Chronique polynésienne du 6 & 7 août 2007 – Moorea

dsc_2036_6aout07_moorea_nef.1209390996.jpg

Dans les îles hautes, il est rare d’avoir des routes transverses qui permettent de les traverser de part en part en raison du relief accidenté hérité de l’activité encore récente [à l’échelle géologique, hein] des volcans qui les ont formées à l’orginie..

Au contraire, les routes qui les ceinturent sont généralement les seules voies réellement bien entretenues.

Ce qui n’empêche pas d’avoir des vues particulièrement spectaculaires au détour d’un virage sur ces mêmes routes, avec des échappées visuelles magnifiques vers l’intérieur des îles [pour une fois, vous échappez au bleu des lagons !].

dsc_2050_6aout07_moorea_nef.1209391016.jpg dsc_2109_6aout07_moorea_nef.1209391073.jpg

Le paysage intérieur de Moorea est ainsi particulièrement agréable.

Parfois de nature agricole.

Parfois sauvage.

On a ainsi l’impression d’être sur une autre planète, tellement on est peu habitués à des paysages aussi déchiquetés.

Le soir venant, les reliefs se déchirent encore plus sous les rayons du soleil rasant.

Crépuscule du bout du monde.

dsc_2069_6aout07_moorea_nef.1209391041.jpg

Les marae présentent souvent des sites exceptionnels par leur majesté.

Grandeur du sacré oblige, ces lieux semblent véritablement habités par les esprits qui y sont honorés.

Mais ne peut pas y pénétrer qui veut.

Tapu, dit-on en polynésien.

D’où les Français ont tiré le mot « tabou » pour désigner ce qui est interdit.

dsc_2162_7aout07_moorea_tipaniers_nef.1209391102.jpgAyant pris comme base durant quelques jours la résidence des Tipaniers, nous nous levons tôt.

Comme les polynésiens.

Pour admirer la douce lumière du soleil levant sur une eau calme, à l’abri des vagues du Pacifique en deça de la barrière de corail de Moorea qui calme la houle.

dsc_2061_6aout07_moorea_nef.1209736676.jpg dsc_2469_7aout07_moorea_nef.1209391259.jpg

Choupi a une perception de plus en plus aigüe de la beauté du monde, de ses couleurs.

La nature là-bas y a été pour beaucoup dans son éveil et la perception de ce qui était à portée de ses petites mains.

dsc_2518_7aout07_moorea_nef.1209391502.jpg

Le bonUUs du jour: UU sous l’eau… [au sens propre comme au sens figUUré ;o)]. En compagnie d’un baliste Picasso magnifiquement coloré.

dsc_2403_7aout07_moorea_nef.1209391235.jpgdsc_2289_7aout07_moorea_tipaniers_nef.1209391173.jpg

Be cool, be open.

UU

Pérégrination viêtnamienne #5: Encens

Dans les pagodes de Cholon, le quartier chinois de Saïgon, une épaisse couche de fumée vient recouvrir le calme des cours intérieures.

On s’y recueille ou bien on prie pour un meilleur sort.

Les viêtnamiens sont particulièrement superstitieux, je trouve.

Personnellement, je n’y échappe pas…

dsc_4129_blog_uu.1209388990.jpg

Be cool, be open.

UU

Chronique polynésienne du 5 août 2007 – Rangiroa et Papeete

Cette route est la seule voie « roulable » sur l’atoll de Rangiroa.

Elle fait quelques kilomètres seulement.

Mais les tahitien(ne)s qui échouent à l’épreuve du permis de conduire à Papeete [la circulation y est vaguement chaotique mais sans plus] peuvent tranquillement venir le passer sur cette ligne droite bitumée à Rangiroa.

Moyennant un petit billet d’avion tout de même.

Mais bon, la liberté que l’automobile a procuré à l’homme n’a pas de prix…

dsc_1702_5aout07_rangiroa_nef.1208958244.jpg

Vous vous rappellez des bleus infinis de Fakarava ?

En fait, ce sont les mêmes à Rangiroa…

Cela dit, je suis désormais certain que le paradis est un délicat camaïeu bleuté.

dsc_1706_5aout07_rangiroa_nef.1208958271.jpg

Pourquoi payer des sommes astronomiques [en cette période de crise de pouvoir d’achat] pour avoir des vues à tomber par terre dans des restaurants pluri-étoilés ?

Sur l’atoll de Rangiroa, en face du Raie Manta Club, la pizzeria Filippo vous propose une des plus belles vues du monde.

Assurément le meilleur rapport qualité [de la vue] – prix [de la pizza] dans le monde.

dsc_1712_5aout07_rangiroa_nef.1208958310.jpg dsc_1731_5aout07_rangiroa_nef.1208958326.jpg

Les atolls, c’étaient quand même chouettes.

Mais les îles hautes [i.e. les îles qui n’ont pas encore totalement subi le travail de l’érosion pour finir en atoll et qui ont encore en leur centre les beaux restes de la montagne volcanique originelle], c’est chouette aussi, vous verrez.

Alors, hop.

Un tour d’avion et nous nous retrouvons à Papeete.

Accueillis en bonne et due forme par Annie-Claude et son mari.

Pour le coup, celle-ci a offert à Choupi sa toute première composition florale pour p’tite tête dégarnie.

Moi, je dis: « Chapeau bas, Annie Vahiné !… » ;o)

dsc_1852_5aout07_pirae_annie-claude_nef_v3.1209026226.jpg

A la manière des italiens et de leur « passeggiata« , on entreprend en soirée de descendre de la montagne [c’est qu’Annie-Claude vit à flanc de montagne volcanique en fait… même que les livreurs de pizza arrivent à peine à monter tellement la pente est rude] et de se balader sur les quais de Papeete.

Bien nous a pris puisque nous avons eu droit à un très beau coucher de soleil flamboyant sur le port de Papeete.

dsc_1879_5aout07_papeete_nef.1208958367.jpg

Quelques minutes plus tard, nous faisions connaissance avec le ferry qui allait nous emmener à Moorea le lendemain.

dsc_1912_5aout07_papeete_nef.1208958391.jpg

Fini donc les Marquises.

Fini pour de bon les Tuamotu.

A nous l’archipel de la Société…

Au programme des notes et des photos qui vont suivrent: Moorea [magnifique], Huahine [superbe], Raiatea /Tahaa [fantastique], Maupiti [splendide] et enfin le tour de l’île de Tahiti pour finir en beauté.

fp.1208962929.gif

Be cool, be open.

UU

Crédit carte : Le Tahiti Traveler

Pérégrination viêtnamienne #4: Un glaçon pour la route

Je suis débordé professionnellement.

Pourtant l’envie d’écrire sur mon blog se fait plus pressante.

Le besoin de donner du sens.

Le besoin de renouer des contacts.

Avec des blogueurs [NdUU: allez découvrir le nouveau site oueb – magnifique de poésie – de notre amie Aurélie de la Selle, ainsi que son nouveau blog].

Avec des ami(e)s.

Avec la famille.

Personne n’y échappe… ;o)

dsc_2041_31dec07_nha-trang.1208783301.jpg

[Légende photo: Un gros glaçon dans les rues de Nha Trang]

Parce que la vie s’écoule comme fond la glace au soleil.

Et il serait dommage de ne pas profiter de cette fraîcheur printanière, n’est-ce pas ?

Les printemps passent mais ne se ressemblent pas, et c’est pas plus mal.

Be cool, be open.

UU

Chronique polynésienne du 4 août 2007 – Rangiroa [comme un poisson dans l’eau]

[Dédicace à la souriante Annie-Claude – croisée entre deux avions à Saint Germain des Près il y a … 4 jours ! Elle a toujours sa pêche d’enfer et nous promet pour bientôt des photos du grand bleu, elle aussi ! Stay tuned …]

dsc_0933_4aout07_rangiroa_tuanake_nef.1207558723.jpg

Le soleil s’est déjà levé depuis belle lurette lorsque nous partons pour notre excursion [il est 9 heures du matin], réservée la veille, par l’intermédiaire du patron [attentionné] de la pension Tuanake [un coin de la pension en photo ci-dessus, face à la salle à manger…].

Au programme donc, sortie pique-nique au Lagon Bleu , sur un motu aux airs d’île déserte paradisiaque.

Lequel motu est une maternité reconnue pour bébés requins à pointe noire.

Yeeeaahhh.

Vous avez bien lu.

Des requins.

Depuis le temps que je rêvais de nager au milieu d’eux.

Maintenant que le jour est arrivé, je ne suis plus sûr de tellement le souhaiter, finalement.

dsc_1009_4aout07_rangiroa_lagon_bleu_nef.1207558655.jpg

 

Et hop, c’est parti.

Après presqu’une heure de bateau tape-fesse [soporifique pour Choupi, étonnamment], on arrive enfin au pied du motu [là haut sur la photo, le bout de terre à droite].

Impossible d’accoster en raison des récifs coralliens qui l’entourent.

On descend et des silhouettes longilignes font immédiatement leur apparition.

Vu leur taille, ce sont de jeunes ados…

dsc_1094_4aout07_rangiroa_lagon_bleu_nef.1207558633.jpg

Choupi ne se pose pas autant de questions.

Elle adore la baignade du jour.

Comment pouvait-il en être autrement ?

Elle qui adore déjà ses bains en baignoire…

Imaginez un mini lagon d’un kilomètre carré, aussi peu profond qu’une piscine communale pour enfants.

Plongez y votre Choupinette [après le tartinage IP50 de rigueur].

Et vous avez droit au plus beau sourire du monde.

dsc_1351_4aout07_rangiroa_lagon_bleu_nef.1207558613.jpg

Vous aurez remarqué sur la précédente photo que Douce Marie, en mère prudente, fait la vigie.

Pour les requins d’une part.

Mais aussi… les raies [pastenagues pour les connaisseurs].

Pas dangereux pour un sou [pour peu qu’on les laisse tranquilles comme les requins – c’est un peu la règle générale à respecter pour tous les animaux qu’on connaît peu ou prou, n’est-ce pas ?]

Raaahhh…

Pour celles et ceux comme moi qui ont passé de nombreuses heures dans leur enfance à regarder bouche bée les documentaires animaliers, le vol sous-marin d’une raie a quelque chose de mystique.

Si si.

Regardez des poissons rouges nager.

Puis admirez l’ondulation envoûtante des ailes d’une raie.

Ben, y a pas photo, hein. On est au paradis terrestre, j’ vous dis.

Le doigt s’éternise sur le déclencheur de l’appareil immergé.

Incapable de bouger de peur d’interrompre la magie de l’instant.

dsc_1462_4aout07_rangiroa_lagon_bleu_nef.1207558514.jpg

Bon, y a un moment où faut lever l’ancre.

Direction le bateau, à pied en traversant tranquillement le lagon.

Arrivés à bord, on voit par-dessus bord de jolis poissons bleu électrique ayant la forme de petits serpents.

Et ça y est, les requins arrivent pour de bon [disons que l’excursionniste a vaguement jeté 2 ou 3 sashimis de thon pour les attirer].

Les vrais, ceux qui sont vraiment un peu gros [en fait, ce sont juste de jeunes adultes].

C’est à ce moment précis qu’on entend : « Ben, c’est maintenant qu’il faut descendre pour les voir de plus près, hein ».

Et là, faut avoir confiance quand même.

« Mais non, les requins à pointe noire, c’est pas dangereux du tout. »

Sauf que la veille, au dîner à la table d’hôtes de la pension Tuanake, un des pensionnaires vous raconte qu’il a vu la semaine dernière un gars qui a eu 5 points de suture à la suite d’une morsure de requin à pointe noire.

Haha. Sourire crispé pour nous qui allions à leur encontre le lendemain…

Bon, pour la morsure, le gars avait quand même attrapé le requin, l’avait sorti de l’eau, et le montrait fièrement à ses potes avant de se faire croquer le pouce.

Un peu comme si on vous mettait en caleçon avant de vous pendre par les pieds au dessus d’une bassine d’alcool à brûler.

Franchement, faut être un peu timbré pour faire subir un tel trauma à un pôv’ p’tit requin…

Cela dit, « t’es un homme ou pas, UU ? ».

La réponse fut longue à venir. ;o)

Disons simplement que les photos ci-dessous vous donnent la réponse.

dsc_1428_4aout07_rangiroa_lagon_bleu_nef.1207558592.jpgdsc_1443_4aout07_rangiroa_lagon_bleu_nef.1207558543.jpg

Des bouffées de bonheur terriblement enfantins vous submergent… en même temps qu’une bonne dose d’appréhension du genre « Et oh, UU, tu ferais pas mieux d’être sur le bateau là, hein ?»

Une fois remis des émotions, on fait quelques miles et on arrive à un spot très connu de Rangiroa pour plongeurs débutants.

dsc_1485_4aout07_rangiroa_lagon_bleu_nef_1.1207558494.jpg

Et hop, on saute par-dessus bord. 6 à 8 mètres de profondeur mais nous restons en surface avec masques et tubas.

Vous comprendrez aisément que le spot s’appelle « L’Aquarium ».

C’est marrant… personnellement, j’aurais plutôt baptisé ça « La poissonnerie ». ;o)

Alors, elle est pas belle la vie sous l’eau ?

Be cool, be open.

UU

Portraits de femmes

Hier, j’ai acheté nos billets, pour Sweet Mary, Choupi et moi.

Le sésame pour une belle région que semble promettre le Pelion, à quelques heures de route au nord d’Athènes [merci LaParizienne ;o)].

Et de penser déjà à l’été qui [enfin] pointe le bout de son nez.

Ouf, l’hiver semble être bel et bien passé.

Et donc de déjà penser aux tenues estivales [en rouge et blanc, par exemple…].

Mon conseil: Surtout, ne pas oublier ses tongues.

Si si, mesdemoiselles et mesdames: On peut être très élégante en tongues.

La preuve [éclatante] avec cette photo, prise le soir de la Saint Sylvestre à Nha Trang.

dsc_2411_31dec07_nha-trang.1207233159.jpg

Alors, gentes dames, n’hésitez pas et ressortez les tongues de vos placards.

Bon cela dit, qu’ai-je donc à offrir à ces messieurs ?

Ben non, pas de tongues.

Sorry for that…

Non, j’ai tout autre chose.

Un carabinieri milanais, croisé récemment à l’aéroport, et qui a tout le mal du monde à ne pas constamment regarder la donna qui le toise du haut de ses 8 mètres.

20080115-intimissimi_color_s.1207233674.jpg

Vous ne me croirez pas mais au moment où j’ai pris la photo, il a cessé de la regarder dans les yeux.

A croire qu’ils venaient de se fâcher pour de bon ces deux là.

Bref.

Bon ouikende à toutes et à tous.

On est de mariages demain… [Oui oui, mariages avecun « s ». Deux mariages quoi… Et beaucoup de bonheur à eux donc.]

Be cool, be open.

UU

Pérégrination viêtnamienne #3: Sourire(s)

Playlist pour cette note: . Cupid Smiling The Smile (Feat. Little Green), titre que l’on trouve sur le très bon album de One Self.

dsc_1826_30dec07_saigon-to-ca-na_v2.1205923212.jpg

Par doses homéopathiques, des visuels communistes nous rapellent la real politik du pays.

Pays schizophrène qui a finalement pris le chemin de son grand frère chinois.

Entre pragmatisme économique capitaliste et héritage culturel socialiste [est-ce encore du communisme ?].

dsc_1845_30dec07_saigon-to-ca-na.1205923236.jpg

La vache qui rit ?

Con bò cười.

Ben oui, c’est évident.

Y avait qu’à traduire littéralement.

Pour le coup, y a pas que la vache qui rit.

Moi aussi.

dsc_1992_31dec07_nha-trang.1205923267.jpg dsc_2383_31dec07_nha-trang.1205923382.jpg

Le Viêt Nam est devenu un pays schizophrène, disais-je donc.

Entre jeunesse insouciante et jeunesse désabusée.

dsc_2407_31dec07_nha-trang_v2.1205923285.jpg

Le regard – reflet de l’âme, n’est-il pas ? – est alors tiraillé.

Regardez le.

Ou plutôt regardez la.

Une profonde tristesse.

Après avoir pris la photo, la gêne m’a pris

De n’avoir pas demandé [ce que je fais souvent – mais pas là…].

Sincèrement désolé d’avoir subtilisé ce sentiment intime

Qui ne devrait que lui appartenir.

Be cool, be open.

UU