forcément – de quoi je cause, là.

Quelque chose de charnel, d’organique qui suscite un véritable émerveillement persistant.

Quoi d’autre ?…

Je dois également vous dire que Choupinette continue de faire ses nuits [de 9 heures du soir à 9 du matin en moyenne. En tous cas, depuis fin août [l’air pur du Gers assurément], elle ne s’est pas réveillée une seule fois durant la parenthèse nocturne. Tout en grandissant et têtant allègrement par ailleurs.

En fait, je crois qu’elle est cool et open, notre Choupi.

Comble du raffinnement, Choupi ne pleure plus le matin en se réveillant.

Elle nous appelle.

Et nous sourit dès que douce Marie ou moi pointons notre nez au dessus de son lit.

Le bonheur dans ses yeux et sur ses lèvres tous les matins.

Que demande le peuple ?

En bonus, son gazouillis du matin. Plus exactement, son "appel" pour qu’on vienne la prendre dans nos bras, ivres de bonheur et d’amour maternel/paternel. Enregistré hier, dimanche, à son insu, dans l’obscurité de sa chambre d’enfant. [60 secondes]

Be cool, be open.

UU

Une nounou viêtnamienne

J’en ai les larmes aux yeux.

Douce Marie y croyait pourtant, elle.

Depuis le début.

Elle n’a pas arrêté de me pousser, de me dire de me bouger.

Et tout d’un coup, tout s’est débloqué.

Après des dizaines d’entretiens téléphoniques…

Après un paquet d’entretiens en face en face avec des nounous potentielles…

Françaises.
Africaines.
Portuguaises.
Marocaines.
Viêtnamiennes [on en a vu 2 seulement]…

On vient de trouver la perle rare. Enfin, je crois.

Croyez moi, avec tous les critères que nous avions, on commençait à désespérer.

Ne serait-ce que sur la question de la sécurité dont il faut faire preuve pour garder un bébé…

On vient ainsi de confirmer notre proposition d’embauche.

Samedi prochain, on signe le contrat de travail.

On sera parents-employeurs…

D’une nounou viêtnamienne

parlant français
parlant viêtnamien
qui sait lire le français et le viêtnamien
qui a passé avec succès les tirs de barrage de nos 30 questions [véridiques…]
dont plusieurs questions pièges sur la sécurité, l’hygiène, les capacités d’initiative
qui a de l’expérience de garde d’enfants [10 ans]

qui semble aimer les enfants, du moins qui a de la tendresse pour eux
qui est formée et diplômée [institutrice en maternelle]
qui accepte de se déplacer dans le 9-cube, chez nous quoi
qui a la nationalité française et qui est donc en situation régulière
qui a des références qu’on a pu vérifier
qui a donc des anciens employeurs satisfaits
qui a déjà gardé des enfants eurasiens [père viêt et maman française !…]

enfin qui a réussi à enseigner le viêtnamien rudimentaire – celui que je parle – à ces derniers

On a cru rêver avec douce Marie…

J’avais écrit dans une note du 2 juin 2006: "Si seulement Choupinette pouvait parler [le viêt] comme moi, le pari serait gagné."

Aujourd’hui, cette douleur [de perdre ma langue ou plutôt de ne pas réussir à la transmettre] s’estompe.

Et ça me donne les larmes aux yeux.

Pas pour moi.

Pour Choupinette.

Des larmes de joie donc.

Car désormais, il sera *probable* qu’elle puisse plus tard parler viêtnamien.

Be cool, be open.

UU

ps: pour fêter ça, je commence aujourd’hui un cycle de photos que j’ai prises lors de mon voyage au Viêtnam en 2004.
Vn2004paysage1

[Légende photo: Jeu d’enfants sur une barque, dans la baie d’Halong]