Madrid 2006 #4 : El Dos Tres Mayo 1808 par Goya

La sitcom madrilène :

1 Se déguiser sur la Plaza Mayor
2 Le Jardin des Délices de Bosch
3 El bar de conspiradores
4 El Dos Mayo 1808 par Goya
5 Le masque de Greta Garbo
6 El Palacio del Cristal
7 Un MAC de douce Marie & UU
8 Le Guernica de Picasso
9 Flamenco
10 UU et les toilettes madrilènes
11 Une famille royale par Goya
12 Etiquette prix : une franche rigolade
13 La Maja de Goya
14 Tapas
15 Une [autre] Annonciation de Fra Angelico
16 Dégustation de vins espagnols : extraordinaire !
17 Les Parques de Goya
18 Feliz Año de la Puerta del Sol y las Uvas del Suerte

Aujourd’hui, l’épisode #4.

4. El Dos Tres Mayo 1808 par Goya

Une petite révolution picturale [semble-t-il] avec ce tableau de Goya.
Une violence qui a été rarement représentée auparavant dans l’histoire de la peinture [du peu que j’en sache].

4_goya_2_mai_1808 La détresse, la terreur, l’effroi face au peloton d’exécution.
Une immense émotion vous envahit en grand, en vrai alors que ce tableau est connu, archi-connu.
Puis cette lumière centrale, cette candeur rayonnante, cette blancheur presque éblouissante.
4_goya_2_mai_1808_dtails Le courage qu’on lit dans les yeux de cet homme.
Ces yeux qui semblent vouloir rire de la mort pour montrer aux soldats napoléoniens l’absurdité de leur acte présent et futur.

Be cool, be open.

UU

14 commentaires sur “Madrid 2006 #4 : El Dos Tres Mayo 1808 par Goya

  1. j’ai mis des liens pour répondre à ton rayon vert…
    je me souviens de l’émotion à la vue de ce tableau…et j’ai en mémoire les magnifiques Velasquez, Goya avec sa Maja en deux versions…

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  2. Tu as raison UU, ce tableau marque un tournant dans la représentation des horreurs de la guerre, délaissant toute réserve et classicisme avec lesquels les peintres avaient jusqu’alors dépeint la guerre. Pour toi qui es parisien, un bon conseil, tant que ta mémoire est fraîche, va admirer « Le cuirassier blessé » de Géricault qui se trouve au Louvre. Il date de la même année je crois, et tu verras comment Goya a été précurseur dans la gestion de la représentation de la guerre.
    D’ailleurs, a la même époque il a également réalisé une œuvre fantastique dans ce domaine là: « Los desastres de la Guerra », une série de gravures racontant les atrocités infligées par les troupes de Napoleon en Espagne.
    C’est une des œuvres les plus fortes que j’ai jamais pu voir et chaque fois que je retourne à Madrid, je réserve toujours un moment pour les regarder à nouveau.
    La première fois que je les ai vues j’ai été tellement pris que j’ai oublié l’heure et raté ma réunion …

    Une comparaison intéressante a faire aussi avec ce tableau : L’exécution de Maximilien » par Manet.

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  3. Merci infiniment Guess Who pour tes références. J’ai pris le temps de chercher un peu sur Internet, trop impatient de les voir réellement. ;o)

    Une chose est sûre, la vision réelle de l’oeuvre est absolument irremplaçable. Mes liens sont une compensation de la frustration qu’on peut ressentir à ne pas pouvoir se déplacer soi-même pour les voir dans un musée ou ailleurs. Alors voilà, j’ai décidé de partager avec vous ma p’tite pêche :

    Le cuirassier blessé, de Géricault

    Et dire qu’on est passé à deux reprises devant la Bibliothèque Nationale Espagnole sans y entrer pour voir ça. Merci d’avoir partagé ça avec nous. Faut qu’on y retourne !!! [le lien donne une très bonne explication en introduction de ces dessins de Goya… mais malheureusement mon espagnol est trop faible…]. C’est tout simplement superbe. Et en vrai, j’essaie d’imaginer le choc que cela peut procurer… Je me le promets, la prochaine que je suis à Madrid, réunion ou pas, j’y fais un saut à la BNE !
    Los desastres de la Guerra, de Goya.

    L’exécution de Maximilien, par Manet.

    Au final, tes comparaisons sont très intéressantes pour mieux visualiser les représentations des atrocités de la guerre dans l’histoire de l’art. Merci encore Guess Who ! ;o)

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  4. Une petite note de lecture complementaire : dans « le flagellant de Séville » de Paul Morand, à la fin du romanfait apparître Goya qui montre à l’héros du roman justement ces dessins de la guerre. Une belle description de l’impression qu’ils donnent.

    🙂 Rendez-vous à ta future note sur la Maja !

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  5. Je ne connais pas grand chose en peinture mais j’étudie justement cette oeuvre en cours ces temps-ci et il me semblait que c’était « El 3 de mayo » et non « El dos de mayo ». C’était juste pour ça. Autrement je trouve les commentaires très intéressant.

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  6. Merci Hélène de ton commentaire. Si tu es étudiante, je loue ta vigilance et ton attention ! Héhé ;o)
    Muchas gracias. Tu as bien raison et je me suis effectivement gourré dans les p’tites notes rapidement écrites dans le musée… ;o)

    Voir ici par exemple…

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  7. Effectivement la confusion est facile puisque le tableau « El dos de mayo  » existe egalement mais le plus connu des deux tableau est bien sur « El tres de mayo ».

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  8. J’ai vu le tableau en vrai à Madrid et c’est vrai que même si je l’avais vu et revu dans mes bouquins d’histoire, on ressent vraiment quelque chose quand on se retrouve en face. Il se degage un « truc » de cette toile, je n’arrivais pas à en écarter les yeux… Je pense que ça vient de la lumière qui est très réussie…

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  9. Pour moi l’art c’est un peu difficile à comprendre. En effet je n’ai que 15 ans et si je suis sur ce site c’est parce que je dois faire un exposé sur cette toile. On avait le choix entre plusieurs oeuvres mais je dois bien dire que cette peinture m’a tout de suite attiré avec ses couleurs et avec le regard du personnage central.

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