Regards sur le Viêtnam #4: « Pulsation intime et urbaine »

[Voir toute la série sur le Viêtnam en cliquant ici]

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[Légende photos : Dans les rues de Saigon, Viêtnam du Sud]

Une femme à pieds,
   Dans un élégant équilibre,
   Tourne le dos
A la modernité.

Ville sauvage,
   à l’étrange pouvoir d’attraction,


Elle gronde tout le long
   de ses rues vrombissantes.

Sa respiration, telle une rafale
   d’infernales pulsations,

Marque à jamais de son sceau
   les enfants qui y sont nés.

Elle, c’est Saigon la blanche,
   envoûtante
      "Perle de l’Extrême-Orient".

Tatoué depuis ma naissance…
   Je *sais* que je viens de là bas.

En complément :
Voir la belle note de dom, sur les motocyclettes à Saigon.

Be cool, be open.

UU

13 commentaires sur “Regards sur le Viêtnam #4: « Pulsation intime et urbaine »

  1. SAIGON

    Saison des pluies sur Saigon
    Deux faux anglais – trois vieux colons
    Le ciel est lourd sur Ho Chi Minh City
    La Seine court sous les ponts de Paris

    Un bateau blanc – la jungle verte
    Voix chuchotées – bruits des insectes
    Palmiers géants noirs sous la lune d’ici
    Mais qu’est-ce que je fous à Ho Chi Minh City

    Qu’est-ce que fais – qu’est-ce que j’écris
    Le monde entier est mon abris
    Je perds ma vie à retrouver des hommes
    Ceux qu’on oublie – qu’on abandonne
    Ceux qu’on oublie – qu’on abandonne

    Celles qu’on oublie – qu’on abandonne
    Celles qu’on devine et qui ne donnent
    Qu’un goût amer déjà vécu ailleurs
    Qu’une maladie déjà connue, d’ailleurs

    Va dans la rue multicolore
    Vivre perdu – vivre dehors
    Et dans les yeux de la femme impossible
    Qu’est-ce que tu veux
    Le couteau ou la cible

    Qu’est-ce que tu veux
    Mais qu’est-ce que tu vis
    Qu’est-ce que tu fous à Ho Chi Minh City
    Je perds ma vie à retrouver des hommes
    Ceux qu’on oublie – qu’on abandonne

    Et dans vingt ans je ne serais plus personne
    Si toi aussi tu m’abandonnes

    Bernard Lavilliers

    Je peux pas dire mieux, alors je chante…

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  2. Un homme et d’une femme qui à première vue semblent amoureux, mais qui ne se regardent pas.
    Des rizières traditionnelles prises dans l’étau de la modernité urbaine.
    L’agitation effrénée de la ville aujourd’hui opposée au paisible paysage de campagne d’hier…
    Le Vietnam serait-il une terre de contraste?

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  3. j’aime ton titre – et dans les souvenirs des gens ayant vécu plus ou moins longtemps à Saïgon ou Hanoï ou du beau texte de la belgeo-vietnamienne cet été, le bruit de la rue est tellement présent que j’ai l’impression de l’avoir entendu

    J’aime

  4. J’aime beaucoup cette série de photos sur le Vietnam que tu accompagnes de beaux poèmes de ton cru toujours très émouvants. Cette série de photos a la même tonalité. Des vert bleus, du blanc, de l’eau, quelque chose d’épuré qui rappelle un voyage vers le passé. Continue; ça me plait. Bises du mercredi.

    Naissance au Vietnam
    Retour vers les origines
    Deuxième naissance

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  5. sjgc>> Merci surtout de ta fidélité de lectrice… Ce blog a un sens tant qu’il y aura *un* lecteur. A zéro, il s’arrêterait de lui même. Car il n’y aurait plus le plaisir du partage.

    dear Mariedan’>> Toujours un air entraînant dans la tête, n’est ce pas ? En tout cas, Saigon a toujours inspiré bcp de monde. C’est au début de la colonisation française, je crois, qu’est apparu ce terme de « Perle d’Extrême Orient » pour la désigner. Depuis il y a moins de fumeries d’opium mais une ambiance particulière y règne.

    Brigetoun>> Loin de la photogénie de Hanoï, Saigon ne vaut le détour que pour s’y immerger et vivre à son rythme effréné. Le bruit est une véritable respiration urbaine. On l’entend en effet dans les photos, correspondance remarquable que je ne fais que saisir.

    Le titre s’est imposé de lui même en raison de la sensation que j’ai ressentie juste quelques heures après l’arrivée à Saigon. Aucune autre ville ne m’a fait cet effet au Viêtnam par la suite.

    douce Marie>> Thanks darling. ;o) I know you *mean* it…

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  6. chère Ossiane>> Ouh la la… tu me connais de mieux en mieux et arrive à ressentir les choses non-écrites que j’insère entre mes lignes… ;o)
    La référence à la deuxième naissance est prémonitoire d’une note prévue par la suite ! Patience… ;o)

    Je me suis étonné hier soir de cette tonalité constante également. Marie non: elle avait le souvenir clair qu’on avait toujours ce temps, ces couleurs, cette lumière tout au long de notre voyage. Une forme de voile qui se lève au fur et à mesure que l’on avançait pour découvrir ce Viêtnam que j’ai quitté à l’âge de 4 ans.

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  7. jmesuiléssépoucélacravat’>> Désolé, je t’avais oublié. ;o)

    Entschuldigung !

    Oui, c’est une terre de contrastes. C’est très frappant comme du Nord au Sud, on ressent que ce sont deux pays très différents tout en étant une même nation. Très difficile à expliquer via un blog. Rien à faire, il faut y aller pour toucher du doigt cette notion…

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  8. Impardonnable, trois coquilles dans ma phrase; je recommence;-)

    Je ne sais pas si je te connais mieux mais tu laisses passer beaucoup de choses dans ces trois lignes. Poursuis cette quête qui semble bien t’accrocher.

    J’aime

  9. Quelle coïncidence. Comme quoi, je ne suis pas le seul à ressentir cette respiration de Saigon. Le journaliste du Figaro qui a écrit l’article ci-dessous utilise plus ou moins la même image.

    Très bon article sur le Saigon d’aujourd’hui. Dans un numéro du Figaro de cet été.

    Lien ici.

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