Du sida et de son impact démographique à grande échelle

Vous en conviendrez, ce n’est pas parce que l’heure est aux vacances et que l’été s’est bien installé sous nos latitudes qu’il faut mollir des neurones (*).

Donc, ce matin, réveil… Encore secoué par la nouvelle du départ de doc Huff (depuis, il est revenu sur sa décision, heureusement…), j’ai reçu mon coup de grâce sous la douche.

blablabla. L’espérance de vie au Japon augmente toujours au Japon, elle est de 82 ans actuellement. Alors qu’au Mozambique, elle est de 34 ans, à cause du sida. blablabla.

Bon, au début, ça ne fait rien. Et puis, arrive l’heure du petit déjeuner. Et là, ça percute (grave, comme on dit dans le 9-cube), après les céréales et juste avant le café : mais bordel, ça veut dire que je vais crever dans 4 ans si j’étais né au Mozambique !!!

D’aucuns vont me rétorquer : « ah ah, mais c’est que des statistiques, uu. T’en fais pas… Ils ne meurent pas tous à 34 ans… »
Ben moi, j’ai envie de leur répondre à « d’aucuns » que c’est la réalité, que c’est la vraie vie, que ce ne sont pas que des chiffres compilés dans Excel avec la fonction MOYENNE qui calcule tout, dans la plus grande froideur !
Et puis, laissons tomber « d’aucuns » qui ne comprennent rien de toute façon.

VihAllons voir le Monde, mon quotidien traitant référent. Il confirme le diagnostic (article du Monde, daté du 5 juillet 2005, intitulé « Sida : le Mozambique lutte pour sauver sa renaissance économique« ). Moins sévère mais quand même. En 2010, l’espérance de vie au Mozambique devrait être de 37 ans en 2010. Sans le sida, elle aurait été de 50 ans. 13 ans de perdu, pour tout un peuple d’une vingtaine de millions d’habitants. Soit plus de 250 millions d’années humaines perdues. Rien qu’au Mozambique, à cause du sida.

VOUS RENDEZ-VOUS COMPTE ?

250 millions d’années de joie, de bonheur en famille, de cris, de colère, de drames divers, mais p*****, 250 millions d’années de vie quand même ! Rayées de la carte humaine par un simple acronyme de 4 lettres. J’en suis malade.

Be cool, be open (to the problems of our world).

UU

(*) Rapport avec ce que m’avait dit un ami journaliste il y a quelques semaines : concrètement que sa rédaction voulait du facile à lire pour l’été (c’est un magazine), pas de mauvaises nouvelles, pas de prise en otage de nos synapses ! C’est de la lecture de plage qu’il lui faut au peuple, de l’opium typographié en gros caractères.

28 commentaires sur “Du sida et de son impact démographique à grande échelle

  1. Je crois même me souvenir (entre un petit coup de brosse à dent et de serviette), que l’espérance de vie a chuté de 20 ans au Mozambique (la question est : depuis quand ?…et là, je dois dire que mes neurones n’étaient pas assez réveillés pour s’en souvenir, à moins que ce ne soit ma séance de brossage de dents qui ait été trop prenante !)…
    Des chiffres choc en tous cas…avec une réalité dramatique derrière. Si les chiffres font déjà cet effet, j’ose à peine imaginer le (bien réel)cataclysme dans le pays…

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  2. Tu vois tu peux t’énerver aussi ;=)
    Plus sérieusement, il faudrait un peu plus des qui s’énervent comme toi, parce que souvent c’est quand une situation devient insupportable (pas uniquement pour ceux qui la vivent, mais aussi pour ceux qui entourent) qu’on commence à envisager de traiter cette situation.
    Reste : quoi faire, de là où on est ???

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  3. ah bah… je me poilais derrière mon écran et puis là, patatrac…

    Afrique et sida, le tout dans une très grande indifférence en plus de l’irresponsabilité de l’église catholique…

    Lors des apologies du pape, je ne pensais qu’à elle, à l’Afrique…

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  4. Raaaaa ! j’arrive pas à laisser de commentaires sur les notes boulardes… Si vous saviez, à Maurice, y a un tas de gens qui pensent que l’on devrait bombarder l’Afrique pour rayer de la surface de la terre ses habitants. Y a d’ces malades, j’vous jure…

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  5. ma Breizhette travaille dans une ONG qui gère des Centre de Traitement et de prévention du SIDA en Afrique… y’a du boulot, mais faut garder espoir…
    En tout cas c’est toujours mieux que la solution mauricienne… j’irai pas en vacances là bas (OK c’est parce que j’ai pas assez de tunes…)

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  6. SweetMary>> MAis en fait, ce n’est bien sûr pas que le Mozambique. Ce sont tous les pays d’Afrique qui sont touchés. Ne parlons pas du scandale en Chine des transfusés (et séropositivés par la même occasion) qui ont été réprimés comme des malpropres ces derniers mois.

    Annie-Claude>> Là est LA question essentielle. J’ai choisi d’en parler à défaut d’agir. Il est difficile de vivre avec l’impression que l’on ne peut guérir toutes les misères du monde.
    S’impliquer personnellement ? Soyons sincères, je n’en ai pas le courage. En parler est ma deuxième étape dans mon processus de prise de conscience (après l’avoir réalisé pour moi-même, en 1ère étape).
    Le garder pour moi aurait été encore plus scandaleux finalement : c’eusse été facile de ne rien dire aujourd’hui à ce sujet, sur ce blog. Personne n’aurait su que je n’en aurais pas parlé. Mais vis-à-vis de ma conscience, c’était trop.
    Un jour peut-être franchirai-je le pas de l’action associative… Mais encore une fois, il faut aussi choisir ses combats dans la vie. Et on ne peut pas tout faire dans une vie. Donner du bonheur autour de soi prend déjà beaucoup de temps, tu dois en tout cas en connaître un plsu grand rayon que moi sur ce sujet !

    Bourrique>> As-tu vu un docu au cinoche qui s’appelle « Le Cauchemar de Darwin » ? Il y a un passage éloquent à ce sujet : du rapport entre l’église catholique, le sida en Afrique et l’usage des préservatifs… Eloquent étant un euphémisme.

    Doc Huff>> Je n’ai pas très bien compris ton commentaire. ;o) Mais en tout cas, le scandale du silence quant aux problèmes soulevés par le sida touche tous les pays. Même les pays développés. Mais certains pays sont plus égaux que d’autres. Malheureusement.

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  7. Jemesuisléssépoucélacravat>> Respect et admiration pour ceux et celles qui s’engagent dans ces combats. Dis lui ce soir de ma part, à Breizhette. Et surtout toutes nos pensées de douce Marie et moi pour votre dernière ligne droite avant l’accouchement. ;o)

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  8. Message transmis!!!
    On va en faire un prix nobel, pour régler tous les problèmes du monde, ou tout simplement quelqu’un de bien, et ça c’est déjà pas mal…

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  9. jéoubliéderelvélalunetdétwalet : ce n’est pas LA solution mauricienne. Seuls quelques mauriciens pensent comme ça. En Suisse, ça doit être pareil. C’est juste que je n’ai entendu que des mauriciens dire des trucs pareils. Mais t’as raison, c’est trop cher d’aller à Maurice. 20 000 boules les vacances, ça fait mal.

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  10. Bourrique donne un excellent conseil : il faut impérativement voir « Le cauchemar de Darwin » (pour cesser de bouffer n’importe quel poiscaille, mais aussi parce-que l’attitude de l’Eglise catho locale y est répugnante).
    Quand on explique, en classe (5è ou 2de pour ce sujet), l’influence du sida sur la pyramide des âges, les mômes veulent tous donner toutes leurs pépettes à des assoces de lutte contre l’acronyme qui mine l’Afrique.

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  11. Euh… Tivigirl, t’as pas mal lu non ? Ou bien ton clavier vit sa vie et tape tout seul des trucs que tu ne contrôles plus.
    En fait, moi aussi, j’aime bien recevoir des fleurs. ;o) i.e. c’est pas Bourrique qui conseille Le Cauchemar de Darwin, c’est moi… Mais chuis prêt à partager mes fleurs avec elle.
    T’as dû regarder trop de Chabrol ce soir !… ;o)

    Bref, pour revenir au sujet, les petiots, ils ont droit à deux reprises (5ème et 2nde) au sujet du sida, si j’ai bien compris ? En histégé ? Ben c’est pas plus mal. Dire qu’à mon époque (‘quand j’étais jeune’…), on en parlait uniquement en cours d’éducation sexuelle en 4ème…

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  12. tivigirl avait fait une note sur le cauchemar de darwin et en bonne paresseuse radine, je m’en suis contentée en plus de l’analyse du Monde.
    Mais je veux bien les fleurs car j’aime qu’on m’aime.
    voilà.
    c’est dit.

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  13. 🙂 A la défense des mangeurs de perches:
    La « poiscaille pas mangé » relève plus de la sanction que de la solution. Se tromper de cible. Hubert Sauper trouve lui-même que c’est une lecture un peu simpliste de son film:
    http://cinema.telerama.fr/edito.asp?art_airs=M0505021156380 (je me suis donnée de la peine pour retrouver celui-là) Ne sachant pas cela, la critique de MEL à son égard est plutôt déplacé, mais crotte, une fois de plus son analyse tient la route.

    Et un petit kiwi contre la déprime.

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  14. Pour hésiter avant les boycotts:

    Tout ceci me rappelle les manifs des mômes en Inde, pour qu’ils puissent travailler. Car le boycott des produits qu’ils fabriquaient les privaient de leur travail. L’alternative n’étant pas: travail ou enfance heureuse. Les nombreux manifs de ce genre n’ont pas eu de couverture médiatique, logique, trop confondant.
    http://www.unesco.org/courier/1999_05/fr/ethique/txt1.htm
    Ceci juste pour que ce ne soit pas simple, comme; « je n’achète pas ceci, je ne mange pas cela ».
    Tralala.
    En effet, « que faire? ».

    Deux kiwis.

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  15. 250 millions d’années perdues, de famine, de guerre, de survie, – et pour quelques uns, telles que tUU le décris  » de joie, de bonheur en famille, de cris, de colère, de drames divers ».
    Alors, pour l’Afrique – je rêve d’un Napoléon qui l’unit…
    Je sais, je rêve. Ah, oui, et qu’il sache négocier. Avec von Clausewitz à ses bottes, et Sun Tse dans son petit doigt.

    Argh. Je vais me reprendre un kiwi, ça ira mieux après.

    :-)) Et un gros bouquet de fleur à tous, vous êtes plus requinquant que les kiwis.

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  16. Sic>> vu l’heure à laquelle tu postes tes messages, je ne crois que c’est plutôt d’un somnifère dont tu as besoin… le kiwi ne t’aidera pas à dormir 😉

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  17. Que faire ? j’en sais rien. C’est plus un appel à un début de réflexion qu’une question simpliste qui demande une réponse simpliste. Et j’aime bien les réponses de « sic ». Je suis plutôt contre les solutions qui ne proposent que du « tout ou rien », ce qui n’a jamais fait trop avancer des situations bloquées ou non.
    Cela me fait penser au slogan : « achetez français » (PC. Fin ’70 ou début ’80, de mémoire). Cà veut dire quoi ? une marque française, où que les produits soient fabriqués ? ou un produit fabriqué en France quelle que soit la nationalité de la société qui le fabrique ? en gros, Renault ou Toyota, pour les modèles fabriqués à Valladolid (Espagne) ou en Lorraine ?
    Pour revenir au Sida, et à l’Afrique en général, bien sûr il faut en parler. Ensuite : faire en sorte que les médias en parlent davantage ? combattre les curés ? donner de sous ou du temps à quelques ONG ? s’engager davantage ? etc etc ?
    J’aime pas bien les recettes toutes faites à appliquer de manière uniforme. A chacun son chemin, et son degré de conscience.

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  18. Doc Huff >>> C’est vrai que j’ai pas été très délicat en écrivant « la solution mauricienne »… je ne pense pas que tous les Mauriciens sont aussi extrêmes et tu as certainement raison en disant qu’en Suisse, certains pensent de même…
    Mais en tout cas en Suisse on se fait pas pisser dessus par des chiens, poil au main, ni courser par eux, poil aux yeux… par contre on se fait chier, poil aux nénés (d’Ingrid)

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  19. jemesuislaissépousserpleindetrucspartout>> pas facile de se lever à des heures indues pour passer des coups de fils vers d’autres fuseaux, et pour se rendormir, justement je me demandais:
    – je prends un somnifère?
    – je martyrise mes chats?
    – j’arrache mes plantes vertes de leurs pots?
    – je fais part mes tâtonnements de boycott?
    – je réveille des amis?
    – je prends beaucoup d’élan et je me cogne violemment la tête contre le mur?
    – je relis Soral?
    – je passe l’aspirateur?

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  20. Cher jemesuilaissépoucédécoutosuices,

    je n’ai pas pris ça pour une indélicatesse ! En fait, je me suis dit que je m’étais mal exprimé, et je ne voudrais pas faire passer 1,2 millions de mauriciens pour des fascistes. Et je ne voulais pas non plus être indélicat avec la Suisse. Je ne dirais jamais de mal d’un pays qui fait du fromage et du chocolat, c’est pas possible.

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  21. ouh la la… En fait, j’aurais dû dire d’emblée que j’étais revenu sur ma position quant au Cauchemar de Darwin. En effet, trop simpliste ce docu, à la réflexion, après avoir pris deux ou trois semaines de recul après le choc de la séance au cinoche. Beaucoup de raccourcis faciles même si certains passages sont quand même de vrais prouesses cinématographiques :
    – les entretiens avec les prostituées
    – les séquences avec les têtes de poissons rongées de vermines
    – les aveux à moitié voilés seulement des pilotes d’avions cargos russes
    – et enfin, cet entretien avec un curé de campagne d’un village ravagé par le sida…

    sic>> Bon voilà, ça, c’est dit et merci sic pour la rectification de tir qui fut bienvenue. Mon propos concernant ce docu visait seulement à rappeler cette séquence du curé de campagne africaine qui n’arrivait pas à justifier (mais alors pas du tout) devant la caméra pourquoi il refusait toujours l’utilisation des préservatifs alors qu’il *savait* qu’ils empêchaient la transmission du sida qui décimait les habitants de sa paroisse, les uns après les autres… Moment d’anthologie cinématographique et d’angoisse paroxysmale.

    re-sic>> En effet, tout n’est pas si simple. Le cas que tu évoques pour l’Inde : je l’ai vu au Viêt-Nam. Que faire quand, avec nos yeux d’occidentaux, on voit des enfants viêtnamiens travailler ? Alors que dès leur plus jeune âge (enfin d’adolescence quand même), ils contribuent significativement aux revenus d’une famille (en ordre de grandeur, un salaire moyen au VN est, je crois, d’environ 30-40 USD/mois et on peut manger pour 1 USD par jour). Pas si simple en effet. Alors quand un gamin ramène ne serait-ce que quelques dollars par mois, c’est déjà conséquent.

    Dis autrement, ils ne sont pas au même étage de la pyramide de besoins (de Maslow pour ceux qui ne connaissent pas) que nous : dans ces pays en *voie* de développement, ils doivent déjà survivre. Alors que nous, nous en sommes à un stade de confort matériel et social inégalé dans l’histoire de l’humanité.

    re-re-sic>> Ah oui, au fait, j’oubliais presque. C’est bien de rêver. C’est la nourriture de l’esprit quand on dort. « Plus tu rêves, plus tu vivras longtemps ». [Proverbe made in UU]

    Annie-Claude>> J’aime bien ta conclusion « A chacun son chemin, et son degré de conscience ». C’est tout à fait ça. L’important, c’est de se lancer à soi des pistes de réflexion. Pour ne pas rester sur place. Ensuite, on avance à la vitesse que l’on souhaite… Bien dit.

    Question subsidiaire : c’est qui Soral ? Moi, je connais Solal, d’Albert Cohen (très bien au demeurant).

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  22. UU>>
    Avant d’en parler un exercice huffesque qui fait du bien: Arrrgghh! Argffft pfft… beeuuûûrkh -flatch! …euh… hem.

    Soral, Alain:
    C’est un misérable petit provocateur. Le pire étant que sa provoc n’a pas l’air d’être à but uniquement lucratif, il pense ce qu’il dit. Sa seule excuse à la perception instrumentalisé et l’approche manipultaive (=la drague) d’autrui est son enfance maltraité.
    Son credo est de présenter deux alternatives: le string ou la voile. Les femmes (toutes vénales) se servent de leurs corps comme ascenseur social. Ou refusent le système par le port de la voile. Ou elles sont moches et ainsi restent pauvres. Simple, non? Oh, j’oublie les garçons pénalisés.

    🙂 Ne le lis pas, tu ne perds rien. Lire Soral est ma seconde activité préférée si on considère que le premier est de prendre beaucoup d’élan et me cogner violemment la tête contre le mur.

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  23. Ouais, j’l’ai vu une fois chez Mireille Dumas. C’est un connard, et il a toujours le dernier mot parce qu’il dit tout et n’importe quoi sans aucun scrupule. Sa soeur est plus sympathique (elle joue dans une pub pour une marque de yaourt ou de démonte-pneu, j’me souviens plus).

    sic>>: moi, quand je m’enerve, je tape dans des portes. Des fois, ça fait même un gros trou dans la porte. Mais heureusement, j’ai mes Stan Smith édition spéciale Doc Martens alors elles sont coquées, donc, j’ai pas mal.

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  24. Doc, m’essayer aux borborygmes est déjà un grand pas pour moi.
    Je suis incapable de taper de rage ou d’énervement sur quoi que ce soit, mur, porte, ballon. Mes petites colères dépassent pas les 5 minutes, et je réussis pas à bouder au-delà non plus, mon ridicule, le rire ou l’indifférence prennent le dessus. Où je fais un footing.
    Au premier degré à ton instar je devrais m’équiper d’un casque de chantier spécial défoulement, je ne suis pas sûre que DocM en fait.

    Soral j’y ai pensé, car on a touché à ma bibliothèque, et de la deuxième rangé il a pu émerger en premier. 🙂 on a vu la même émission. Il nuit beaucoup à des belles causes.

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  25. UU >> Euh, je trouvais le film super, et mon premier réflexe était également de ne pas acheter de ce truc. Que je n’achetais pas de toute façon, mais là je le regardais de travers.

    J’aime aussi la conclusion du cinéaste, je le recopie ici:

    « Bien sûr, je suis heureux que mon film fasse travailler les cerveaux, mais le boycott est une lecture vraiment trop simpliste. Il est même contre-productif puisqu’il aurait pour effet, entre autres, de mettre au chômage les milliers de Tanzaniens dont l’emploi dépend de la perche. J’aurais pu réaliser exactement le même documentaire dans n’importe quel pays pauvre, avec n’importe quelle ressource naturelle : en Angola avec le pétrole, en Sierra Leone avec les diamants, ou au Honduras avec les bananes. Si je faisais ces films, est-ce que les gens boycotteraient le pétrole, les diamants ou les bananes ? Et après ? »
    S’il comprend que le sentiment d’impuissance laissé par son film mène à des actions réflexes, il table sur un processus plus lent. « L’angoisse collective est à la longue bien plus efficace que l’acte qui la soulage. Car elle finit, un jour ou l’autre, par se transformer en une réflexion politique. » Reste donc à espérer, avec Hubert Sauper, que son film « établisse un pont entre le savoir et la conscience, l’information et la réflexion ».

    S’il passe par là, il verrait qu’il espérait juste.

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  26. Alors Hubert, tu en penses quoi ? tu avais vu juste non ?

    [bon, j’ai passé 5 minutes à trouver la définition de borborygme et ne fus pas déçu. Surtout la définition médicale… ;o) Bruit de gargouillement produit par la mobilisation des gaz dans un segment du tube digestif qui contient une abondante quantité de liquide, in Dictionnaire de Médecine, édition 1982, Flammarion]

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